En 2030, la présidentielle ivoirienne enregistrera, sans doute, une nouvelle personnalité, Augustin TRIFFO, qui porte le projet de société du MIM-CI. Africanewsquick.net a obtenu un entretien avec Emmanuel OBROU

Secrétaire Exécutif National du MIM-CI. Il lève un coin du voile sur le projet que porte son président Augustin TRIFFO. Entretien.

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Monsieur Emmanuel OBROU, qu’est-ce que le MIM-CI ?

EMMANUEL G. OBROU :

Le MIM-CI est le Mouvement de l’Industrialisation et de la Modernisation de la Côte d’Ivoire.

Notre slogan est : « Pour une Côte d’Ivoire industrialisée, moderne et prospère. »

Notre idéologie est le Modernisme Industriel. Nous ne sommes ni dans le communisme ni dans le libéralisme extrême. Nous défendons un État stratège, une économie productive, l’industrie, la science, la technologie, l’innovation et la transformation locale de nos matières premières.

Notre programme est pragmatique et faisable. Il est conçu pour être exécuté à partir de 2030 sur deux mandats, soit dix années.

Qui est Augustin TRIFFO ?

EMMANUEL G. OBROU :

Augustin TRIFFO est le président du MIM-CI et le porteur de notre projet pour la Côte d’Ivoire.

C’est un industriel et ingénieur qui possède une expérience dans l’urbanisme, l’électronique, l’informatique, l’avionique et l’assurance qualité. Il vit aux États-Unis depuis 1990 et travaille depuis de nombreuses années dans le secteur de l’aviation.

Il est également l’auteur du projet présenté dans son ouvrage « Mon Contrat Avec La Côte d’Ivoire – Programme de Développement Harmonieux basé sur le Modèle Américain ».

Son projet repose sur la production, l’ingénierie, la formation, l’industrie et la modernisation du territoire.

Quelle Côte d’Ivoire voulez-vous construire ?

EMMANUEL G. OBROU :

Nous voulons construire une Côte d’Ivoire où chaque Ivoirien peut travailler, produire et vivre dignement.

Nous voulons une Côte d’Ivoire industrialisée, moderne, scientifique, technologique et prospère.

Notre projet concerne toutes les régions, toutes les villes et tous les villages.

Nous voulons développer toute la Côte d’Ivoire, et pas seulement quelques grandes villes.

Vous parlez beaucoup de travail. Que ferez-vous concrètement pour créer des emplois ?

EMMANUEL G. OBROU :

Nous allons mettre la Côte d’Ivoire au travail.

Le ministère des Travaux publics sera un instrument majeur de cette politique.

Nous prévoyons de recruter plus de 300 000 personnes par région, diplômées et non diplômées, pour participer aux grands travaux et à la construction des infrastructures.

Ces travailleurs participeront notamment à la construction des routes, écoles, centres de santé, hôpitaux, réseaux d’eau, ouvrages d’assainissement, marchés, gares, logements, bâtiments publics, infrastructures industrielles et équipements urbains.

Notre objectif est clair : créer massivement du travail productif et faire participer les Ivoiriens à la construction de leur propre pays.

Les élèves et les étudiants pourront-ils également travailler ?

EMMANUEL G. OBROU :

Oui, lorsqu’ils ont l’âge légal pour travailler et que leur activité reste compatible avec leurs études.

Ils pourront participer à des activités rémunérées adaptées à leur situation.

Nous voulons une jeunesse qui étudie, qui apprend un métier et qui participe au développement du pays.

Que ferez-vous pour les villages ?

EMMANUEL G. OBROU :

Dès 2030, tous les villages de plus de 1 500 habitants seront érigés en communes dans le cadre de notre réforme territoriale.

Nous voulons leur donner les infrastructures nécessaires : mairie, écoles, établissements secondaires, centres de santé, routes, eau potable, électricité, assainissement, éclairage public, marchés, gares, postes de sécurité, équipements sportifs et culturels, logements et espaces économiques.

