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Avocate du seigneur de guerre Amadé Ouérémi, dont le procès a été biaisé: Roselyne Aka-Serikpa veut « soigner » une plaie de la justice ivoirienne

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La Chambre Haute Internationale pour la Dignité Humaine (CHID-H) a officiellement annoncé sa création lors d’une conférence de presse animée par sa présidente, maître Roselyne Aka-Serikpa, au Conseil National des Droits de l’Homme de Côte d’Ivoire (CNDHCI), le vendredi 28 juillet 2023.

L’ONG née de la fusion de passionnés de la protection des droits de l’homme, s’engage à préserver la dignité intrinsèque de chaque être humain, conformément à la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948 selon les propos de l’avocate de profession.

Lors de cette conférence de presse, l’avocate qui avait assuré la défense du seigneur de guerre, Amadé Ouérémi, à partir de 2021, a donné les raisons qui ont motivé sa volonté de poursuivre sa mission de juriste avec une vision renouvelée qui est donc axée sur le respect absolu de la dignité humaine dans sa valeur intrinsèque et spirituelle.

Pour Me Roselyne Aka Sérikpa, les principes de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme sont au cœur des objectifs de la CHID-H, qui s’engage à défendre les droits de l’homme dans le respect des lois et réglementations établies par la Côte d’Ivoire.

A en croire sa présidente, la nouvelle organisation bénéficie déjà d’un récépissé de dépôt de dossier d’association délivré par la préfecture d’Abidjan.

Au nom de la CHID-H, elle a déclaré ceci :  »Nous voulons vous dire que la plupart des droits de l’homme bafoués, non respectés que la Côte d’Ivoire et les Ivoiriens ont connu, se sont passés en période électorale. La politique dont on parle tant et qui est la maitresse de la violation, du non-respect des droits de l’homme doit être repensée en Afrique et en Côte d’Ivoire. Cette politique doit prendre fin ».

Au moment de résumer tout son propos liminaire auprès du journal en ligne,  »Africanewsquick.net », Roselyne Aka-Serikpa a également lié la mise en place de l’ONG à un procès dans lequel elle estime que les droits de son client, le seigneur de guerre, Amadé Ouérémi n’ont pas été respectés.

 »Il faut avoir le courage de dire que le procès qui a condamné Amadé Ouérémi à la prison à perpétuité, en avril 2021, a été biaisé. Les droits du client que je défendais n’ont pas été respectés. A la barre, il avait dit qu’il n’était pas l’instigateur des massacres de Duékoué pour lesquels il était poursuivi. L’homme avait aussi cité des généraux pour qui il travaillait et recevait directement des ordres, exigeant que ces derniers se présentent également à la barre pour confronter les différentes versions qui auraient permis la manifestation de la vérité », a-t-elle rappelé.

Et de poursuivre : «Certes mon client purge une peine de prison à perpétuité actuellement, mais les contours de l’affaire restent toujours flou. C’est cette plaie de la justice ivoirienne qui a accéléré la création de l’ONG par mes collaborateurs et moi », a-t-elle soutenu en aparté.

Pour sa part, le vice-président, Me Sylvain Toualy avait entre temps insisté sur l’importance de la recrudescence des organisations de défense des droits de l’homme en Côte d’Ivoire.

« La force des organisations de la société civile, c’est aussi le nombre. Nous sommes dans un pays démocratique et la démocratie c’est aussi la loi du nombre. De ce fait, chaque jour s’il y a naissance d’une organisation de la société civile qui se préoccupe des droits de l’homme et de la dignité humaine, c’est à saluer parce que ça renforce le nombre de citoyen qui respecte la dignité humaine, », a-t-il souligné.

La CHID-H se présente comme une organisation internationale, avec des représentations en France, en Belgique, en Scandinavie et aux États-Unis (Alaska), en plus de son siège social situé en Côte d’Ivoire.

Les autres membres de la CHID-H ont, lors de la conférence de presse, également exprimé leur volonté de contribuer à la protection des droits de l’homme et à la création d’un monde plus juste, équitable et digne pour tous les êtres humains.

Plusieurs personnalités de la société civile ont pris part à cette grande première sortie médiatique de l’ONG en question tout comme Pulchérie Gbalet, la présidente de l’organisation Alternative citoyenne ivoirienne (Aci).

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