Cowpli_Boni

PDCI/Les vérités crues de Pr Cowpli-Boni: «C’est votre argent qu’on prend pour vous acheter… Duncan s’est laissé prendre au piège»

Professeur Cowpli Boni, Vice-président du Pdci-Rda, a participé la séance de travail des responsables politiques de base avec le Vice-président, chef du Secrétariat exécutif du PDCI, Prof. Maurice Kakou Guikahué, à Bouaflé pour le compte de la région de la Marahoué, dimanche 13 novembre dernier. Au cours de cette rencontre, Prof. Cowpli Boni, doyen des cadres PDCI de la Marahoué, a prodigué beaucoup de conseils aux responsables du parti. Les vérités crues de l’ancien maire de Bouaflé et vice-président du PDCI-RDA.

«Vous savez je ne suis pas encore tout à fait au garage. Et je suis prêt à aider mon petit frère Zamblé, pour faire le travail pour nous tous. Dès qu’il est venu me voir pour m’annoncer sa désignation en tant que coordonnateur régional, je l’ai félicité et je lui ai dit, notre secrétaire exécutif en chef du Pdci-Rda vient à Bouaflé, j’y serai, je dois y être. C’est mon devoir donc je vous remercie.

Je vous demande simplement de tenir bon ! Tout ce que le Secrétaire exécutif vient de dire, toutes les recommandations qu’il vient de nous faire, il faut que vous preniez cela au sérieux, au sérieux ! Parce que comme vous le sentez, nous avons besoin de récupérer la place du Pdci-Rda dans ce pays. Car c’est grâce au Pdci-Rda que nous avons été, avec le Grand Houphouët-Boigny, à l’indépendance de ce pays. Vous savez tous, ce que le Président Houphouët-Boigny a fait. Et le parti qu’il a créé, le Pdci, était le parti de tous les ivoiriens.

Tous les ivoiriens ont appartenu à ce parti. Ils ont aidé le Président Houphouët à aller jusqu’à l’indépendance. La lutte a été sévère, a été dure ; encore plus dure que la lutte que nous sommes en train de mener aujourd’hui pour que notre parti reprenne sa place. Le Pdci est le parti majeur de ce pays. Donc je vous demande de ne pas faire honte au peuple, au peuple ivoirien par des dissensions, de petits problèmes qui vous emmènent à être candidats mais voyez plutôt l’intérêt du Pdci-Rda pour être candidats, voyez plutôt l’ensemble des peuples de Côte d’Ivoire pour être candidats. Est-ce que vous vous êtes interrogés pour dire est-ce que je suis plus capable que mon frère qui est à côté de moi et mieux mener la lutte que nous menons. Vraiment, je vous demande pardon, oubliez les affaires personnelles et pensez avant tout au Pdci-Rda.

Je suis content de voir mon jeune frère Ty Koffi Lazare, chef central Yowrê, qui a été un de mes conseillers quand j’ai été maire ici à Bouaflé, pendant 15 ans. Je suis content de le voir et j’espère qu’il tient toujours la place du Pdci dans son cœur. Il est le chef d’une région, je compte sur vous. L’argent qu’on prend pour acheter nos militants, cet argent vient d’où ? C’est l’argent de la Côte d’Ivoire, c’est votre argent. C’est votre argent qu’on prend pour vous acheter. Et pour vous faire quoi ; c’est pour faire de vous des gens de seconde zone, des hommes à qui on réserve les secondes places.

Les éléments Pdci qu’on recrute par l’argent, c’est la seconde place qu’on leur réserve. Et cela vous le savez. Pour quoi notre frère Duncan est parti après avoir été un bon militant du Pdci-Rda. Quand j’ai construit cette mairie, la morgue, le marché, c’est Duncan en tant que Premier ministre qui est venu inaugurer avec Bombet comme ministre de l’Intérieur. C’est pour vous dire que le frère Duncan s’est laissé prendre au piège. Il est arrivé et il pensait que tout ce qu’on lui avait promis allait être vrai. Et puis qu’est-ce qui s’est passé ? Les gens étaient dans du faux, voilà pourquoi il est parti. Et aujourd’hui, il est un tout petit peu coincé parce que revenir au Pdci allait être un peu difficile pour lui. Mais il ne pense pas moins. Quand j’ai vu le Président Bédié, je lui ai dit que devient ton frère Duncan, il m’a dit il me téléphone de temps en temps. Aujourd’hui c’est cette situation qu’on veut vous réserver. On veut vous acheter pour que simplement vous les aidiez à être là. Mais vous ne serez jamais à la première place avec eux. Alors tenez bon et nous gagnerons avec l’aide de Dieu.

Chers parents je voudrais, en votre nom, remercier le ministre Maurice Kakou Guikahué, Secrétaire exécutif du Pdci-Rda pour être venu nous porter cette nouvelle, une nouvelle pure. La façon dont il faut s’y prendre pour revenir au pouvoir. Encore une fois merci et merci !

Et je le redis, Bouaflé a été un bastion pour le Pdci-Rda, nous ne pouvons pas ne pas réaliser un grand succès pour ce parti, pour montrer que les enfants que vous êtes, dont les pères, les mères, les frères ont été sacrifiés sur l’autel dès le départ, c’est en leur mémoire que nous tous, nous allons nous mobiliser, entrainer tous nos jeunes avec nous, à ne pas froisser la mémoire de nos ainés qui sont morts pour ce parti.

Donc nous restons toujours fidèles. Ce que je vous demande c’est d’éviter les oppositions sur le terrain entre responsables, entre tous ceux qui ont été chargés de mener cette opération jusqu’à la réussite. Oubliez vos petits problèmes de sentiment, de frustration, je vous demande humblement cela. Je suis toujours avec vous.

Tant que j’ai la voix et que je peux parler à certains d’entre vous, à beaucoup d’entre vous, leur rappeler l’histoire du Pdci-Rda que j’ai vécu ; le Pdci-Rda est né en 1945, j’étais au cours moyen 2 en ce moment-là, j’étais conscient et je savais ce qui se passait. Nos parents ont souffert, ils ont souffert pour libérer la Côte d’Ivoire. Ne leur faisons pas honte, ne frustrons pas leurs mémoires. Je vous en prie par respect de vos ancêtres, restez unis, fidèles au Pdci-Rda.» 

Propos recueillis par Gilles Richard OMAEL