Le développement ne doit pas s’arrêter aux portes des grandes villes.

Quelle sera votre politique concernant l’eau potable ?

EMMANUEL G. OBROU :

L’eau potable sera déclarée urgence nationale.

Nous engagerons immédiatement de grands travaux pour développer les réseaux d’adduction d’eau et alimenter les villes, les villages et les nouvelles communes.

Notre objectif est simple : aucune population ne doit être abandonnée à la pénurie d’eau potable.

Pourquoi voulez-vous réformer profondément le système éducatif ?

EMMANUEL G. OBROU :

Parce qu’il est impossible d’industrialiser un pays sans former massivement ses citoyens.

Nous allons développer les établissements scolaires et universitaires et renforcer les formations scientifiques, techniques et professionnelles.

Nous voulons former davantage d’ingénieurs, de scientifiques, de médecins, de techniciens, d’informaticiens, de chercheurs et de spécialistes en intelligence artificielle, robotique, électronique, informatique, énergie, agriculture, industrie et santé.

Notre principe est clair :

« Pas d’université sans industrie. »

Vous annoncez la suppression des concours. Est-ce réellement faisable ?

EMMANUEL G. OBROU :

Oui.

À partir de 2030, nous voulons supprimer les concours utilisés pour limiter l’accès aux formations publiques.

Nous allons augmenter considérablement les capacités d’accueil des établissements.

L’État doit construire suffisamment de places de formation au lieu d’organiser la pénurie.

Les exigences académiques, les examens et les certifications professionnelles resteront naturellement nécessaires pour garantir la qualité des formations.

Et les frais de concours ?

EMMANUEL G. OBROU :

Ils seront supprimés avec les concours concernés.

Nous ne voulons plus que l’accès à une formation publique dépende de la capacité d’un jeune à payer plusieurs frais de candidature.

Notre objectif est de donner une véritable chance de formation à tous les enfants de Côte d’Ivoire.

Que deviendront les universités à partir de 2031 ?

EMMANUEL G. OBROU :

À partir de la rentrée 2031-2032, les universités existantes seront renforcées et développées.

Elles auront notamment des formations dans l’éducation, la santé et les sciences médicales, l’administration, l’ingénierie, les sciences et les technologies.

Les facultés existantes seront maintenues et développées.

Nous voulons former directement les enseignants, médecins, infirmiers, sages-femmes, administrateurs, ingénieurs, scientifiques, informaticiens, techniciens et chercheurs dont le pays a besoin.

Que deviendront les CAFOP et les Grandes Écoles ?

EMMANUEL G. OBROU :

Les CAFOP et les Grandes Écoles publiques concernés par la réforme seront transformés ou intégrés dans le réseau des Universités Communautaires et Régionales.

Nous allons utiliser les infrastructures existantes, les moderniser et augmenter leurs capacités.

L’objectif est de rapprocher l’enseignement supérieur des populations et des besoins économiques de chaque territoire.

Combien d’universités voulez-vous construire ?

EMMANUEL G. OBROU :

Nous voulons dépasser 100 universités publiques entre 2030 et 2040.

Chaque région aura au moins une Université Régionale.

Les départements disposeront d’Universités Communautaires.

Nous développerons également de grandes Universités de Recherche.

Nous voulons que l’enseignement supérieur soit présent sur l’ensemble du territoire.

Vous annoncez également des universités portant les noms de personnalités historiques. Pourquoi ?

EMMANUEL G. OBROU :

Nous voulons honorer les grandes personnalités qui ont participé à la construction de la Côte d’Ivoire.

Nous avons notamment annoncé :

l’Université Régionale Charles Bauza Donwahi à Grand-Zatry ;

l’Université Régionale Mathieu Ekra à Bonoua ;

l’Université Régionale Philippe Yacé à Jacqueville.

D’autres grandes figures de notre histoire seront également honorées.

