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Côte d’Ivoire: Les preuves de la mauvaise gouvernance de Ouattara…Essis Emmanuel et Gon Coulibaly au Cepici, une histoire de flagrante incompatibilité au sommet de l’Etat

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Emmanuel Essis et Amadou Gon Coulibaly

Côte d’Ivoire: Les preuves de la mauvaise gouvernance de Ouattara…Essis Emmanuel et Gon Coulibaly au Cepici, une histoire de flagrante incompatibilité au sommet de l’Etat

Le comité de gestion du Centre de promotion des investissements en Côte d’Ivoire (CEPICI a été installé en octobre 2012 avec pour président Amadou Gon Coulibaly et pour directeur général Emmanuel Essis. Sept ans après, les mêmes acteurs demeurent à la tête de la même structure, bien qu’ils ont été promus à de plus hautes responsabilités. Le Cepici ou une histoire de flagrante incompatibilité au sommet de l’Etat.
Alors ministre d’Etat, secrétaire général du gouvernement, Amadou Gon Coulibaly a été propulsé à la tête du comité du conseil de gestion par Alassane Ouattara, président de la République par décret n°2012-867 du 6 septembre 2012. L’objectif du président de la République en 2012 était clair. Donner un élan nouveau à la CEPICI, qu’il a lui-même contribué à la création en 1993. Des mesures urgentes étaient nécessaires pour redynamiser l’investissement et rendre la Côte d’Ivoire plus attractive pour les investisseurs.
Il procède donc au rattachement du CEPICI à la présidence de la République alors qu’il l’était préalablement rattaché à la primature, il la dote d’une personnalité juridique et morale et modulé en un établissement public à caractère administratif en revoyant ses rôles et missions avec une fonction majeure. Celle du guichet unique de l’investissement pour la création d’entreprise, (guichet unique qui sera installé en en décembre 2012 par Daniel Kablan Duncan alors premier ministre) et il intègre dans sa gestion, le secteur privé.
L’on verra alors l’entrée de quatre membres de l’administration étatique dont un représentant de la présidence de la république, un autre de la primature, le ministre de l’économie et des finances, le ministre délégué à la justice et de trois organisations patronales dont les présidents de confédérations générales des entreprises de Côte d’Ivoire, de la chambre de commerce et d’industrie de Côte d’Ivoire et de l’association professionnelle des banques et des établissements financiers de Côte d’Ivoire. Ce plan s’inscrivait selon le gouvernement dans les axes stratégiques de la promotion de l’investissement sur la période 2012-2015 et était inclus dans le plan national de développement (PND).
Et, jusqu’à ce jour, bien que les responsables notamment le président du comité de gestion et le directeur général soient à de plus hautes responsabilités, c’est le statuquo. Aucune mesure n’est prise pour une quelconque note d’intérim à la tête de la structure. Le président du comité de gestion est toujours Amadou Gon Coulibaly depuis 2012 pourtant devenu premier ministre, ministre du budget et du portefeuille de l’Etat en janvier 2017. Emmanuel Essis, directeur général de la structure depuis 2011 est nommé dans le dernier gouvernement Gon Coulibaly de juillet 2018, secrétaire d’Etat auprès du premier ministre, chargé de la promotion de l’investissement privé.
Logiquement, la fonction de premier ministre est incompatible avec celle d’un président de comité de gestion ou d’un président de conseil d’administration. Également la fonction de ministre est incompatible avec celle de directeur général. Une source proche d’Emmanuel Essis nous rapporte que son directeur général est loin d’être ministre. «Le directeur général du CEPICI n’est pas ministre, il n’est que secrétaire d’État auprès du premier ministre», a-t-il signifié. Alors, nous-nous interrogeons sur la dénomination réelle d’un secrétaire d’État auprès du premier ministre qui siège au gouvernement.
Notons que si les deux fonctions d’Emmanuel Essis sont mentionnés, ce n’est pas le cas de son Président du comité de gestion Amadou Gon Coulibaly. Tout fonctionne à la tête du CEPICI comme si l’on voulait instituer un vide juridique pour mieux expliquer une situation de fait qui tourne en un symbole de mauvaise gouvernance flagrante.

Roxane Ouattara, ivoiresoir.net

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