Le 12 septembre 2026, Korhogo accueillera un rendez-vous qui dépasse largement le cadre d’une simple célébration anniversaire. À l’occasion des 80 ans du PDCI-RDA, cette ville du Nord de la Côte d’Ivoire s’apprête à devenir le point de convergence d’une grande famille politique appelée à regarder son histoire, à mesurer le chemin parcouru et, surtout, à réfléchir aux responsabilités qui sont les siennes face à l’avenir. À quelques jours de cette importante rencontre, je lance un appel solennel à l’ensemble des militants, cadres, responsables politiques, élus, jeunes, femmes, anciens, sympathisants et amis du PDCI-RDA, partout où ils se trouvent. De Kouassikouassikro à Korhogo, d’Abidjan aux villes de l’intérieur, du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, du Centre aux différentes régions du pays, notre diversité géographique ne doit jamais constituer une distance politique. Le 12 septembre doit être le rendez-vous de tous.

Quatre-vingts années de vie politique ne se résument pas à une date inscrite dans un calendrier. Elles renvoient à une histoire collective, faite d’engagements, de combats, de victoires, d’épreuves, de fidélités et de transmissions entre générations. Célébrer les 80 ans du PDCI-RDA, c’est rendre hommage à celles et ceux qui ont consacré une partie de leur existence à la défense de leurs convictions. C’est saluer les militants anonymes comme les grandes figures qui ont contribué, chacun à son niveau, à faire vivre le parti au fil des décennies. Mais une commémoration n’a de sens que lorsqu’elle permet de préparer l’avenir. L’histoire ne doit pas être un refuge dans lequel on s’installe. Elle doit être une force à partir de laquelle on construit. Les 80 ans doivent ainsi constituer un moment de prise de conscience, de rassemblement et de remobilisation.
Le PDCI-RDA appartient à l’histoire politique de la Côte d’Ivoire. Mais son avenir ne peut être garanti par le seul poids de son passé. Une formation politique qui veut continuer à compter doit constamment interroger son organisation, sa capacité à écouter les populations et à transmettre ses valeurs aux nouvelles générations. C’est pourquoi le 12 septembre doit être compris comme un point de départ autant que comme un anniversaire. Il ne s’agit pas seulement de se souvenir de ce que nous avons été. Il s’agit aussi de nous demander collectivement ce que nous voulons devenir. Cette démarche exige lucidité, responsabilité et courage. Elle appelle à dépasser les querelles secondaires et les divisions conjoncturelles pour retrouver l’essentiel : la cohésion, la solidarité militante et la capacité à porter ensemble un projet politique.
Le choix de Korhogo donne à cette célébration une dimension particulière. La rencontre doit permettre au PDCI-RDA de démontrer que sa famille politique ne se résume ni à une région, ni à une génération, ni à une catégorie de militants. Le parti est une communauté politique nationale. Le Nord doit pouvoir accueillir le Centre, l’Est, l’Ouest, le Sud, Abidjan et toutes les autres composantes du pays. Les militants doivent pouvoir se retrouver, se parler et réaffirmer ce qui les rassemble. Korhogo ne doit pas être seulement le lieu où l’on célèbre 80 années d’existence. Elle doit devenir le symbole d’un parti capable de se rassembler dans toute sa diversité.
J’adresse particulièrement mon appel aux responsables et militants de toutes les zones politiques. Que l’on soit dans une section urbaine ou rurale, dans une délégation du Nord, du Sud, de l’Est, de l’Ouest ou du Centre, à Abidjan ou dans les villes de l’intérieur, chacun doit se sentir concerné. Aucune zone ne doit se considérer comme éloignée de Korhogo. Aucune section ne doit penser que sa présence est secondaire. Aucun militant ne doit croire que son engagement individuel est insignifiant. La force d’un parti national réside dans sa capacité à faire converger ses différentes composantes vers des objectifs communs. Le 12 septembre, c’est toute la Côte d’Ivoire politique du PDCI-RDA qui doit se retrouver à Korhogo.