Qu’avez-vous prévu pour Grand-Zatry ?

EMMANUEL G. OBROU :

Nous allons construire l’Université Régionale Charles Bauza Donwahi à Grand-Zatry, dans la région de la Nawa.

Elle sera orientée vers les besoins de la région, notamment l’agriculture, l’agro-industrie, l’environnement, l’informatique et l’industrie.

Elle formera les cadres, techniciens, enseignants, chercheurs et entrepreneurs nécessaires au développement local.

Et Obrouayo ?

EMMANUEL G. OBROU :

Nous allons construire à Obrouayo, dans la zone de Soubré, l’Université Scientifique et Technologique de Côte d’Ivoire.

Elle sera consacrée aux sciences, aux technologies, à l’ingénierie et à la recherche.

Obrouayo deviendra également une commune dans le cadre de notre réforme territoriale.

Soubré deviendra un grand pôle scientifique, technologique, agricole et industriel.

Vous avez également un projet important à Kong.

EMMANUEL G. OBROU :

Oui.

Nous voulons développer à Kong une grande industrie de fabrication de panneaux solaires et d’équipements liés aux énergies renouvelables.

Nous voulons également construire l’Université Régionale Alassane Ouattara à Kong et développer un grand champ solaire.

L’université formera notamment les ingénieurs et scientifiques nécessaires à cette industrie.

Notre ambition est de faire de Kong un grand pôle africain des énergies renouvelables.

Et la production des batteries ?

EMMANUEL G. OBROU :

Nous allons développer une industrie de fabrication de batteries dans la zone industrielle de Bouaké.

Nous voulons créer une chaîne industrielle complète : recherche, formation, production des composants, fabrication et commercialisation.

Nous voulons également développer des partenariats avec des pays disposant de matières premières stratégiques.

La Côte d’Ivoire doit progressivement développer sa propre capacité industrielle et technologique.

Que prévoyez-vous pour Sassandra ?

EMMANUEL G. OBROU :

Nous allons développer la Zone Industrielle de Sassandra, dans la région du Gbôklè.

Elle sera notamment spécialisée dans les cosmétiques, les produits de beauté, les soins de la peau, les parfums, les produits d’hygiène, les savons, les produits dentaires, les perruques et d’autres produits manufacturés.

Nous voulons produire localement et développer des capacités d’exportation.

Pourquoi construire une université à Sassandra ?

EMMANUEL G. OBROU :

Parce que l’industrie a besoin de compétences.

Nous allons développer une Université Régionale de Sassandra avec des formations notamment en chimie, sciences, ingénierie et technologies.

Cette université sera connectée aux industries de la région.

Vous avez également annoncé un port à Sassandra.

EMMANUEL G. OBROU :

Oui.

Nous voulons développer un grand port à Sassandra afin de renforcer les capacités portuaires du pays.

Il pourra notamment contribuer à l’évacuation des produits industriels et agricoles et au développement des échanges commerciaux.

Sassandra pourra ainsi devenir un grand pôle portuaire, industriel, universitaire et touristique.

Et Dimbokro ?

EMMANUEL G. OBROU :

Nous voulons développer à Dimbokro une grande industrie du textile et de la mode.

Nous voulons produire des tissus, pagnes, vêtements, chaussures et autres produits.

Notre objectif est de développer une véritable industrie nationale du textile et de la mode capable de répondre au marché ivoirien et d’exporter.

Que prévoyez-vous pour Bondoukou et le Zanzan ?

EMMANUEL G. OBROU :

Nous voulons développer une grande zone industrielle consacrée notamment à la transformation du bois et à la fabrication de meubles.

Nous voulons produire localement des cuisines, armoires, portes, tables, chaises et autres équipements.

Nous allons également renforcer l’enseignement supérieur et la recherche à Bondoukou.

Le Zanzan doit devenir un pôle industriel et universitaire important.

Pourquoi voulez-vous interdire l’exportation du bois brut ?

