La rareté de cette espèce de personnalités sur le continent africain est si criarde qu’on se surprend souvent d’évoquer la question. Pourtant, cela paraît si simple qu’on se turlupine encore et encore les méninges pour comprendre.
Hélas, les réponses sont difficiles parce qu’il y a très peu d’exemples en la matière. Comme le dit la Bible dans le non moins impactant livre de Mathieu 22 au chapitre 14 : « Car il y a beaucoup d’appelés, mais peu d’élus ».

Pourtant cela devait être une routine dans nos pays héritiers d’une certaine culture démocratique et surtout, d’une grande lutte pour les indépendances, les libertés et la décolonisation géographique, culturelle et intellectuelle.
Les pères fondateurs se sont battus au nom de l’autodétermination, de la souveraineté, de la démocratie et de la liberté. Pour devenir après, eux-mêmes, de farouches destructeurs de ce pourquoi ils se sont battus.
Laissant cela même en héritage à leur fils (dignes héritiers de leur nom), afin que ces derniers, plus dangereux et extrêmement ingénieux, poursuivent leurs œuvres.
« Les soleils des indépendances » du prolifique, talentueux et glorieux Ahmadou Kourouma (Dieu le garde précieusement dans les creux de ses mains), n’ont pas été bénéfiques pour les classes dirigeantes d’ici et d’ailleurs.
Blottis qu’ils sont dans le confort de leurs intérêts. Voilà le danger ! Penser à soi plutôt qu’aux autres, alors que l’on vous confie les deniers de tous. S’éterniser à un poste étatique, surtout à la présidence de la république, est calamiteux pour la République et pour la Démocratie.
Les risques sont énormes. De bonne foi, on peut penser que l’État nous appartient et transformer ainsi la République en une monarchie républicaine. Aussi, la bourse de tous peut se confondre à la poche du sanhédrin et à la popote de la très puissante première des dames du flot de courtisans. Tout cela crée d’énormes problèmes à l’État et à la République.
Barack Obama, l’ancien président et le premier de couleur de l’Amérique, a le nœud creux de dire : « 80% des problèmes du monde viennent du fait que des hommes âgés s’accrochent au pouvoir, terrorisés par la mort et par l’idée de disparaître dans l’oubli. Ils refusent de lâcher prise. Alors, ils construisent des pyramides, mettent leur nom partout et cherchent ainsi à conjurer leur insignifiance ».
Une affirmation picturale et illustrative de ce qui se fait sous les tropiques. Une situation à laquelle, Adjoua Henriette Lagou, la femme que l’histoire retiendra,va changer. Elle vient pour mettre fin à ce vieillissement autoritaire à la tête de l’État.
Adjoua Henriette Lagou veut transformer les habitudes et instaurer les conditions d’une véritable alternance afin que, génération après génération, les hommes passent et la Côte d’Ivoire demeure.
NB : La Rédaction de Africanewsquick.net est ouverte à tous et demande, pour une équité et un équilibre d’information, à tous les communicants des candidats à l’élection présidentielle d’octobre 2025, de produire des contributions sans injure ni invective, qui seront publiées gratuitement dans les mêmes conditions. Bonne précampagne et campagne à tous!
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