Aux cadres du parti, je voudrais adresser un message clair. Notre responsabilité ne consiste pas uniquement à occuper des fonctions ou à porter des titres. Elle implique un devoir d’exemplarité, de disponibilité et de proximité avec la base. La mobilisation des militants dépend aussi de la capacité des cadres à aller vers eux, à les écouter et à créer les conditions de leur participation. Les cadres doivent être les premiers à donner l’exemple. Ils doivent faciliter l’organisation des déplacements et faire de cette célébration une réussite collective. L’heure n’est pas à l’observation à distance. Elle est à l’engagement.
Aux militants de toutes les générations, je dis simplement : votre présence compte. Un parti politique ne vit pas uniquement dans les discours de ses dirigeants. Il vit dans les sections, les cellules, les villages, les quartiers, les communes et les régions. Il vit grâce à ces femmes et ces hommes qui, souvent dans la discrétion, consacrent leur temps, leur énergie et leurs moyens à la défense de leurs convictions. Le militant qui fera plusieurs heures de route pour rejoindre Korhogo aura apporté sa part à l’histoire du parti. Celui qui mobilisera quelques camarades dans son village aura également apporté sa contribution. Il n’existe pas de petite contribution lorsqu’elle sert une grande cause collective.
Aux anciens militants et aux doyens, je voudrais dire que votre présence est particulièrement précieuse. Vous êtes les dépositaires d’une mémoire militante que les nouvelles générations doivent connaître. La transmission est indispensable. Un parti qui oublie ses anciens risque de perdre une partie de son identité. Mais un parti qui sait écouter ses anciens et donner toute sa place à sa jeunesse se donne les moyens de préparer l’avenir. Que les anciens transmettent leur expérience. Que les jeunes apportent leur énergie. Que les cadres facilitent cette rencontre. C’est ainsi que la continuité politique prend tout son sens.
À la jeunesse du PDCI-RDA, je lance un appel particulier. Vous ne devez pas considérer les 80 ans comme l’anniversaire d’une génération qui vous aurait précédés. Cette histoire est également la vôtre. Demain, ce seront vos responsabilités, vos idées et votre capacité d’adaptation qui détermineront la place du parti dans la société ivoirienne. La jeunesse doit être au cœur de la remobilisation. Elle doit investir les structures, se former, débattre, proposer et participer à la transformation de l’organisation.
Je n’oublie pas les femmes militantes, dont l’engagement constitue une composante essentielle de la vie du parti. Dans les familles, les communautés, les quartiers et les villages, elles jouent un rôle déterminant dans la sensibilisation et la mobilisation. Leur participation au rendez-vous de Korhogo doit être à la hauteur de leur contribution. La remobilisation du PDCI-RDA ne peut être complète sans une implication forte des femmes.
Cet appel s’adresse également aux sympathisants et aux amis du parti. La politique ne se limite pas aux seuls adhérents. Elle repose aussi sur des hommes et des femmes qui partagent des valeurs et une certaine conception de la vie publique. Votre présence à Korhogo sera un signe d’intérêt et d’attachement à cette histoire politique. Les portes du rassemblement doivent rester ouvertes.
Notre parti est présent dans des territoires différents, auprès de populations diverses. Cette diversité est une richesse. Elle ne doit cependant pas devenir un prétexte à la dispersion. Nous devons transformer nos différences en complémentarités et nos particularités locales en force collective. Une section ne doit pas regarder une autre comme une concurrente. Les cadres doivent travailler dans un esprit de solidarité et les militants retrouver le goût de l’action collective. C’est cette unité dans la diversité qui permettra au PDCI-RDA de renforcer sa présence sur le terrain.
