Après l’élimination des Eléphants de Côte d’Ivoire de la 23ème édition de la Coupe du Monde 2026, la première du genre avec 48 nations et organisée simultanément par trois pays, notamment, les Etats-Unis, le Canada et le Mexique, l’actualité sportive ivoirienne s’est immédiatement orientée vers l’élection du président de la Fédération Ivoirienne de Football (FIF).

À LIRE ÉGALEMENT : PDCI-RDA/Ouéllé: Pour son courage et son sens du sacrifice, Konan Koffi Fabrice reçoit une moto de la part du député Innocent Yao

Candidat à sa propre succession, l’actuel locataire de la "Maison de verre" de Treichville, Yacine Idriss Diallo, a déjà déclaré son intention de briguer un autre mandat.

L’actuel président de la faitière des équipes de football du pays, à travers cette volonté affichée, ambitionne perpétuer les chantiers entrepris pour accroître le rayonnement à l’international du ballon rond ivoirien.

Auréolé d’un bilan, dans l’ensemble qu’on pourrait qualifier de positif, l’actuel patron de la FIF mise sur la stabilité pour poursuivre sa politique de modernisation des infrastructures sportives et de renforcement de la gouvernance du football.

Elu président de la FIF, le 23 avril 2022, à Yamoussoukro au terme d'une assemblée générale élective mouvementée, celui que ses admirateurs appellent, affectueusement, YID sera, certainement, face à plusieurs candidats dont Cissé Souleymane, le 12 septembre prochain, date du renouvellement de l’instance fédérale.

A quelques mois de ce rendez-vous important, la tension est montée d’un cran avec les supputations sur une probable candidature de Adam Malick Tohé, membre du Comité exécutif de la FIF.

Si la candidature du président du Club omnisport de Korhogo (COK) s’officialise, cela signifierait que l’idylle entre les deux "frères" et complices n’aura résisté que le temps d’un seul mandat.

Et pourtant, le duo Idriss et Malick avait suscité tant d’espoir après l’élection de leur team.

Qu’est-ce qui a pu bien se passer pour qu’on en arrive au divorce entre ces deux personnalités dont l’engagement au développement du football ivoirien ne souffre d’aucune ambigüité ?

De deux choses l’une.

Soit une divergence sur la gestion du football ivoirien est survenu en cours de route, soit c’est une question de personne.

Toute œuvre humaine n’étant pas parfaite, il est indéniable que tout n’aura pas été sans reproche.

Cependant, force est de reconnaitre que le Comité exécutif de la FIF peut se féliciter d’acquis probants, entre autres, la victoire de la CAN 2023 en Côte d’Ivoire ; la qualification de la Côte d’Ivoire au Mondial 2026 avec une qualification historique en 16ès de finale ; passage de la Ligue 1 à 16 clubs, élargissement de la Ligue 2 avec une activité régulière des divisions inférieures sans oublier l’augmentation des subventions aux clubs et l’imposition d’un salaire minimum qualifiée de première dans un écosystème longtemps resté informel.

Il est bon de signaler, également, la réactivation des ligues régionales et des compétitions nationales de jeunes qui ont repositionné la Côte d’Ivoire avec un retour aux compétions majeures continentales et mondiales chez les U15, U16, U17, U20 et U23.

Certes, beaucoup restent encore à faire.

La professionnalisation qui demeure toujours fragile, le développement du football féminin et la performance des clubs ivoiriens sur ainsi que le retour des équipes sur leur base en championnat par la réduction des inégalités des infrastructures sportives dans les régions.

Ces défis sont incontestablement immenses, mais pas insurmontables.

Ensemble, soudés, solidaires et unis, le Comité exécutif, conduit par le duo Idriss Yacine Diallo-Adam Malick Tohé, réussira pour le bonheur des amoureux du ballon rond.

On a coutume de dire qu’on ne change pas une équipe qui gagne. Divisés et adversaires, ils n’apporteront rien de profitable au football ivoirien.

C’est pourquoi, Idriss Diallo et Malick Tohé, ne nous faites pas ça !

Ne nous ramenez pas dans les crises pré et post électorales du passé qui ont fragilisé le football ivoirien durant de nombreuses années.

S’il vous plaît, ne faites pas ça aux Ivoiriens qui sont, aujourd’hui, fier du travail abattu et espèrent que le Comité exécutif de la FIF écrira des pages encore plus belles et glorieuses du football de cette terre d’espérance.

TRETA Zoumana

Citoyen ivoirien et supporter mazo

Document officiel · Certificat d'authenticité inclus