Le président du parti Intégrité et conscience nationale (Icon), Yves Mayobo, a publié une déclaration, le 12 septembre 2026 dans laquelle il appelle à la responsabilité, à la vérité et à la justice. Il aborde trois sujets majeurs : l’orpaillage clandestin, l’affaire Katinan Koné et la baisse du prix du cacao.

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Sur l’orpaillage clandestin, M. Mayobo a estimé que cette activité illégale constituait l’un des défis majeurs pour la Côte d’Ivoire. Elle porte atteinte aux terres, aux forêts et aux ressources en eau, fragilise l’économie locale et la sécurité des populations. Il a rappelé que les autorités avaient multiplié les opérations de lutte, notamment dans les zones fortement touchées. Face à l’ampleur du phénomène, il a demandé que toute la vérité soit faite sur les réseaux qui permettent à l’orpaillage clandestin de prospérer, que les responsables et complices soient identifiés, quels que soient leur statut ou leur appartenance politique, et que les ressources naturelles profitent d’abord au peuple ivoirien.

Concernant l’affaire Koné Katinan, M. Mayobo a noté que les déclarations de ce dernier sur l’orpaillage clandestin avaient suscité une vive polémique. À la suite d’une plainte déposée par le Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (Rhdp), le 7 septembre 2026 pour diffamation et injures, Koné Katinan a été entendu par les services de police, placé en garde à vue, puis déféré le 11 septembre devant la Section antiterroriste du Tribunal d’Abidjan. Le procureur a annoncé l’ouverture d’une information judiciaire et son placement sous mandat de dépôt pour plusieurs chefs d’accusation.

Toutefois, M. Mayobo a souligné que la plainte du parti au pouvoir n’avait pas prospéré et que les chefs d’accusation énumérés par le procureur s’écartaient de ceux portés par le RHDP, se rapportant à la crise pré-électorale de l’élection présidentielle de 2025. Il a considéré que la justice devait exercer pleinement ses missions dans le respect strict de la loi, des droits de la défense et de la présomption d’innocence, et qu’une procédure judiciaire ne devait jamais être transformée en instrument de règlement politique.

Il a ajouté que les responsables politiques devaient pouvoir exprimer leurs opinions et interpeller les pouvoirs publics sur les questions d’intérêt national, tout en assumant la responsabilité juridique de leurs propos lorsqu’ils sont contestés. Il a appelé à la sérénité et à la transparence, afin que les Ivoiriens connaissent la vérité sur l’orpaillage clandestin, ses réseaux, ses financements et ses éventuelles complicités, sans que cette vérité soit étouffée ni instrumentalisée.

Sur le prix du cacao, M. Mayobo a rappelé que pour la campagne principale 2026-2027, le gouvernement avait fixé le prix minimum garanti bord champ à 1 200 FCFA le kilogramme, contre 2 800 FCFA/kg au début de la campagne principale 2025-2026. Il a indiqué entendre les explications liées à la forte volatilité des cours internationaux et aux conditions de commercialisation, mais il a estimé qu’il fallait également entendre la voix des producteurs.

Pour celui qui travaille toute l’année dans sa plantation, entretient ses vergers, fait face aux coûts de production et aux difficultés climatiques, la baisse du prix représente une inquiétude considérable. Il a affirmé que le producteur ne devait pas être la variable d’ajustement des fluctuations du marché international. Il a donc demandé que l’État renforce les mécanismes permettant de protéger durablement les revenus des producteurs, accélère la transformation locale du cacao et lutte efficacement contre la fraude et les circuits clandestins qui privent l’économie de ressources importantes.

Théodore Sinzé

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