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Ecole démolie à Yopougon-Gesco: La FESCI menace et charge Mariatou Koné, elle «est complice de cette injustice»

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La Fédération Estudiantine et Scolaire de Côte d’Ivoire (FESCI) a animé une conférence de presse, hier dimanche 25 février 2024, à son siège sis au Campus de Cocody. Une conférence de presse qui s’inscrit dans le cadre d’un combat en faveur de la réaffectation urgente des élèves impactés par la récente démolition de l’école Cha Hélène située à Yopougon-Gesco.

En effet, sortis de leur laboratoire, le jeudi 22 février 2024 pour apporter des réponses à la question de réaffectation des élèves de l’établissement scolaire touché par l’opération de déguerpissement en cours, les membres du Ben de la FESCI avaient produit un communiqué indiquant sa démarche à suivre pour que le problème en question trouve des résolutions dans l’urgence.

La FESCI avait annoncé un premier sit-in pour le mardi 27 février 2024 devant le District Autonome d’Abidjan puis un autre prévu de se tenir le lendemain mercredi à la mairie de Yopougon, la commune abritant l’école démolie.

Ladite conférence de presse d’hier dimanche était de nature à accentuer l’appel à ces sit-in.

Le secrétaire général de l’organisation syndicale, Sié Kambou dit Nl Gboo, a menacé d’étendre les protestations au reste du territoire national au cas où passer le délai de mardi une négociation sinon un dialogue franc n’a pas été ouvert pour donner des gages de la gestion rapide du problème.

Le nouveau leader de la FESCI dit trouver absurde que l’Etat ivoirien détruise une école où il a lui-même affecté des élèves pour l’année scolaire en cours.

Pour Sié Kambou, peu importe qui des autorités ou des responsables de l’établissement a raison, mais le moment a été mal choisi pour détruire l’école en question même si elle était mal située.

Il a dénoncé un manque de coordination dans cette opération de déguerpissement.

Car selon lui, il fallait d’abord s’assurer d’avoir des alternatives permettant aux élèves touchés par la démolition de continuer à aller à l’école.

Le Gl Kambou a commenté le silence de la ministre de l’éducation nationale, Mariatou Koné, depuis l’éclatement de l’affaire. Un silence qui n’est pas du tout de son goût.

 »On dit qui ne dit rien consent. Donc je suppose que la ministre de tutelle est complice de cette injustice d’empêcher des enfants d’aller à l’école surtout à quatre mois des examens à grand tirage », a-t-il déclaré estimant qu’elle aurait dû avoir une attitude ou une démarche comme celle des élus de Yopougon qui ont vite pris attache avec le ministre gouverneur, Ibrahim Cissé Bacongo, pour trouver des palliatifs aux désagréments causés par les déguerpissements dans leur commune.

Considérant la ministre Mariatou Koné comme la mère de tous les élèves du pays, le patron de la FESCI pense qu’elle doit s’impliquer dans la gestion de l’affaire.

Vagoné Dry-Bi