La mobilisation pour Korhogo ne doit pas attendre les dernières heures. Elle doit commencer dès maintenant dans les sections, les délégations, les villages et les quartiers. Il faut informer, sensibiliser, organiser les déplacements et créer une dynamique suffisamment forte pour que chaque militant sache qu’il est attendu. Les responsables locaux ont ici un rôle majeur. Chaque structure doit identifier ses militants, organiser sa participation et encourager ceux qui hésitent encore.
Nous devons avoir l’ambition de faire des 80 ans du PDCI-RDA un nouveau chapitre de notre histoire. Après la célébration viendra le temps du travail : poursuivre la restructuration, renforcer les structures de base, améliorer la formation politique, renouveler les méthodes de mobilisation et donner davantage de place aux jeunes et aux femmes. La fidélité à une histoire politique ne signifie pas refuser le changement. Être fidèle à l’esprit d’un mouvement, c’est savoir préserver ses valeurs tout en adaptant ses méthodes aux réalités nouvelles.
Le 12 septembre, nous devons montrer que le PDCI-RDA reste une famille politique capable de se rassembler. Nous devons montrer que les distances géographiques ne peuvent pas nous séparer, que les générations peuvent se retrouver autour d’une même histoire et d’un même avenir, et que les difficultés n’ont pas détruit notre capacité à agir collectivement. Korhogo doit être une démonstration de vitalité militante. Elle doit être le reflet d’un parti qui connaît son histoire, assume son présent et prépare son avenir.
Depuis Kouassikouassikro, j’invite toutes les composantes de notre grande famille politique à faire de ce rendez-vous une priorité. Que chacun mobilise autour de lui. Que chaque responsable prenne sa part. Que chaque militant se sente concerné. Que chaque cadre donne l’exemple. Que chaque jeune apporte son énergie. Que chaque femme contribue à la mobilisation. Que chaque ancien transmette son expérience. Que chaque sympathisant se joigne à ce grand moment. De Kouassikouassikro à Korhogo, nous devons porter un même message : le PDCI-RDA appartient à tous ceux qui veulent continuer à faire vivre son histoire et à construire son avenir.
Quatre-vingts ans après sa création, notre responsabilité est immense. Nous sommes les héritiers d’une histoire que nous n’avons pas écrite seuls, mais que nous avons le devoir de transmettre. La véritable réussite des 80 ans ne se mesurera pas seulement au nombre de personnes réunies à Korhogo. Elle se mesurera à notre capacité à transformer ce rassemblement en énergie nouvelle, en engagement renouvelé et en perspective politique. C’est cela, le véritable enjeu.
À toutes les zones politiques, à tous les militants, cadres, femmes, jeunes, anciens, sympathisants et amis du PDCI-RDA, mon appel est simple et sans ambiguïté : mobilisons-nous pour Korhogo. Ne laissons aucune distance nous éloigner. Ne laissons aucune divergence secondaire nous diviser. Ne laissons aucune fatigue militante nous détourner de l’essentiel. Faisons de ces 80 ans un moment de retrouvailles, de fraternité, de transmission et de remobilisation.
Le 12 septembre 2026, Korhogo nous appelle. Répondons présents. Répondons présents avec notre diversité, mais surtout avec notre volonté de rester une famille politique rassemblée autour de l’essentiel. Répondons présents pour honorer ceux qui nous ont précédés. Répondons présents pour donner confiance à ceux qui viennent après nous. Répondons présents pour que les 80 ans du PDCI-RDA ne soient pas seulement une page de notre histoire, mais le commencement d’un nouveau chapitre.
De Kouassikouassikro à Korhogo, du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, du Centre à Abidjan, de toutes nos sections à toutes nos délégations : faisons converger nos forces. Unis dans notre diversité. Fidèles à notre histoire. Responsables devant l’avenir. Tous à Korhogo, le 12 septembre 2026.
N’goran Kouassi Honoré
Délégué communal du PDCI-RDA de Kouassikouassikro
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