« L’école doit préparer le pays à son avenir ; elle ne doit pas seulement réparer les difficultés de son présent », a déclaré le mercredi 16 Septembre 2016, M. Pierre IRIE François, Président Exécutif du parti politique Force aux Peuples.

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Dans cette sortie consacrée à l’avenir de l’école ivoirienne, le responsable politique estime que les sept priorités annoncées pour cette rentrée répondent à certaines difficultés immédiates, mais ne permettraient pas, à elles seules, de répondre à la question fondamentale de la construction du capital humain nécessaire au développement de la Côte d’Ivoire.

Les priorités annoncées concernent notamment les programmes et manuels scolaires, l’accompagnement des enseignants, la sécurité et les conditions d’apprentissage, la crédibilité des examens, la formation technique et professionnelle, la culture scientifique et numérique ainsi que la discipline et le sens des responsabilités.

Pour Pierre IRIE François, ces orientations doivent toutefois être replacées dans une vision nationale de long terme. « La question essentielle est de savoir quelle Côte d’Ivoire nous voulons construire et quels femmes et hommes il faut pour réaliser cette ambition », soutient-il.

Bien plus, e Vice-président de la formation politique dirigée par Innocent Gnelbin rappelle que les difficultés d’apprentissage demeurent une préoccupation majeure. Selon les résultats du PASEC 2019, en fin de primaire, 40,4 % des élèves atteignaient le seuil suffisant en lecture, contre seulement 17,2 % en mathématiques.

Au-delà des performances scolaires, il appelle à une réflexion sur les compétences nécessaires à l’économie ivoirienne. Une industrialisation accrue nécessitera, selon lui, davantage de techniciens, d’ingénieurs, de chercheurs et de spécialistes de la production et de la transformation. Une même exigence dans les secteurs de l’agriculture, le numérique, l’intelligence artificielle, les industries culturelles et la recherche.

« Il ne s’agit pas de produire des diplômés à l’école ; il s’agit de construire la connaissance et les compétences qui ont une utilité avérée pour le pays », affirme, convaincu, l'homme politique.

Pierre IRIE François préconise ainsi une meilleure articulation entre l’enseignement général, la formation professionnelle, l’université, la recherche et les besoins de l’économie.

Pour lui, l’école constitue une infrastructure stratégique du pays et doit être pensée à partir du projet national.

« Nous voulons une école conçue pour le pays que nous projetons », conclut-il.

Isaac Grobly Gbegnon

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