Pr Maurice Kakou Guikahué (Pdci-Rda) révèle: «Audiences foraines et inscriptions sur la liste électorale, il y a problème!»… Urgent appel à tous les cadres et militants

Pr Maurice Kakou Guikahué (Pdci-Rda) révèle: «Audiences foraines et inscriptions sur la liste électorale, il y a problème!»… Urgent appel à tous les cadres et militants

 

Plusieurs séances de travail ont eu lieu au siège du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI-RDA). Pr Maurice Kakou Guikahué, secrétaire exécutif en chef du Pdci-Rda, a reçu, mercredi 27 mai, tous les délégués communaux et départementaux. A l’issue des différentes rencontre qui ont se sont déroulées à 11H, 14H et 17H, il s’est adressé à la presse pour lancer un important message à tous les militants et sympathisants.

 

Monsieur le ministre, vous sortez d’une rencontre avec les délégués départementaux et communaux. De quoi a-t-il été question ?

La rencontre avec les délégués départementaux et communaux est une sorte de reprise des activités. Du fait de la pandémie du Coronavirus, Covid-19, depuis deux mois, les activités ont été suspendues. Le Gouvernement a pris des mesures qui demandent qu’on ne se regroupe pas à plus de 50 personnes. Après, les choses ont évolué et on est passé à 200 personnes. On a donc estimé qu’il fallait réunir les délégués pour reprendre les activités, surtout que nous avons des échéances importantes comme la Convention que nous devons préparer. Aujourd’hui, nous avons reçu les délégués. Nous les avons regroupés par zone. Nous avons surtout parlé des audiences foraines qui ont été décidées par le Gouvernement avec un projet d’acquisition des pièces administratives. D’abord, le jugement supplétif pour ceux qui n’en ont jamais eu et, en même temps, le certificat de nationalité pour ceux qui ont plus de 18 ans. C’est soit pour faire la carte nationale d’identité (Cni) soit pour s’inscrire sur la liste électorale. Nous avions déjà mis les délégués en mission. C’était donc une évaluation, un bilan d’étape que nous avons fait pour voir où chaque délégué en était. C’était donc des échanges très fructueux avec des retours d’expériences. Le regret, c’est que le projet a été édité par un arrêté interministériel, le 29 avril dernier, pour une période de 3 mois et, à ce jour, nous sommes le 27 mai 2020, il y a des sous-préfectures où les agents ne sont pas encore arrivés. Il y a un délai théorique et il se trouve que des gens n’ont pas encore commencé. Nous avons alors demandé aux délégués de nous faire un rapport exhaustif pour qu’on puisse cibler ces zones-là. Par exemple, à Issia, à Iboguhé, et bien d’autres où ils n’ont pas commencé. Dans beaucoup de zones, c’est maintenant que les sous-préfets s’organisent pour voir comment aborder cette opération. Ce fut donc une rencontre fructueuse avec les délégués. Nous avons parlé aussi des Commissions techniques nationales que nous allons publier.

 

Monsieur le ministre, il y a aussi l’enrôlement pour la liste électorale qui va commencer. Est-ce que vous avez abordé la question ?

Ce n’est pas la question à l’ordre du jour. Nous nous sommes retrouvés sous l’égide du Pnud. On a discuté. D’abord, on a fait des propositions concernant les  pièces qu’il faut donner pour s’inscrire et la période. La Cei a proposé deux semaines et nous avons dit que ce n’est pas suffisant. Il fallait au moins un mois parce que vu le nombre de personnes projeté, il faut un peu plus de temps. Ensuite, je viens de vous dire que LES AUDIENCES FORAINES ONT ETE LANCEES, LE 1ER MAI DONC, NORMALEMENT ÇA FINIT EN JUILLET. SI ON FAIT L’INSCRIPTION EN JUIN, CEUX QUI VONT S’INSCRIRE POUR AVOIR LEURS PIECES S’INSCRIRONT OU APRES ? On a trouvé que ce n’est pas logique. D’ailleurs, nous avons fait une déclaration auprès du Pnud qui est le coordonnateur et le facilitateur de cette opération pour dire que nous n’étions pas d’accord et qu’on fasse une réunion urgente pour avoir un consensus. Ce qui a été annoncé n’est pas consensuel.

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Vous avez lancé une mission conjointe avec le Fpi. Où est-ce qu’on en est ?

