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Misère des écoles privées laïques: L’ultimatum des fondateurs à l’Etat

Pour dénoncer le non payement des frais de scolarité des élèves affectés par l’Etat, les présidents des Associations des fondateurs des écoles privées confessionnelles et laïques de Côte d’Ivoire s’apprêtent à fermer leurs écoles.

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En effet, le cumul des passifs dû par l’Etat s’élève à plus de 65 milliards FCFA d’impayés des frais d’écolage pour l’année scolaire 2019-2020, 1,5 milliard au titre des passifs de l’année scolaire 2011-2012 validés après audit et 54 milliards au titre des divers passifs constitués de 2001 à 2020.

Soit au total 65 milliards pris en compte sur le budget 2020 et 53 milliards non couverts par un budget.

Au cours d’une conférence de presse qu’ils ont animée, le mercredi 10 février 2021, au siège de la FENEPLACI, par la voix de leur président de la faitière, le père Jean Luc N’dreman et du porte-parole, Gohidé Tiémoko, les fondateurs ont encore dénoncé l’attitude de l’Etat.

 « L’État ne respecte pas ses engagements, notamment financiers, vis-à-vis de l’enseignement privé. Cela fait plusieurs mois que les cours ont commencé et nous supportons les charges habituelles. Le peu d’argent qui nous restait a été épuisé. Le GAP est très important et vient paralyser notre fonctionnement, nous n’avons plus d’argent pour continuer de fonctionner. Nous sommes au rouge et nous sommes obligés de nous arrêter », rugissent-ils.

Avant de lancer ceci : « Nous appelons, une dernière fois, l’autorité, nous avons tenu une année, nous ne pouvons plus. L’Etat ne respecte pas ses engagements financiers vis à vis de l’enseignement privé. Le déficit budgétaire est permanent et les ministères techniques ne font rien jusque-là pour juguler ce phénomène de GAP qui fragilise nos entreprises. »

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Les Associations des fondateurs d’écoles privées confessionnelles et laïques de Côte d’Ivoire indiquent, par ailleurs, « que Les clauses financières des conventions en cours sont caduques depuis plus d’une décennie et l’État traîne les pieds pour les réactualiser. » Mais aussi, « l’inadéquation entre les affectations et le budget alloué est devenue le mode de financement de la politique de gratuité de l’éducation ; les montants des mandats payés par le Trésor ne correspondant pas aux montants des décisions ou titres de créance détenus par les Fondateurs », déplorent-ils.

L’école va-t-elle fermer ou pas ?

Telle est l’interrogation qui trotte dans l’esprit des parents d’élèves et de leurs enfants, et dont la réponse dépend des gouvernants.

Nathanaël Yao

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