L'ESSENTIEL EN 3 POINTS
- Dans une déclaration publiée, ce lundi, sur sa page officielle, Mathieu Katchia, cadre du PDCI-RDA, par ailleurs, Conseiller municipal à la mairie de Cocody,...
- Sujet d'actualité majeur décrypté par notre rédaction.
- Analyse des retombées et perspectives pour les acteurs concernés.
Dans une déclaration publiée, ce lundi, sur sa page officielle, Mathieu Katchia, cadre du PDCI-RDA, par ailleurs, Conseiller municipal à la mairie de Cocody, a répondu, sans ambages, au député Guillaume Gbato, Député de Danané, à la suite des récentes déclarations de ce dernier sur les missions qu'il dit avoir reçues de ses électeurs.

Ce que reproche surtout ce militant du parti septuagénaire au journaliste et parlementaire, c'est le fait d'entretenir une confusion entre les responsabilités d'un député et celles de l'Exécutif.
S'appuyant sur les dispositions de la Constitution ivoirienne, il rappelle que l'article 86 dispose que le Parlement « vote la loi, consent l'impôt et contrôle l'action du Gouvernement », tandis que l'article 87 précise que les députés sont « les représentants de la Nation » et que « tout mandat impératif est nul ».
« Le député n'est pas un maire », affirme Mathieu Katchia. Pour qui , la réalisation de forages, d'écoles ou de centres de santé relève exclusivement des ministères techniques, des collectivités territoriales et du Gouvernement et non d'un député. « Si un député réalise de telles infrastructures sur ses fonds propres, cela relève davantage d'un acte philanthropique que de l'exercice de son mandat », soutient-il.
Le cadre du PDCI estime que la mission fondamentale d'un député consiste à voter les lois, adopter le budget de l'État et exercer un contrôle rigoureux sur l'action gouvernementale. « C'est à travers les questions adressées aux ministres, les commissions d'enquête parlementaires et le contrôle de l'action publique que les préoccupations des populations trouvent des réponses durables », fait-il valoir.
Mathieu Katchia rappelle également qu'un député représente l'ensemble de la Nation et non uniquement les populations de sa circonscription. À ses yeux, les élus doivent avant tout défendre l'intérêt général et veiller à une gestion efficace des ressources publiques.
« La Côte d'Ivoire n'a pas besoin de 255 philanthropes, mais de 255 législateurs et contrôleurs pleinement conscients des responsabilités que leur confère la Constitution », conclut-il. Non sans manquer d'inviter les parlementaires à recentrer leur action sur les missions définies par la loi fondamentale.
Jean Claude KOUDOU
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