Coup dEtat.

Instabilité: L’Afrique des coups d’Etat depuis 399 avant Jésus Christ

Coups d’Etat à répétitions en Afrique. Le continent doublement en otage.

Le continent africain figure parmi les continents les plus secoués par les Coups d’Etat. L’Europe, l’Asie, l’Amérique du Sud et même l’Océanie ont également connu de nombreux changements de régime, des révolutions, mais dans les temps anciens. Ces crises et révolutions ont presque disparu de ces continents à l’époque contemporaine.

Mais en Afrique, du Coup d’Etat de 399 avant Jésus-Christ (Amyrtée, pharaon de la XXVIIIè dynastie renversé par le général Néphéritès, et exécuté à Memphis), selon Wikipedia, une bibliothèque en ligne, au dernier Coup d’Etat en date le dimanche 05 septembre 2021 en Guinée Conakry, le constat est clair : le continent est le théâtre de ces renversements de régimes de l’antiquité à nos jours. Et ces crises croissent au fil des années.

Pourquoi l’Afrique refuse-t-elle de changer de mentalité comme le continent européen, Nord-américain ou autres?

En effet, sur ce continent, les Coups d’Etat peuvent être vus sous de multiples angles, des réalités apparemment différentes de celles des autres continents où les droits de l’Homme et les lois fondamentales sont respectés dans plusieurs pays.

Ils ont en majorité lieu par l’armée qui veut mettre de l’ordre dans un pays traversant une grave crise socio-politique ou pour rétablir l’ordre constitutionnel piétiné par des présidents en exercice qui veulent s’éterniser au pouvoir comme ce fut le cas au Gabon avec Omar Bongo (décédé au pouvoir), au Togo avec Gnassingbé Eyadema (décédé au pouvoir). Paul Biya du Cameroun et Denis Sassou Nguesso du Congo ne sont pas loin de réussir cette manœuvre malsaine en régnant sans partage et de main de fer.

Au Gabon et au Togo les fils des présidents décédés, Ali Bongo et Faure Gnassingbé ont respectivement pris le pouvoir avec l’appui de l’armée.

Si Paul Biya et Denis Sassou Nguesso ont jusque-là échappés à des Coups d’Etat, Blaise Compaoré du Burkina-Faso, Ibrahim Boubacar Keita du Mali, Alpha Condé de la Guinée ont payé cash la modification ou l’intention de modification de la constitution pour s’éterniser au pouvoir.

Les Coups d’Etat sont aussi menés par des autorités ayant un esprit revanchard ou par des assoiffés du pouvoir conscients qu’ils ne pourront jamais accéder à la magistrature suprême par la voie des urnes.

A ces raisons, il faut ajouter ceux qui ont lieu pour des raisons dites personnelles aux putschistes et ceux commandités par les puissances coloniales.

L’Afrique semble en otage de cette race de gouvernants sans foi, ni loi qui ne voient que leurs intérêts personnels, celui de conserver le pouvoir par tous les moyens au détriment des populations vivant souvent dans la précarité.

En outre, le continent est désormais l’otage des armées qui souvent prennent le pouvoir sans motifs valables.

L’exemple du Coup d’Etat militaire de décembre 1999 en Côte d’Ivoire est édifiant. Car le pays fonctionnait normalement en ce moment-là, avec le respect de la constitution en vigueur, selon le pouvoir en place.

Cependant, les régimes friands d’un 3è mandat anticonstitutionnel prêtent le flanc à l’armée comme c’est le cas en Guinée Conakry et dans d’autres pays africains.

Nathanael Yao

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