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Nouvelle loi sur l’enseignement supérieur: Adama Diawara souligne 2 problèmes majeurs de l’ancienne loi

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Après la rentrée des classes des Sénateurs, le 13 avril 2023 dernier, et l’adoption du calendrier des travaux des sessions, il y a quelques jours, les sessions parlementaires avec le vote des lois ont débuté ce mardi 2 mai avec le ministre Adama Diawara, ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique. Qui était devant la Commission de la recherche, de la science, de la technologie et de l’environnement (CRSTE) pour présenter le projet de loi relatif à l’enseignement supérieur, à la recherche et à l’innovation.

Devenue petite loi par le vote à l’unanimité des Sénateurs membres de la CRSTE, c’est un ministre heureux qui s’est présenté devant la presse. Face à ceux-ci, il a fait connaître les problèmes majeurs que posait l’ancienne loi qui a aujourd’hui 25 ans.

« Après son adoption en Conseil des ministres et son vote à l’Assemblée nationale, la nouvelle loi sur l’enseignement supérieur, la recherche scientifique et l’innovation, vient d’être votée à l’unanimité par le Sénat. Cela est une excellente nouvelle pour l’ensemble de la Nation certes, mais en particulier pour les acteurs du système de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, mais également pour nos partenaires au développement notamment la Banque mondiale et l’Agence française de développement qui financent actuellement des projets de recherche pour notre sous-secteur de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique», a-t-il d’emblée fait noter avant de poursuivre : « L’ancienne loi qui date de 1995, il y a de cela 28 ans connait deux problèmes majeurs. Le premier problème, c’est le manque d’interactions ou d’interdépendance entre le couple recherche-innovation et sa matrice qui est l’enseignement supérieur. Le deuxième problème, aujourd’hui, vu les mutations que le système de l’enseignement supérieur et de recherches scientifique a subi au fil du temps, les enjeux ne sont plus les mêmes. Du coup, l’ancienne loi ne répond plus aux nouveaux enjeux. L’un mis dans l’autre, il fallait que nous concoctions une nouvelle loi. C’est ce qui vient d’être fait. »

Se penchant sur les innovations apportées par la nouvelle loi, le ministre Adama Diawara de relever que «dans cette nouvelle loi, évidemment, on retrouve l’interdépendance entre le couple recherche-innovation et sa matrice, l’enseignement supérieur et de l’autre, les structures de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique ont un nouveau statut, celui d’EPAS, établissement public administratif à caractère scientifique et technologique qui leur confère un peu plus d’autonomie à la fois financière et administrative et également améliore leur gouvernance. Ce qui fait que ces structures pourront répondre de façon beaucoup plus efficace aux défis structurels qui se posent à notre sous-secteur aujourd’hui tels que l’insuffisance de la capacité d’accueil dans le supérieur public, le manque d’enseignants dans certaines spécialités, la faiblesse du rendement interne et externe, c’est-à-dire l’inadéquation formation-emploi, le sous financement de la recherche et l’insuffisance de la valorisation économique de la recherche scientifique. Dans cette nouvelle loi, il y a beaucoup de réformes. Je vais citer ne serait-ce qu’au niveau des structures d’accueil par exemple, le fait qu’au niveau des universités, il est clairement dit qu’on a trois types d’universités maintenant. Il y a les universités généralistes telles que l’université Félix Houphouët-Boigny de Cocody, il y a les universités thématiques telles que l’université de Bondoukou et vous avez les universités polytechniques telles que l’université de Man et de San Pedro», a-t-il fait savoir.

Puis d’aller plus loin en disant qu’«à côté, nous allons créer les instituts universitaires de technologie pour les formations de courte durée qui doivent déboucher sur la licence professionnelle et mettre sur le marché de l’emploi au bout de trois années de formation des techniciens supérieurs de qualité. Il y a également la création des classes universitaires préparatoires aux grandes écoles. Il s’agit de former des étudiants d’élite qui vont intégrer soit les grandes écoles de renommée telles que X polytechnique de Paris ou réintégrer notre système d’enseignement supérieur par la licence 3 et tirer le système vers le haut. Il y a maintenant que dans ces EPAS, il y aura des contrats de performance qui seront signés. L’Etat va apporter les ressources humaines, matérielles et financières mais en contrepartie, ces établissements ont une obligation de résultats. La même manière les enseignants chercheurs qu’on va recruter maintenant vont signer des contrats de performance et d’objectifs. On va assoir l’implémentation du système académique international LMD avec tout ce que cela comporte, la semestrialisation des années académiques, la création des unités d’enseignement etc. (…). »

ANL

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