La récente intervention de Monsieur Brindoumy Soumaïla, porte-parole du PDCI-RDA, nous laisse perplexes. À son âge et au regard des responsabilités qui sont les siennes, nous étions en droit d'attendre de lui un discours d'apaisement, de vérité et de réconciliation. Malheureusement, il a une nouvelle fois préféré la manipulation des faits et une lecture contestable des textes du parti.
Le CNS-PDCI-RDA tient à rappeler une vérité simple : les textes du PDCI-RDA ne font d'aucun militant un membre à vie du Bureau politique.
Les statuts sont sans ambiguïté. À chaque congrès, les membres du Bureau politique sont élus, sur proposition du Président du parti, pour un mandat couvrant la période entre deux congrès, soit cinq (5) ans. Ce mandat ne peut être prolongé que si les circonstances empêchent la tenue d'un congrès.
Dès lors, soutenir que Monsieur Tidjane THIAM aurait conservé sans interruption sa qualité de membre du Bureau politique est une affirmation qui ne correspond pas à la réalité des textes.
Les faits sont connus de tous. Après le 11ᵉ Congrès, Monsieur Tidjane THIAM n'était plus membre du Bureau politique. Il n'a retrouvé cette qualité qu'à l'occasion du Congrès extraordinaire de 2023. Cette réalité historique ne peut être effacée par des déclarations médiatiques.
Soyons honnêtes avec les militants. À un moment où notre parti cherchait un candidat capable de porter ses ambitions face au RHDP, beaucoup ont accepté certaines interprétations des textes dans l'intérêt supérieur du PDCI-RDA. C'était un choix politique assumé. Mais vouloir aujourd'hui faire croire que tout cela relevait d'une application stricte et normale des textes est une contre-vérité.
Dire la vérité n'affaiblit pas le PDCI-RDA. Au contraire, c'est le mensonge qui fragilise notre crédibilité et nourrit la méfiance des militants.
Le CNS-PDCI-RDA lance donc un appel à tous les responsables du parti. Les militants n'attendent plus des déclarations qui alimentent les tensions. Ils attendent des femmes et des hommes capables de rassembler, de dialoguer et de préparer sereinement l'avenir.
Nous invitons Monsieur Brindoumy Soumaïla à mesurer la portée de ses propos. Être porte-parole ne consiste pas à réécrire l'histoire ni à imposer une vérité politique qui ne résiste ni aux faits ni aux textes. Cette fonction exige de la rigueur, de la responsabilité et un profond respect de l'intelligence des militants.
Le Président Henri Konan Bédié dirigeait le PDCI-RDA avec discrétion, sagesse et sens de l'État. Les décisions importantes étaient prises dans un cercle restreint de confiance. Chacun sait que tous les responsables n'étaient pas associés à ces échanges. Il convient donc d'éviter d'attribuer aujourd'hui au Président disparu des intentions ou des certitudes qui ne reposent sur aucun élément vérifiable.
Le PDCI-RDA est plus grand que les ambitions personnelles. Il mérite mieux que des polémiques permanentes. Il mérite des dirigeants capables de dire la vérité, de respecter les textes et de travailler à la réconciliation de tous les militants.
Le CNS-PDCI-RDA demeurera fidèle à ce combat : défendre les textes, protéger l'héritage politique du Président Félix Houphouët-Boigny et du Président Henri Konan Bédié, et œuvrer sans relâche au retour de l'unité, du respect et de la confiance au sein de notre grand parti.
Fait à Abidjan, le 5 août 2026.
Le Cercle National pour la Sauvegarde du PDCI-RDA (CNS-PDCI-RDA)
PO le Secrétaire Général
DAGO Chris Patrick
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