Avec le Fpi, c’est la réconciliation. Nous avons nos responsables sur le terrain, on travaille déjà. Nous avons les délégués qui sont en place, sensibilisés et qui travaillent. Donc, on n’a pas besoin de faire des tournées. Cet argent qu’on peut prendre pour le carburant peut être transformé en timbres.

 

Monsieur le Secrétaire exécutif, on va aussi parler de la Convention ?

Pour le moment, on ne peut pas en parler. La semaine prochaine, vous aurez des informations.

 

Les délégués sont mis en mission, est-ce qu’ils auront les moyens nécessaires pour aller au corps à corps avec les militants ?

Il y a longtemps qu’ils sont délégués. Nous leur avons demandé de mobiliser. C’est le moment de mobiliser tous les cadres de leurs délégations et les militants. Le timbre pour faire l’opération coûte 1000 F Cfa soit 500 F Cfa pour le jugement et 500 F Cfa pour le certificat de nationalité. Si quelqu’un donne 10 000 F Cfa, il fait pour 10 personnes. Quelqu’un peut donner 20 000 F Cfa pour 20 personnes. Celui qui donne 1 million F Cfa fait pour 1000 personnes. Donc, si on mobilise toutes les forces vives, il y aura des résultats insoupçonnés. C’est la capacité des délégués à mobiliser les cadres qui est à l’épreuve. Nous leur avons dit qu’ils aient un esprit de conquérant. Qu’ils se disent que nous sommes dans l’opposition et qu’on n’obtient rien sans effort. On n’a jamais vu dans le monde un  parti politique qui travaille pour le bonheur d’un autre. Tout n’est pas de l’argent parce que si vous basez tout sur l’argent, vous ne réussirez pas. Il y a des gens à qui on peut donner un milliard, ça peut devenir des milliards et y a des gens à qui on peut donner de l’or, ça peut devenir du sable.

Admettons que nous disons que nous voulons donner  de l’argent aux délégués pour payer les timbres.   Mais s’ils n’ont pas pu recenser des personnes qui devront bénéficier de ces timbres, cela serait vain. C’est pourquoi il faut d’abord un grand travail de recensement, d’organisation, de mobilisation. Ensuite nous avons lancé un appel aux cadres  pour autorisation de soutien en achetant des timbres pour les militants. Nous ne lancerons pas de grande opération de timbres à offrir. Mais nous allons offrir les timbres  dans les délégations où les gens ont fait des efforts. Nous pouvons donc aider ceux qui font des efforts. Il y a des délégations qui sont aujourd’hui  à plus de 4000 à 5000 personnes inscrites. Nous n’allons pas crier sur tous les toits  pour dire cela. Mais il faut reconnaitre qu’il y a un travail de fond qui est fait, mais nous voulons l’accélérer pour avoir beaucoup plus de personnes inscrites  sur la liste électorale.

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Parlant de ce travail qui est fait dans les différentes délégations, quels sont les moyens que vous donnez pour vous assurer qu’effectivement ce travail se fait sur le terrain ?

Nous suivons le travail et il y a aussi le degré de confiance que  nous  plaçons en ces délégués. Mais également nous avons des informations provenant des différentes localités. Aujourd’hui, je sais précisément où cela ne marche pas c’est pourquoi j’ai convoqué cette réunion pour échanger.

 

En dehors des sous-préfectures où les agents pour les audiences foraines ne sont pas encore présents, quelles sont les difficultés que rencontrent les délégués sur le terrain ?

Ce sont  les difficultés majeures que nous avons relevées. Dans les sous-préfectures où l’opération est ouverte, les sous-préfets  travaillent au bon déroulement de l’opération. Il y a des gens qui parlent de fraude, mais nous pensons qu’il ne faut pas toujours crier à la fraude mais il faut travailler.  Car si des gens fraudent que toi tu travailles, tu peux les dépasser. Nous avons dit que nous devons avoir un esprit de conquête et non de requête.

Concernant l’enrôlement sur la liste électorale, le décret a été pris aujourd’hui  (hier mercredi Ndlr) en conseil des ministres fixant la date de cette opération. Quelle est concrètement la position de votre parti sur cette opération ?

