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Côte d’Ivoire/Ebola: Les régions du Kabadougou et du Folon exposées au risque de propagation

Depuis l’annonce du premier d’infection au virus Ebola, la Côte d’Ivoire prend des mesures pour éviter sa propagation. Cependant, l’incivisme criant des transporteurs, au nord du pays, met en danger les populations.

La Côte d’Ivoire a confirmé, samedi 14 août 2021, le premier cas de maladie à virus Ebola dans le pays depuis 1994. Les enquêtes ont révélé que la patiente a gagné Abidjan par voie terrestre, en provenance de la Guinée.

Selon l’Agence ivoirienne de presse (AIP), «un comportement incivique déploré dans la corporation des transporteurs expose le département d’Odienné et plus largement les régions du Kabadougou et du Folon au risque de propagation de la maladie à virus Ebola, dénonce le chef de l’antenne de l’Institut national de l’hygiène publique (INHP) couvrant la zone, Dr Abdoulaye Ouattara.»

Investi notamment de la mission de surveillance sanitaire aux frontières, l’antenne INHP d’Odienné couvre les régions du Kabadougou et du Folon, qui ouvrent sur la Guinée. Un large territoire, avec six points d’accès officiels à la Côte d’Ivoire. «L’un des problèmes au niveau des frontières, ce sont les syndicats. Quel que soit ce que vous allez dire, ils ne pensent qu’à leur argent. Nous sommes tout le temps en train de faire des palabres avec eux. Les frontières sont fermées mais la réalité est que les véhicules vont toujours au Mali, en Guinée et reviennent. Ils chargent au niveau d’Odienné ici et ils font ce qu’ils veulent. Malgré notre bonne volonté, les syndicats n’écoutent pas », a-t-il dénoncé.

Le chef de l’antenne de l’INHP à Odienné s’exprimait à la faveur d’une présentation, par les responsables sanitaires locaux, des moyens et stratégies mis en œuvre depuis le premier cas d’Ebola déclaré en Côte d’Ivoire. La rencontre tenue mercredi 25 août 2021, à la préfecture d’Odienné, a réuni des représentants de l’ensemble des couches sociales.

Dr Abdoulaye Ouattara a expliqué que «certains acteurs locaux du secteur continuent d’assurer le transit inter-états, au mépris de la mesure de fermeture des frontières terrestres toujours en vigueur. Ce, malgré les interpellations de son service quant au risque épidémiologique que ce comportement laisse planer sur le territoire. Un risque dont le niveau s’est accru avec la récente flambée de la maladie à virus Ebola en Guinée voisine», a rapporté l’Aip.

GRO