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Cajou/5ème édition des JNEC-CI : Kobenan Adjoumani dicte les nouveaux enjeux du secteur anacardier et fait des promesses

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L’Association des Exportateurs de Cajou de Côte d’Ivoire (AEC-CI) a procédé à l’ouverture de la 5 ème édition des Journées Nationales des Exportateurs de Cajou de Côte d’Ivoire (JNEC-CI), le mercredi 14 février 2024, au Radisson Blu Hôtel sis à Abidjan-Port Bouët. Une cinquième édition ayant pour thème : « Durabilité de la filière Anacarde, gage de compétitivité et de croissance de l’économie ivoirienne ».

La thématique choisie pour la cinquième édition des JNEC-CI qui se déroule au même endroit jusqu’aujourd’hui vendredi 16 février est censée permettre aux acteurs et partenaires du secteur anacardier de lever les perspectives pour relever les défis énormes de la filière. Et passer de l’exportation à la transformation du produit sur place, c’est cela le plus grand enjeu dans ce secteur.

 »Si nous avons pu semer, labourer, acheter puis exporter, nous serons certainement capables de transformer sur place une partie importante sinon la totalité de notre production. Le niveau actuel de notre croissance nous exige de quitter progressivement la phase d’économie agricole qui a prévalu depuis les indépendances jusqu’à une certaine époque, pour embrasser une économie industrialisée, eu égard aux exigences du monde dans lequel nous vivons ». C’est d’ailleurs sur cette note d’exhortation que le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières (MEMINADERPV), Kobenan Kouassi Adjoumani, a déclaré ouverte l’édition 2024 des JNEC-CI.

Le ministre de tutelle a fait part de l’intérêt du thème principal de ces trois jours d’assises.  »Le thème de cette édition qui met en avant la notion de durabilité, nous interpelle à plus d’un titre, tous  autant que nous sommes : Etat, acteurs de la filière, investisseurs et population. Il nous interpelle car notre volonté d’accroître notre capacité de  production et de transformation de noix brutes doit s’inscrire dans les exigences mondiales de réduction d’émissions de gaz à effet de serre, en vue de préserver le bon état de notre planète. La notion de durabilité nous interpelle car les techniques et technologies nécessaires à une industrie ivoirienne forte, inclusive et compétitive doivent être maîtrisées par nos acteurs nationaux, mais dans le respect des exigences environnementales. Elle nous interpelle car le savoir-faire de nos acteurs doit atteindre le niveau requis pour faire face à celui des pays devanciers dans l’industrie du cajou et être aux normes internationales pour percer n’importe quel marché. Elle nous interpelle, enfin, car nous devons être résolument tournés vers la création de richesse sans détruire ce dont les générations à venir doivent hériter de nous », a dit le ministre.

Et de poursuivre :  »Les acteurs de la filière anacarde sont au travail. Une filière relativement jeune mais pleine de promesses. Une filière qui s’inscrit progressivement et durablement – le mot est lâché – dans la dynamique de la mécanisation et de l’industrialisation, dans le droit fil de la politique de transformation structurelle de l’économie ivoirienne, telle que conçue et mise en œuvre par le Gouvernement, sous le leadership éclairé du président de la République, Son Excellence Monsieur Alassane Ouattara.

Cette politique du président de la République, en ce qui concerne la filière anacarde, donne aujourd’hui des résultats tangibles, palpables et constatables par tous ».

Adjoumani a également rassuré les acteurs du secteur de l’appui du chef de l’Etat et son gouvernement.

A cet effet, il a annoncé l’ouverture de plusieurs unités de transformation de cajou durant l’année en cours.

En qualité de commissaire général de l’événement, le président de l’AEC-CI, N’guettia Assouman, a dévoilé les sous thèmes sur lesquels les participants qui débattront durant les deux autres jours suivants de l’édition pour renforcer le positionnement mondial de la Côte d’Ivoire dans le domaine de l’anacarde.

 »En ce qui nous concerne, à l’instar des pays et organisations du monde, l’Association des Exportateurs de Cajou de Côte d’Ivoire (AEC-CI) veut s’inscrire durablement dans la lutte contre les changements climatiques et leurs conséquences. C’est cet engagement qui a inspiré le thème de cette édition ainsi libellé : « Durabilité de la filière anacarde, gage de compétitivité et de croissance de l’économie ivoirienne ».

Durant ces trois (3) jours, des experts internationaux et nationaux, dans une dynamique de benchmarking et de partage d’expérience avec nos partenaires techniques et financiers, vont débattre autour de différentes thématiques telles que : La compétitivité des entreprises exportatrices ivoiriennes sur le marché international ; la contribution des acteurs de la chaîne des valeurs à l’amélioration de la qualité des noix pour une meilleurs commercialisation ; les politiques de développement entre les acteurs de la filière et les autorités publiques africaines pour une meilleure synergie sous-régionale ; l’industrie de la transformation face aux défis de la durabilité ; la performance de la filière anacarde par un système de financement adapté. Au terme de ces échanges, notre objectif est de mieux nous positionner à l’effet de prendre toute notre place dans la croissance économique de la Côte d’Ivoire », a-t-il fait savoir.

A cette cérémonie inaugurale de la cinquième édition des JNEA-CI, le directeur général du Conseil Coton-Anacarde, Dr Adama Coulibaly, a été distingué en tant que grand artisan des avancées enregistrées dans le développement des activités dudit produit.

Introduit dans le paysage ivoirien dans les années 1960 pour la qualité de son bois afin de freiner le phénomène de la désertification, l’anacardier est passé, 20 années plus tard, de l’intérêt écologique à l’intérêt économique. Désormais l’on exploite sa noix, son amende et sa pomme.

Cette culture de rente dont on ne soupçonnait pas le potentiel économique au départ, se retrouve aujourd’hui au cœur de l’économie ivoirienne ; c’est le 3è produit d’exportation du pays après le cacao et les produits pétroliers, et sa demande ne cesse d’augmenter.

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