Nous sommes dans le domaine politique. Nous avons dit que nous ne sommes pas d’accord avec ce délai du recensement sur la liste électorale et que nous recherchons un consensus. Et nous avons saisi le Pnud qui est chargé de la facilitation du processus électoral. Nous verrons quel résultat cela donne. Quand un décret est pris par quelqu’un, il peut reprendre  un autre décret.

 

Et si votre démarche auprès du Pnud n’aboutissait pas, que feriez-vous ?

Le problème ne se pose pas ainsi. Si cela n’aboutit pas, c’est que le Pnud n’a pas joué son rôle. Ici, nous ne jouons pas avec les émotions. Un opposant, ce n’est pas celui qui casse mais on peut obtenir quelque chose en menant des démarches. Au début, c’était avec la Carte d’identité que l’on s’inscrivait sur la liste et votait mais cela a changé. Pourquoi nous avons obtenu le certificat de nationalité comme document pour s’inscrire sur la liste électorale ? C’est parce qu’un travail a été fait et nous avons notre manière de travailler et nous continuerons avec la même manière de travailler. Tout n’est pas dans la violence.

Professeur, vous avez mis les délégués en mission mais il y a des  cadres du parti  qui attendent formellement que la Direction du parti lance un message avant de se mettre en mouvement sur le terrain. Quel est le message à l’endroit de ces cadres ?

Je voudrais dire aux cadres de ne pas rester timorés dans cette opération. C’est une opération qui permettra au Pdci de gagner les élections. Si vous êtes cadre dans votre milieu  et qu’il y a des besoins et que vous avez des moyens, vous devez faire le travail, après vous informez le délégué. Mais il ne faut pas dire si le délégué ne m’a pas appelé, je ne bouge pas. Nous sommes  dans une opération, où nous avons besoin de tout le monde. Nous demandons aux cadres du Pdci qui sont membres du Bureau politique ou pas   qui peuvent nous aider dans cette opération à le faire sans hésiter. Ce n’est pas le fait du seul délégué. Certes le délégué conduit l’opération, mais il a besoin de l’appui de tous les cadres de sa localité.  Ces cadres peuvent nous saisir également pour dire le travail qu’ils font sur le terrain.  Dans cette opération, il faut éviter le spectacle. Si la direction du Pdci veut mettre des gens en mission, cela va coûter  un budget. Mais ce budget que nous allons mettre  pour faire les missions, nous pouvons l’utiliser pour payer des timbres pour les militants et c’est ce que nous avons décidé de faire.

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Après le bilan à mi-parcours, êtes-vous satisfait du travail effectué sur le terrain ?

Il y a beaucoup de délégations qui ont abattu un bon travail mais on ne peut pas parler de satisfaction totale.

 

Que répondez-vous à ces militants qui pensent qu’au Pdci les réunions priment sur les actions de terrain ?

Les réunions  sont importantes parce qu’avant d’agir, ils se réunissent. On dit souvent,  plus la réflexion est longue, plus l’action est courte  et efficace, donc les réunions sont nécessaires.

 

Quel est votre appel à l’endroit des militants ?

Je voudrais demander aux militants et aux responsables politiques de prendre ce dossier à bras le corps  parce qu’il y a un parti politique au pouvoir que nous voulons déloger. Et j’ai toujours donné cet exemple. Quand tu es dans l’opposition que tu veux prendre le pouvoir, c’est  comme quelqu’un qui met sa main dans la gueule d’un chien berger allemand. Cela n’est pas facile. Il faut s’armer de courage  et être moralement fort.  Et nous le pouvons. Il y a des signes qui montrent que le Pdci peut revenir au pouvoir, mais il faut une mobilisation générale car ce n’est pas le fait de quelques individus. Tous les militants doivent se mobiliser pour cette opération. Si tous les cadres du Pdci et militants du Pdci se mobilisent sur toute l’étendue du territoire, chacun donne, ne serait-ce que 2000f, nous bouclons cette opération. Je voudrais donc lancer un appel à la solidarité générale. Qu’on soit secrétaire exécutif,  vice-président, membre du Bureau politique, même les secrétaires de section, tous doivent s’impliquer dans cette opération. Au nom du président Henri Konan Bédié, je lance un appel à la mobilisation générale pour réussir cette opération, car cette année, nous sommes plus que mobilisés pour cette opération de révision électorale.

Réalisé par Gilles Richard OMAEL, JN, JBK, BN et EA

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