Prostate

La prostate et le cancer de la prostate: L’évolution et les conséquences expliquées à des fonctionnaires

Dans le cadre de sa mission de sensibilisation et d’éducation sanitaire sur plusieurs pathologies, professeur Pedro Borges, patron de l’Institut clinique AMI situé aux II Plateaux, a traité de la thématique de « la prostate et du cancer de la prostate », ce jeudi 17 novembre.

A l’immeuble Mirador, des groupes de fonctionnaires ont été instruits sur les conséquences de cette pathologie qui aujourd’hui gagne du terrain au niveau de la société masculine.

« La prostate est un organe masculin qui fait partie du système de reproduction de l’homme. Ce n’est pas une maladie. Avoir la prostate est tout à fait normal. Mais c’est une glande qui est active depuis la puberté jusqu’à la cinquantaine à peu près. Elle est silencieuse mais très active. Son acte devient bruyant, gênant et fait parler d’elle à partir d’un certain moment de la vie. Souvent c’est dans le troisième âge. C’est pour cela que souvent les gens s’en plaignent parce qu’ils s’en rendent compte qu’elle devient gênante pour leur vie quotidienne qu’ils ont toujours menée calmement même en l’ignorant. Cette pathologie exclusivement masculine est en augmentation dans le monde», a-t-il fait comprendre d’entrée de propos.

Il a, ensuite, donné un large aperçu sur les conséquences : «La répétition des infections, l’installation de l’inflammation va créer les conditions d’un développement accéléré des cellules de cet organe. Ce que nous appelons une tumeur bénigne et les cellules tumorales n’ayant pas encore un contrôle de reproduction, de multiplication va maintenant prendre un dérèglement plus grand et les cellules deviennent cancéreuses. Ce qui veut dire que les reproductions vont être beaucoup plus rapides. Et cette rapidité de multiplication des cellules qui va constituer le problème d’espace faisant la compression des organes proches et dépassant la limite, la capsule qui ferme l’organe et donc ferme les cellules à l’intérieur de ce caisson. Mais quand la paroi du caisson est forcée par l’augmentation des cellules, il y a invasion d’autres tissus par les cellules cancéreuses et ces cellules cancéreuses de la prostate ont tendance à migrer, ont tendance à abandonner cet endroit où elles sont pour aller à d’autres organes à distance et l’organe à distance pour lequel il a un appétit spécial, c’est le poumon.»

Et de poursuivre : «Donc on va avoir des métastases, c’est-à-dire des foyers de multiplication de cancer ailleurs dans un autre organe. Par la proximité, les cellules cancéreuses vont attaquer les os qui sont dans la région du bassin, il y a les os de la colonne vertébrale, dans la zone des os des jambes et il va aussi créer un foyer de développement dans l’articulation du bassin avec les jambes donc aura une répercussion immédiate sur la marche, sur la station debout, sur la position assise etc. Voilà les conséquences de cette pathologie, le pire, c’est le cancer. Et dans le cancer, pire encore, les métastases des organes à distance et elles peuvent aller s’installer n’importe où mais dans la plus grande fréquence l’os par proximité et poumon par un appétit spécial».

Il va faire cette précision de taille, pour conclure : « En vue du manque d’éducation sanitaire des populations, la découverte est tardive, en phase d’invasion métastatique donc tardive. Les généralistes étant numériquement insuffisants et la pauvreté trop large, l’accès au traitement est réduit, conduisant à une survie post diagnostique de l’ordre de quelques mois à 2 ans. Pour une population de 28 millions le nombre de cancérologues est ridicule. La statistique est loin des faits vécus d’autant la rareté des dossiers médicaux fiables et complets. Il s’agit d’adénocarcinome (Type de cancer qui se développe à partir des cellules d’une glande) dont 90% des cas très rare, en dessous de 35 ans. Se concentrant progressivement à partir de 45 ans. Pour les pauvres la prévention est déterminante. »

GRO

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