EMMANUEL G. OBROU :

Parce que nous devons transformer nos matières premières en Côte d’Ivoire.

Dès 2030, nous voulons mettre fin à l’exportation du bois ivoirien sous forme brute.

Notre bois doit servir à construire nos logements, nos écoles, nos villes et nos villages.

Nous devons fabriquer ici les meubles, portes, fenêtres, tables-bancs et autres produits.

Est-ce que chaque région aura réellement sa zone industrielle ?

EMMANUEL G. OBROU :

Oui.

Notre principe est :

« Une région = un grand pôle industriel. »

Nous allons développer des zones industrielles dans chaque région de Côte d’Ivoire.

Chaque zone sera orientée vers les ressources et les potentialités de son territoire.

Mais nous ne voulons pas construire uniquement des usines. Nous voulons construire un écosystème complet.

Dans chaque région, nous développerons les zones industrielles, les Universités Régionales et les Universités Communautaires afin de rapprocher la formation, la recherche et la production.

Notre modèle est simple :

Formation → Recherche → Industrie → Emploi → Production → Exportation.

Ainsi, chaque région pourra devenir un véritable pôle économique.

Pouvez-vous nous donner quelques exemples de cette spécialisation industrielle régionale ?

EMMANUEL G. OBROU :

Oui.

Ferkessédougou aura notamment le riz, le sucre et l’éthanol.

Katiola développera l’industrie des pneumatiques.

Odienné développera notamment la fabrication de véhicules à deux roues.

Abengourou développera les industries métalliques.

Divo développera l’industrie laitière.

Daloa développera la recherche, l’agriculture et l’industrie.

Gagnoa développera notamment l’intelligence artificielle et la manufacture.

Touba développera la robotique.

San-Pédro renforcera ses secteurs portuaire, industriel, mécanique et agro-industriel.

Korhogo deviendra un grand pôle industriel, agricole, scientifique et technologique.

Soubré deviendra un grand pôle agro-industriel, scientifique et technologique.

Man développera notamment l’industrie, le tourisme et l’enseignement supérieur.

Ces projets seront complétés par d’autres activités adaptées aux potentialités de chaque région.

Quelle est votre politique concernant les matières premières ?

EMMANUEL G. OBROU :

Nous voulons transformer nos matières premières en Côte d’Ivoire.

Cacao, café, hévéa, anacarde, riz, coton, bois, minerais : nous voulons développer les industries nécessaires pour fabriquer davantage de produits finis localement.

Notre principe est :

« Tout ce qui peut être fabriqué en Côte d’Ivoire doit être fabriqué en Côte d’Ivoire. »

Quel sera le rôle de l’agriculture dans votre programme ?

EMMANUEL G. OBROU :

L’agriculture sera au cœur de notre économie industrielle.

Nous allons soutenir les agriculteurs et les planteurs.

Les productions vivrières, notamment le riz, seront subventionnées par l’État dans le cadre du programme.

Nous allons également développer les unités de transformation afin de créer des débouchés pour les producteurs.

L’agriculteur doit pouvoir vivre dignement de son travail.

Vous annoncez un salaire minimum supérieur à 800 000 FCFA. Est-ce une promesse ?

EMMANUEL G. OBROU :

C’est une projection économique issue de notre programme industriel.

Selon nos projections, le développement massif des industries et de la production après 2030 permettra d’atteindre un salaire minimum supérieur à 800 000 FCFA par mois dans les secteurs privé et public.

Notre objectif est de créer suffisamment de richesse et d’emplois productifs pour augmenter fortement les revenus.

Nous voulons une économie dans laquelle le travail permet réellement de vivre dignement.

Vous dites également que chaque famille pourra acheter une voiture. Pourquoi ?

EMMANUEL G. OBROU :

Parce que nous voulons augmenter fortement le pouvoir d’achat.

