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CIV/JIF 2024: Michel Koffi et le REAC obtiennent de nombreux acquis pour les femmes, Augustin Thiam donne une contribution

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L’autonomisation des femmes du grand centre, c’est désormais l’affaire du Réseau de Réflexions et d’Actions pour le Grand Centre (REAC-GC), que conduit son Président Michel Koffi Koffi. Celui-ci, par des actions concrètes, veut sortir ses sœurs du Grand centre de la précarité. C’est pour quoi en marge de la journée internationale des Droits de la Femme (JIF 2024), qui se tient chaque 8 mars, il a initié, hier samedi 2 mars, le « Rendez-vous des femmes du REAC avec les mécanismes de financement pour l’autonomisation des Femmes », à Manhattan Suite hôtel à Abidjan.

 «Investir en faveur des femmes : quelles stratégies pour une meilleur autonomisation des femmes du Grand Centre ? » C’est le thème central de ce rendez-vous des femmes du REAC. Qui a vu la présence de plusieurs personnalités dont Nanan Boigny N’Dri III, chef canton des Akouè (Ndlr, Augustin Thiam), Ministre-Gouverneur du District autonome de Yamoussoukro.

Par cette présence, il a montré une fois encore sa ferme détermination et volonté à accompagner le REAC  dans sa volonté de sortir les femmes du Grand Centre de la pauvreté. Cela, travers leur autonomisation.

C’est pour quoi, pour le lancement du Fonds d’appuis à la Réduction de la Pauvreté au sein des femmes du RÉAC d’une enveloppe globale de 50 000 000 FCFA, il a fait un don initial 10 000 000 FCFA avant de s’engager à œuvrer à la mobilisation rapide des 40 000 000 FCFA.

Autre acquis important, au niveau de l’emploi jeunes, le REAC et son président Miche Koffi ont pu obtenir de la disponibilité de ce projet majeur via le C2D à accompagner les femmes du RÉAC de 18 à 55 ans pour le financement des AGR, PME et des Projets collectifs féminins. Il y a eu l’adoption, à cet effet, d’un programme de formation à titre gracieux avec le programme Emplois Jeunes au profit des femmes. Avec le partenaire bancaire Advans, Michel Koffi a pu obtenir l’ouverture de 300 comptes d’épargnes.

Avec ces acquis majeurs, le Président du REAC dans son adresse a fait noter : « Après 30 mois d’existence, nous passons à la mise en œuvre de nos projets et programmes. Aujourd’hui, vous êtes témoins du  lancement de notre programme de lutte contre la pauvreté et l’autonomisation des femmes du Grand Centre de la Côte d’Ivoire. Ce plan d’actions intègre parfaitement la vision du Président de la République qui œuvre pour une meilleure redistribution des richesses du pays par l’autonomisation des jeunes et des femmes. Pour notre part, nous nous engageons à développer l’épargne féminin, à rendre les femmes du Grand centre éligibles aux projets et programmes de lutte contre la pauvreté, à renforcer leurs capacités et à faciliter un accès responsable au crédit facteur de croissance économique…» A-t-il marqué sa détermination donnant le sens de la rencontre du jour. Cela non sans oublier de traduire avec la présidente des femmes du REAC leur gratitude à l’ex-président du Sénat, Jeannot Ahoussou-Kouadio, la Coordinatrice du C2D, Léa Diaté et dame Euphrasie Yao, experte en genre et développement représentée pour la circonstance par dame N’takpé Séri.

Marraine de cette journée des femmes du REAC, la Coordinatrice du Secrétariat technique du C2D, Conseillère spéciale du Premier ministre, DIATE Léa a partagé les efforts faits en faveur des femmes de Côte d’Ivoire dans le cadre de ce projet avant de donner quelques conseils pour une autonomisation réelle des femmes. « Il me plait, à ce stade de mon propos, de formuler quelques conseils et recommandations afin d’apporter ma contribution en tant que marraine à ce sujet important de réflexion qui nous concerne tous. La première clé de réussite de l’autonomisation des femmes est sans nul doute, l’amélioration de l’accès à l’éducation et à la formation, gage de la participation active des femmes au marché du travail. La deuxième clé est de favoriser et soutenir l’entrepreneuriat féminin afin d’aider les femmes à créer, à développer des entreprises prospères et occuper des postes de décision», a-t-elle fait noter avant de relever que « pour le Gouvernement, il faudra œuvrer à ce que les reformes et mesures gouvernementales profitent réellement aux femmes et s’attaquent aux disparités de genre. Et, renforcer l’application des cadres juridiques qui régissent l’accès à la propriété foncière et aux droits successoraux en faveur des femmes. »

Elle poursuit pour dire : « Enfin, toutes les initiatives dans les milieux ruraux doivent permettre de renforcer la position des femmes dans le secteur agricole. Pour tous les mécanismes de financement locaux, nationaux et internationaux, mettre l’accent sur le renforcement et l’élargissement de l’accès des femmes aux services financiers. En définitive, le premier pas vers l’autonomisation commence par notre « volonté personnelle » d’un changement, d’une évolution. Obtenir un financement, avoir un emploi ou une activité, c’est possible ! Mais le maintenir, l’accroître et atteindre l’autonomie financière et sociale dépend de chacune de nous ! » A-t-elle notifié avant de clore par ceci : « L’heure est au changement, unissons-nous pour transformer les défis qui se dressent à nous en opportunités, afin de façonner un avenir meilleur pour nous, pour nos familles et pour tous ! »

Très porté sur l’indépendance des femmes, Dr Augustin Thiam, Ministre-Gouverneur du District autonome de Yamoussoukro, a partagé sa vision sur l’autonomisation des femmes. Ayant fait connaître les efforts faits par le District en vue de mettre la femme au premier plan, il a indiqué : «Nous considérons qu’une femme instruite, autonome financièrement, est mieux outillée pour résister et s’opposer aux pressions et contraintes socioculturelles qui veulent la maintenir dans un état de dépendance et de soumission. De là où je viens, l’adulte que je suis devenu aujourd’hui, ne suis que le résultat de l’éducation que ma mère m’a donnée. Et depuis un certain moment, j’essaie à mon niveau de faire en sorte qu’il y ait beaucoup de femmes Sous Directeurs au District Autonome de Yamoussoukro, dans la perspective de féminiser un peu plus les postes de directeur… »

Notons que plusieurs sommités féminines comme Akissi Delta, cinéaste, Necy N’Dri, journaliste ont partagé leurs expériences de réussite avec les femmes du REAC.

Ange Nicaelle LYRANE

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