Pain

Du pain à partir du manioc, de l’igname: La Côte d’Ivoire travaille à son indépendance alimentaire

Le ministère du commerce et de l’industrie, dans le cadre des résolutions gouvernementales de lutte contre la cherté de la vie, a pris la ferme résolution de ne négliger aucun paramètre du panier de la ménagère qui suscite beaucoup de bruits dans nos foyers. Car en plus du riz, de la viande de bœuf, de la farine,  la baguette du pain également a une importance.

Ce jeudi 5 aout 2021, dans les locaux de Codinorm situés aux II-Plateaux, la décision d’introduire des céréales locales dans la fabrication du pain a été le sujet essentiel partagé entre monsieur Kouablan Aimé le directeur général du Commerce, monsieur Boka Constant, le directeur général de Codoinorm et Dr Bah, secrétaire générale de la structure de lutte contre la cherté de la vie.  Ces personnalités étaient présentes pour évaluer l’état d’avancement des travaux qui visent à encourager et réaliser la fabrication du pain dit « made in Côte d’Ivoire ».

Il s’agit d’encourager les boulangers à utiliser davantage les céréales locales pour la fabrication du pain. Travailler à offrir aux Ivoiriens du pain avec l’ajout des ingrédients locaux. Surtout que le prix du blé à l’international ne fait qu’augmenter. Il s’agit de minimiser l’impact de la farine de blé dans la fabrication du pain.

C’est pour le gouvernement du Premier ministre Patrick Achi, une voix de travail pour amoindrir le coût du panier de la ménagère. Le gouvernement tient à faire baisser le prix du pain. Il va s’agir de proposer aux Ivoiriens toute une panoplie de baguettes de pains à des prix accessibles : pain de manioc, pain de maïs, pain d’igname…

Il faut en outre valoriser les céréales locales et former les boulangers à utiliser ces céréales comme entrants dans la conception du pain car la baguette doit être une référence ivoirienne. Notre pays ne produisant pas du blé, nous sommes donc dépendants des coûts internationaux.

Aspirons à une phase de souveraineté alimentaire

Nous aspirons à une phase de souveraineté alimentaire. En Côte d’Ivoire, nous avons l’expérience nécessaire et il est bon de soutenir Codinorm car le pain peut se faire avec du manioc, de l’igname, du maïs et le dossier est bien pris en charge par Codinorm. Il va s’agir de travailler à la promotion. Amener les boulangers à valoriser ce pain et faire en sorte que la disponibilité en quantité  suffisante pour les intrants du pain Made in Côte d’Ivoire. La Côte d’Ivoire a décidé de travailler à son indépendance alimentaire. 

Antoine Edo