Avec l’industrialisation, l’augmentation des revenus, le développement agricole et la transformation locale, nous voulons permettre aux familles d’améliorer considérablement leur niveau de vie.

Notre projection est qu’à terme, chaque famille puisse disposer des revenus nécessaires pour acquérir au moins un véhicule.

Cela concerne également les planteurs et les agriculteurs.

Que deviendra le secteur informel ?

EMMANUEL G. OBROU :

Notre objectif est de faire disparaître progressivement le secteur informel tel qu’il existe aujourd’hui en intégrant ses acteurs dans une économie formelle.

Ils doivent pouvoir bénéficier d’un cadre légal, de protection sociale, de financement et de possibilités réelles de développement.

Nous voulons transformer l’activité informelle en activité économique organisée et productive.

Quelle place aura le tourisme ?

EMMANUEL G. OBROU :

Le tourisme sera considéré comme une véritable industrie.

Nous voulons développer de grands parcs touristiques et de loisirs notamment à Korhogo et à Soubré, inspirés de grands modèles internationaux.

Ces projets créeront des emplois directs et indirects et renforceront l’attractivité de la Côte d’Ivoire.

Vous proposez aussi une importante réforme de l’État. Que changerez-vous ?

EMMANUEL G. OBROU :

Nous allons rendre l’État plus simple, plus efficace et plus responsable.

Nous supprimerons la Primature.

Nous supprimerons également le Conseil économique et social.

Nous mettrons fin aux cumuls des postes électifs.

Un maire sera maire à plein temps.

Un député sera député à plein temps.

Un sénateur sera sénateur à plein temps.

Nous voulons également deux sénateurs élus par région.

Nous voulons une organisation de l’État dans laquelle chacun exerce pleinement la responsabilité pour laquelle il a été élu.

Vous parlez également de la suppression des budgets de souveraineté. Pourquoi ?

EMMANUEL G. OBROU :

Nous voulons supprimer les budgets de souveraineté.

Nous considérons que les ressources publiques doivent être orientées prioritairement vers les populations et le développement du pays.

Nous voulons davantage de transparence, de contrôle et d’efficacité dans l’utilisation de l’argent public.

Les ressources doivent servir notamment à financer l’éducation, la santé, l’eau potable, les infrastructures, l’agriculture, l’industrialisation et l’emploi.

Pourquoi cette nouvelle organisation des grands travaux ?

EMMANUEL G. OBROU :

Parce que l’industrialisation nécessite une planification nationale.

Nous avons besoin de routes, d’énergie, d’eau, de ports, de chemins de fer, de logements, d’écoles, d’universités et de zones industrielles.

Nous voulons donc une organisation capable de planifier, construire, contrôler et auditer les grands projets.

Les grands travaux seront placés sous une organisation directement rattachée à la Présidence, avec notamment une Direction et un Contrôle des Grands Travaux, une Agence de l’Industrialisation et de la Modernisation et des mécanismes d’audit renforcés.

Vous avez également annoncé un soutien financier aux familles. Pouvez-vous préciser ?

EMMANUEL G. OBROU :

Si le MIM-CI gagne l’élection présidentielle de 2030, chaque famille en Côte d’Ivoire recevra, selon les modalités prévues par le programme, une aide pouvant aller de 100 000 à 250 000 FCFA, et jusqu’à 1 000 000 FCFA pour les familles les plus démunies.

Cette mesure vise à renforcer directement le pouvoir d’achat et à injecter des ressources dans l’économie.

Elle sera financée dans le cadre de la réorientation des dépenses publiques que nous proposons.

Quelle place accordez-vous aux Ivoiriens de la diaspora ?

EMMANUEL G. OBROU :

Une place essentielle.

Nous allons mobiliser les Ivoiriens et Ivoiriennes vivant en Côte d’Ivoire et partout dans le monde.

Nos ingénieurs, médecins, chercheurs, entrepreneurs, techniciens, informaticiens et scientifiques de la diaspora pourront participer directement au développement du pays.

