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Yamoussoukro/Des chantiers scolaires arrêtés: Gnrangbé Jean dénonce la décentralisation et interpelle le gouvernement

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Des élus locaux ont récemment dénoncé les financements à géométrie variable des projets des collectivités locales. «Quand c’est une localité dont le maire ou le président du conseil régional est issu du RHDP, les financements arrivent sans problème. Mais quand ils sont issus de l’opposition, les financements tardent à être mis à la disposition desdites collectivités pour travailler correctement», avaient-ils dénoncé en substance. Et la preuve vient d’être faite par le maire de Yamoussoukro, Gnrangbé Jean, vice-président du PDCI-RDA.

Le maire Kouacou Gnrangbé Jean, a procédé à une visite de chantiers, mardi 4 juillet 2023. Les principaux chantiers visités sont d’ordre scolaire. La première étape de cette randonnée a été Morofé Kloihidjô, où après la construction des premières salles de classes, il y a environ une dizaine d’année, le premier magistrat de la cité des lacs et son conseil ont décidé de renforcer l’existant par de nouveaux bâtiments qui sont sortis de terre. Cela, avec une maternelle.

Mais là, les travaux sont arrêtés, faute de paiement de l’entrepreneur qui attend un acompte.

Au quartier Ebenezer, deuxième étape de la visite, c’est un groupe scolaire de trois écoles qui est en construction. Un bâtiment de trois classes déjà achevés, le reste est en souffrance faute d’acompte pour l’entrepreneur.

A N’gattakro, village sur la route de l’aéroport, où est achevée la construction de la première école, la deuxième école est en mode finition. Là, les choses avancent bien et il y a bon espoir que ce nouveau bâtiment soit mis à la disposition du Coges dès la rentrée prochaine.

Faisant le point avec les hommes de média, Gnrangbé Jean, a eu une joie mitigée au regard des arrêts de travaux.

« Nous sommes en train de construire ces bâtiments pour renforcer l’existant parce qu’il faut décongestionner les classes qui sont fortement sur-utilisées vu le nombre pléthorique d’élèves. Il est inadmissible d’avoir 60,70 voire 80 élèves par classe aujourd’hui.

Donc, nous construisons plusieurs écoles sur les différents sites. Mais la plupart de nos chantiers, comme vous l’avez constaté, sont l’arrêt. Les entrepreneurs ayant eu les marchés sont bien avancés dans le travail mais, pour défaut de paiement, sont obligés d’arrêter le travail. Et c’est là que se pose le problème de la décentralisation. C’est tellement lourd cette question de décentralisation où tout est décidé à Abidjan. Alors que ce genre de décision doit être pris ici, localement, quitte à venir faire un contrôle après. Il faut faire confiance aux maires», a-t-il dénoncé.

Et de lancer cet appel pressant: « Je lance un appel au Gouvernement. Que les décideurs payent les acomptes des entrepreneurs pour qu’ils puissent poursuivre et finir ces bâtiments au grand bonheur des populations et des élèves. Bientôt ça sera la rentrée scolaire 2023-2024. Notre souhait, c’est que les travaux soient achevés pour que ces nouveaux bâtiments soient mis à la disposition du ministère de l’éducation nationale.»

Il a relevé, en guise de conclusion, que «pour offrir un meilleur cadre de travail aux enseignants, nous avons adopté le modèle de construction avec des bureaux et sanitaires par section.»

Ange Nicaelle LYRANE

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