AFRICANEWSQUICK

Plus qu'une Agence de communication, un journal en ligne

Subiakro (Yamoussoukro): Nanan Kouassi Elysée et Nanan Yao Amani enterrent la hache de guerre

4 min read
a70f4dbe 5f5b 4af0 8f12 cec55f933002

C’est un beau cadeau de Noël que viennent d’offrir les cadres et la chefferie traditionnelle du village de Subiakro, sur l’axe Yamoussoukro-Oumé, aux populations de ladite localité. A quelques semaines de la célébration de la nativité du Christ, le village, à travers ses cadres et les têtes couronnées, a décidé de fumer le calumet de la paix, de faire la paix des braves. Ce, après plus d’une décennie de palabres, d’incompréhension entre ces différentes entités.

Le dialogue et les négociations, initiés par le Sous-préfet central de Yamoussoukro, les gardiens des us et coutumes, notamment ceux de N’Zuéssy conduit par nanan Adi Koffi Akloua 2, ont abouti à la célébration de cette journée de « Anouanzè tchin », qui signifie en langue locale baoulé « journée de la réconciliation, de la cohésion et de la paix».

Fer de lance de cette journée de réconciliation, Kouamé Dieudonné, président de l’Arsavd, a livré l’intérêt de ce rassemblement du jour. « Je voudrais exprimer ma grande joie pour l’occasion qui nous est donnée de mettre en sourdine nos différends, nos incompréhensions, nos palabres intestines au profit de l’entente, de la concorde et de la cohésion au sein du village», a-t-il d’emblé manifesté sa joie avant de relever que «la situation qui a prévalu pendant plus d’une décennie a fait beaucoup de mal individuellement comme collectivement. Elle a retardé le village dans ses projets de développement. Aujourd’hui, il s’agit de faire la paix des braves pour faire avancer le village. Il ne devrait donc plus avoir de place pour des querelles de clochet, mais au contraire et plus qu’avant, il faut se donner la main pour rattraper le temps perdu», a signifié Dieudonné Kouamé.

Il a aussi fait savoir que « dans cet exercice, il n’y a pas de groupe de ceux qui ont tort et celui de ceux qui ont raison. Il n’y a pas de groupe de ceux qui ont gagné et celui de ceux qui ont perdu. Mais tout simplement nous avons eu tous tort et nous avons tous gagné. C’est Subiakro qui gagne en voyant ses fils et filles ensemble main dans la main.»

Il a annoncé la nouvelle de l’institutionnalisation de cette date du 11 décembre pour célébrer la paix à Subiakro.

Au nom du Président du Conseil économique, social, environnemental et culturel, Aka Aouélé, Kouablan François, membre de ladite institution, s’est félicité desdites journées de réconciliations avant de prodiguer quelques conseils pour un meilleur vivre ensemble.

« La vie en communauté, reconnaissons le, n’a jamais été un fleuve tranquille. Toutefois vivre avec les autres, c’est vivre pour les autres ; vivre avec les autres c’est accepter qu’ils soient autre que nous, qu’ils soient différents de nous et que par une symétrie évidente nous soyons différents d’eux. La vie en communauté exige de nous que nous acceptions de vivre dans la tolérance. Sans les autres, il n’y a pas de bonheur», a-t-il fait savoir avant de féliciter les autorités traditionnelles de Subiakro qui ont su briser les chaînes de méfiance pour aller à la paix et à la réconciliation pour le bonheur de leurs administrés.

Comme lui, le sous-préfet central de Yamoussoukro, Godo Kessa, s’est réjoui de l’initiative des cadres de l’Arsavd, avec à leur tête Kouamé Dieudonné. Il a salué les actions menées par ceux-ci avant de les inviter à soutenir la chefferie traditionnelle, à consolider cette paix retrouvée.

Nanan Kouassi Koffi Elysée, chef du village de Subiakro, heureux de voir son village emprunter la voie de la cohésion et du développement, a indiqué au terme de la cérémonie ceci : « Je dis merci à tout le monde, car Subiakro vient de renaître parce qu’il y a dix ans au moins, à cause des mésententes, Subiakro n’a pas bougé, n’a pas avancé dans le développement. Avec cette paix et cette réconciliation sincère des uns des autres, Subiakro a gagné et tout va redémarrer.»

C’est par des accolades et des embrassades que nanan Kouassi Koffi Elysée, chef de Subiakro et nanan Yao AMANI Valentin, chef de terre, ont fumé le calumet de la paix, devant le parterre de personnalités réunies. C’est dans une ambiance festive avec les artistes comme Adéba Konan et Franck Emmaüs Kouassi, que cette réconciliation s’est faite.

GRO avec JP Koulou

About The Author


En savoir plus sur AFRICANEWSQUICK

Abonnez-vous pour recevoir les derniers articles par e-mail.

En savoir plus sur AFRICANEWSQUICK

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Continue reading