Nous voulons faire de la diaspora une force de l’industrialisation ivoirienne.

Votre programme est-il uniquement économique ?

EMMANUEL G. OBROU :

Non.

C’est un projet de transformation globale du pays.

Nous voulons transformer l’économie, l’éducation, l’administration, les villes, les villages, les infrastructures, l’agriculture, l’industrie, l’énergie, la santé, la recherche et l’organisation territoriale.

Nous voulons construire une nouvelle Côte d’Ivoire.

Pourquoi Augustin TRIFFO plutôt qu’un autre candidat ?

EMMANUEL G. OBROU :

Parce qu’Augustin TRIFFO apporte une vision industrielle et une expérience internationale.

Il n’a pas été impliqué dans les différents conflits politico-militaires de succession qui ont marqué la Côte d’Ivoire après la disparition du Président Félix Houphouët-Boigny.

Il n’a jamais été pro-Gbagbo, pro-Bédié ou pro-Ouattara.

Il n’a jamais travaillé dans les gouvernements de ces présidents et n’a pas construit son parcours politique dans leurs administrations.

Nous considérons donc qu’il peut proposer une nouvelle orientation et rassembler les Ivoiriens autour d’un projet qui dépasse les anciennes divisions politiques.

Quel est votre calendrier pour réaliser tout cela ?

EMMANUEL G. OBROU :

Le calendrier commence dès 2030.

Nous voulons agir immédiatement sur les priorités essentielles : l’emploi, l’eau potable, les infrastructures, l’éducation, les universités, l’agriculture et l’industrialisation.

Sur les deux mandats, soit dix années, nous voulons notamment :

développer une zone industrielle dans chaque région ;

construire et renforcer les Universités Régionales et Communautaires ;

dépasser 100 universités publiques entre 2030 et 2040 ;

transformer les villages de plus de 1 500 habitants en communes ;

développer l’accès à l’eau potable ;

créer massivement des emplois ;

transformer nos matières premières ;

moderniser les infrastructures ;

développer les sciences et les technologies ;

et faire de la Côte d’Ivoire une puissance industrielle et technologique.

C’est notre cap.

Pour terminer, quel message adressez-vous aux Ivoiriennes et aux Ivoiriens ?

EMMANUEL G. OBROU :

Je dis à toutes les Ivoiriennes et à tous les Ivoiriens : gardez espoir.

Notre programme est pragmatique et faisable.

Nous voulons une Côte d’Ivoire où tous les enfants ont accès à une formation.

Une Côte d’Ivoire où tous les jeunes peuvent travailler.

Une Côte d’Ivoire où les agriculteurs vivent dignement de leur travail.

Une Côte d’Ivoire où chaque région possède ses industries et ses universités.

Une Côte d’Ivoire où chaque village de plus de 1 500 habitants devient une commune moderne.

Une Côte d’Ivoire où l’eau potable est une urgence nationale.

Une Côte d’Ivoire où nos matières premières sont transformées ici.

Une Côte d’Ivoire où la science, l’université et l’industrie travaillent ensemble.

Une Côte d’Ivoire où les institutions sont au service du développement.

Nous voulons une Côte d’Ivoire industrialisée, moderne, prospère et souveraine.

Nous voulons une Côte d’Ivoire où le travail paie.

Nous voulons une Côte d’Ivoire où chaque Ivoirien peut vivre dignement de son travail.

L’impossible deviendra possible en Côte d’Ivoire pour le bonheur de tous les habitants du pays.

Produire en Côte d’Ivoire.

Travailler en Côte d’Ivoire.

Vivre dignement en Côte d’Ivoire.

2030 : AVEC LE PRÉSIDENT AUGUSTIN TRIFFO, UNE NOUVELLE CÔTE D’IVOIRE ARRIVE.

Que Dieu bénisse la Côte d’Ivoire et tous ses peuples.

Entretien réalisé par

Gilles Richard OMAEL

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