"La jeunesse est le fer de lance d’une société", a-t-on coutume de dire. Cette jeunesse constitue la soldatesque des partis politiques qui aspirent diriger un pays. Au PDCI-RDA, pendant que des dirigeants des structures de jeunes sont en prison depuis des mois, les dirigeants du parti préfèrent se retrancher dans des silences et des querelles internes. Un Coordinateur JPDCI Rurale, dans une lettre ouverte adressée aux cadres dudit parti, dénonce donc cette «forme de méchanceté et de trahison vis-à-vis de la base militante».

Morel N’cho, Coordinateur JPDCI RDA RURALE ANYAMA OUEST.

LETTRE OUVERTE AUX CADRES ET ÉLUS DU PDCI-RDA

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Chers Cadres,

Chers ÉLUS,

En ces temps difficiles où plusieurs de nos militants croupissent derrière les barreaux, il est douloureux de constater votre silence assourdissant. L’histoire du PDCI-RDA, faite de luttes, de sacrifices et de combats pour la dignité et la liberté, ne peut se résumer aujourd’hui à l’indifférence face à la souffrance de nos propres frères et sœurs.

Pendant que vous vous retranchez dans vos silences et vos querelles internes, d’autres partis politiques, à l’image du PPA-CI, montrent une voie plus digne et responsable. Ils se battent pour leurs militants, engagent le dialogue avec les autorités compétentes, et réussissent même à obtenir la libération d’un grand nombre de leurs camarades. Voilà des actes concrets, porteurs d’espoir et de confiance.

Le contraste est triste : au lieu d’agir dans l’intérêt de nos militants arrêtés, certains cadres et élus du PDCI-RDA préfèrent se livrer à des calculs politiciens, à des divisions internes, voire à des campagnes de dénigrement contre ceux qui ne partagent pas leur ligne. Cette attitude est perçue comme une forme de méchanceté et de trahison vis-à-vis de la base militante.

Nous rappelons que sans militants, il n’y a pas de parti. Sans solidarité, il n’y a pas de lutte. Et sans courage politique, il n’y a pas de victoire.

Chers Cadres, chers élus, il est temps de revenir à l’essentiel : défendre nos militants, protéger leurs droits, et mener des actions concrètes auprès des autorités afin d'obtenir leur liberté. Le PPA-CI en donne déjà l’exemple, et nous ?

L’histoire jugera chacun selon ses actes, et le peuple retiendra ceux qui, dans les moments difficiles, ont choisi d’abandonner les leurs.

Clin d'œil à mon président Innocent Yao, Président National JPDCI-RDA RURALE.

Henri Joël, Président National JPDCI-RDA Estudiantine et ses membres.

Morel N’cho

Coordinateur JPDCI RDA RURALE ANYAMA OUEST.

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