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CIV/Loi relative à la santé sexuelle et reproductive: WGH-CI monte au créneau et dresse un état des lieux alarmant

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Le mouvement des femmes engagées en matière de santé publique, Women in Global Health Côte d’Ivoire (WGH-CI) a animé une conférence de presse, hier vendredi 26 avril 2024, à l’Espace CRRAE-UMOA sis au Plateau, pour rendre compte des résultats de son plaidoyer en faveur de l’adoption d’une loi sur la santé sexuelle et la reproduction. Un projet de loi qui selon des témoignages et constats connait une latence dans son avancement au niveau de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire.

A travers cette sortie médiatique, Women in Global Health Côte d’Ivoire dit vouloir appeler à l’action tous les acteurs, les sensibilités et les composantes de la société concernés dans l’élaboration du projet de loi relative à la santé sexuelle et la reproduction. Ce, pour son élaboration puis son adoption.

Dans sa présentation des résultats de la note de plaidoyer en question, la présidente de WGH-CI, Pr Tia Mélanie, fait de grosses révélations en rapport avec la non-évolution du dossier.

Il ressort non seulement de son exposé que la plupart des interlocuteurs rencontrés dans leur démarche ignorent le contenu actuel de ce projet de loi, mais aussi des acteurs principaux comme le ministère en charge de la Santé, celui de la Femme, la Famille et de l’Enfant, celui de la Justice et des Droits de l’Homme. Ce, alors que des demandes d’audience avait été déposées depuis février dernier.

Pr Tia Mélanie souligne que les communautés, guides religieux, les chefs traditionnels et coutumiers ainsi que les acteurs de la société civile veulent bien connaître le contenu de cette loi afin qu’elle puisse être traitée pour être adoptée dans les brefs délais.

La loi en question est censée faire la promotion des services de santé sexuelle et reproductive. Elle permet aussi d’élaborer le droit sexuel et reproductif.

Et dans ses dispositions légales, cette loi confère de poursuivre tout contrevenant à ces droits.

Les sujets ou les articles qui empêchent les différentes composantes de s’accorder sur les textes sont d’une part la légalisation de l’avortement auquel les chrétiens catholiques sont fermement opposés, et d’autre part, le cas du planning familial qui devrait être imposé par les agents de santé.

En effet, dans une société telle que la Côte d’Ivoire où les populations à majorité analphabètes restent encore encrées dans les considérations traditionnelles, il est difficile de faire accepter aux uns et aux autres que les enfants des gens peuvent avorter à tout moment et aussi que c’est quelqu’un d’autre qui décidera à ta place si tu dois faire un enfant de plus ou pas.

Actuellement le pays, presque tout le monde est plongé dans le débat plus de façon émotionnelle que dans l’objectivité.

Pourtant, les chiffres du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) interpellent.

D’après ces données, la Côte d’Ivoire est caractérisée par une population élevée, estimée en 2019 à 25 823 071. Une croissance démographique de 2%, un Indice synthétique de fécondité de 4,6% enfants par/femme et une espérance de vie à la naissance de 56,4 ans.

Le constat est que, malgré la bonne performance économique, le pays n’a pas amélioré sa situation. Ce, dans la mesure où 46,3% de la population ivoirienne vit dans la pauvreté.

Le pays se trouvait au 170ème rang sur 189 pays selon les mêmes rapports du PNUD en 2018 sur l’indice de développement humain.

Motivée davantage par cette situation alarmante, Women in Global Health Côte d’Ivoire insiste pour rencontrer les décideurs et autres différentes institutions ou Chancelleries ne leur ayant pas encore accordé d’audience afin de partager ces compromis trouvés de sorte à rassembler tout le monde autour de l’élaboration et l’adoption de ladite loi relative à la santé sexuelle et la reproduction.

Le ministère de la Femme, la Famille et de l’Enfant a pris part à cette conférence de presse. Par la voix de son chef du service suivi, évaluation et communication à la direction de la cellule médico-sociale, Bonny Michelin, il affirme être à la tâche dans l’élaboration de ce projet de loi qui ne dépend pas de lui seul. M. Bonny a réaffirmé la disposition de son ministère à tout échange sur ce sujet d’actualité.

Vagoné Dry-Bi

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