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Côte d’Ivoire : Le caractère spécial des législatives du 6 mars 2021 expliqué par Abi Richmond, candidat Pdci-Rda à Bouaflé Sous-préfecture

Abi Richmond, porte-étendard du Pdci-Rda pour les législatives du 6 mars prochain, à Bouaflé, parle de sa candidature dans l’interview qui suit.

Comment est perçue votre candidature au sein des cadres Pdci de la sous-préfecture de Bouaflé ?

Merci beaucoup, frère. Je pense que notre désignation devrait objectivement créer une synergie d’ensemble, créer une entente parfaite, mais vous savez, l’homme est ce qu’il est. Tout choix pose problème et je ne dis pas que le choix qui a été porté sur ma personne pose problème à la base. La base n’a aucun problème. Au niveau de nous qui avons été candidats à la candidature pour ce poste, je ne dis pas non plus qu’il y a problème. Chacun l’apprécie à son niveau. Moi je suis sportif, j’ai dirigé un club de football de Côte d’Ivoire en son temps. Et en tant que sportif, chez nous, c’est le fair-play. C’est-à-dire quoi ? C’est-à-dire que quand vous avez joué un match de football, l’équipe qui a gagné, le lendemain, le président de l’équipe adverse l’appelle pour lui dire bravo, tu m’as battu mais on remet ça à plus tard. Et nous nous retrouvons pour prendre ensemble notre café, nous tournons la page et nous avançons. En politique pratiquement, c’est la même chose. Lorsqu’il y a des élections, même les élections présidentielles dans les pays démocratiques, lorsque quelqu’un a gagné, les adversaires l’appellent pour le féliciter. Et cela crée la cohésion. En ce qui nous concerne, nous étions huit sur la liste. Après le retrait du député sortant, Koffi Tiémélé, que je tiens ici à remercier et à féliciter pour son esprit de sacrifice, il a fait un travail remarquable en se retirant. Ce monsieur, qui s’est retiré, s’est automatiquement mis à la disposition de l’équipe. Après notre désignation, j’attendais que les uns et les autres passent un petit coup de fil pour dire, président, félicitations, nous sommes ensemble. Ce n’est pas totalement cela que j’ai perçu. Alors nous avons pensé tout de suite qu’il était nécessaire de remettre tout le monde ensemble, et c’est encore cela que le député Tiémélé a fait en appelant les uns et les autres à l’union, à la cohésion pour la victoire finale de notre grand parti, le Pdci-Rda. Donc notre choix, peut-être, a créé quelques frustrations, mais c’est parce que nous-mêmes, nous nous y sommes mal pris. Parce qu’il nous suffisait de dire que c’est celui-là le meilleur danseur du moment, choisissons-le et l’affaire était terminée. C’est arrivé mais nous saluons le député Tiémélé qui a convié tous les membres des instances des trois délégations, Bouaflé 1 que lui-même dirige, Bouaflé 2 que conduit le Sénateur Bassy-Koffi Leonel Bernard et Bouaflé 3 dirigée par moi-même, le dimanche 7 février, ici au foyer HKB de Bouaflé, pour qu’autour d’une même table, s’il y en a, on puisse laver le linge sale en famille et sortir grandis de cette rencontre afin d’aller au-devant de nos parents, le moment venu, unis et solidaires, pour la victoire finale du Pdci-Rda. C’est de ça qu’il s’agit. Donc je voudrais profiter de votre présence ici pour demander encore une fois pardon à mes frères, à mes sœurs qui ont compéti au même niveau que moi et qui n’ont pas été retenus par le parti, leur dire que ce n’est pas la petite personne d’Abi Richmond qui compte, mais le Pdci-Rda que nous devons regarder, c’est de cela qu’il est question. Je leur tends la main, je reste disponible à tous comme d’habitude. Je leur demande, au nom du Président Henri Konan Bédié, de taire tout ce qui peut être de grosses frustrations comme de petites frustrations. Regardons le même objectif, celui de donner la majorité parlementaire à l’opposition et au Président Aimé Henri Konan Bédié pour que nous puissions contribuer à la libération de notre pays comme nous l’avons souhaité.

A vous entendre, ces législatives revêtent un caractère spécial pour votre parti mais aussi pour la Côte d’Ivoire ?

Nous avons commencé à dire à nos parents qui nous approchent ou que nous approchons que ces élections législatives sont très, très importantes pour la République de Côte d’Ivoire. Parce qu’à un moment, dans la vie d’une nation, il peut y avoir des problèmes, mais il appartient aux enfants de ce pays de regarder dans le rétroviseur et s’asseoir un tant soit peu et réfléchir, voir les mauvais clichés et les corriger et avancer ensemble. Alors nous expliquons aux parents pourquoi nous n’avons pas participé aux élections présidentielles et, aussi, pourquoi nous devons aller à ces législatives. Parce qu’après avoir vécu avec autant de morts, autant de blessés, autant de désastres dans notre pays, doit-on démissionner et laisser notre peuple souffrir pendant cinq ans encore ? L’opposition dit non, nous n’avons pas perdu la guerre, nous avons perdu une bataille. Organisons-nous autrement et allons aux élections législatives pour prendre possession du Parlement. Parce qu’en prenant possession du Parlement, nous savons que notre voix va porter. Nous disons donc à ceux qui n’ont pas encore compris que ces élections ne sont pas un amusement. Ce sont des élections sérieuses pour donner la majorité parlementaire à l’opposition. Une opposition où se trouvent des valeurs, des députés de valeur capables d’interpréter un texte, capables de proposer des solutions à nos problèmes. Mais aussi, des élus qui sont appelés à respecter le peuple qui leur a donné son mandat. C’est pour cela que je déplore le cas de nos frères et sœurs qui viennent en indépendants pour perturber nos parents. Je demande à nos parents de faire attention dans leur choix. Il ne s’agit pas de donner sa voix à quelqu’un qui ira vendre votre honneur, votre dignité, qui va aller vendre la confiance placée en lui. Mais candidat d’un parti sérieux comme le Pdci-Rda d’Henri Konan Bédié, pensez-vous qu’il va venir dans ma tête d’aller vendre cette confiance de mes parents, trahir leur confiance pour de l’argent ? Si je devrais le faire, c’était depuis longtemps où j’ai fini le Conseil régional. Ce ne sont pas les offres qui ont manqué, j’ai résisté, je suis resté là où je suis digne. Je réitère encore à mes frères et sœurs candidats indépendants qu’il n’est pas tard. Avant la liste définitive qui va être proclamée par le Conseil Constitutionnel, que mes frères et mes sœurs qui se sont portés candidats, entrent en eux-mêmes, en elles-mêmes pour analyser et se poser la question, est-ce que je peux être le meilleur représentant de notre peuple, de la sous-préfecture de Bouaflé à ces élections-là. Parce qu’à l’Assemblée nationale, il y aura papier, il y a aura courage et il y aura détermination.

Entretien réalisé à Bouaflé par JEAN PAUL LOUKOU

In le nouveau réveil / Samedi 12 & Dimanche 13 février 2021 – N°5687 // www.lereveil.net

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