Covid-19/Le Sénateur Jean-Baptiste PANNY, dégouté, accuse: «Le Gouvernement tente de banaliser la question de la détresse des emplois… l’analyse de l’INS m’a laissé sur ma faim»

Covid-19/Le Sénateur Jean-Baptiste PANNY, dégouté, accuse: «Le Gouvernement tente de banaliser la question de la détresse des emplois… l’analyse de l’INS m’a laissé sur ma faim»

Après la publication d’une étude commandée par le PNUD et réalisée par l’Institut national de la statistique (INS) qui prévoit «une baisse de l’activité économique annuelle de 26,2% par rapport à 2019 avec une destruction temporaire d’environ 23 000 emplois au cours du mois d’avril et une projection de 131 000 pertes d’emplois à fin décembre 2020», le Sénateur de la région du Gbôklè, Jean-Baptiste PANY, s’est étonné des résultats : «De quels emplois parle l’INS ?», s’est-il demandé.

Il se justifie pour dire que «notre cher institut semble se perdre en cours de route. En effet l’INS se limitant à montrer la face la moins hideuse des emplois en Côte d’Ivoire donne l’impression de vouloir se donner bonne conscience en diffusant des chiffres parcellaires et très peu pertinents sur l’évolution des emplois en Côte d’Ivoire, surtout consécutive à la crise sanitaire de la Covid-19».

Et de donner des exemples d’études sur les emplois en Côte d’Ivoire. «Officiellement la population active serait d’environ 10,5 millions de personnes (Cf. Wikipédia : «Économie de la Côte d’Ivoire, Lien internet : https://fr.wikipedia.org/wiki/Économie_de_la_Côte_d%27Ivoire)».

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Pour le Sénateur du Gbôklè et banquier de profession, «les emplois formels inventoriés (CNPS et CGRAE) sont d’environ 1 156 000 dont 260 000 fonctionnaires. Si l’INS parle des emplois formels, il fait sans doute allusion aux 896 000 emplois officiels du privé qui devraient baisser à 766 000 employés, soit une baisse relative d’environ 15 %. Comparée au total des emplois formels, la baisse prévue sera de 11 %, et 1,2 % si le rapport est fait par rapport  au total de la population active officielle».

Finalement le banquier-sénateur accuse : «Comme à ses habitudes le Gouvernement tente de banaliser la question de la détresse des emplois en Côte d’Ivoire. Le chiffre de 130 000 emplois à perdre ne rend pas fidèlement compte de la situation très préoccupante des emplois informels, ni de celle aggravée des millions d’emplois précaires observés en milieux agricoles, les plus importants pourtant. L’analyse de l’INS m’a laissé sur ma faim…»

GRO

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