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CAN 2019-2021-2023 : Un sportif ivoirien crache ses vérités à Danho Paulin, la Caf et aux pays africains…De la responsabilité des pays organisateurs

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CAN 2019-2021-2023 : Un sportif ivoirien crache ses vérités à Danho Paulin, la Caf et aux pays africains…De la responsabilité des pays organisateursLa CAF a, en septembre 2014, attribué les CAN 2019, 2021 et 2023 respectivement au Cameroun, à la Côte d’Ivoire et à la Guinée pour abriter une compétition à 16. En juillet 2017, au sortir d’un symposium, la CAF, conformément aux recommandations du conclave, adopte le principe du passage de 16 à 24 équipes pour la phase finale de la CAN. Une décision applicable aux éditions de la CAN déjà attribuées. Ce jour-là ni le Cameroun ni la Côte d’Ivoire encore moins la Guinée n’ont daigné le petit doigt pour protester contre ce changement de règles de jeu en plein match. Alors qu’ils auraient pu avoir gain de cause en faisant un front commun et s’opposer à cette décision. Au contraire et par pur orgueil, on entendait ça et là que « Nous allons relever le défi », « Nous pouvons l’organiser »,… Il a fallu une sortie « brute » du président de la CAF à Ouaga pour dire que « Même avec 4 équipes le Cameroun ne peut pas organiser la CAN 2019 » pour fouetter l’orgueil des Camerounais. Le président Paul Biya en personne s’y investit. Mais à moins de 24 mois, c’était vraiment mission impossible. La Côte d’Ivoire, de son côté, a bombé la poitrine pour dire « On peut ». Et comme exemple, on avance à qui veut l’entendre « On a organisé avec beaucoup de succès les 8èmes Jeux de la Francophonie ». Je ne cesse d’en rire parce que les Jeux de la Francophonie, c’est un hébergement dans des résidences universitaires, ce sont des compétitions sur des aires dépassées et pitoyables du Champroux, du Félicia, du Parc des Sports. Les Jeux de la Francophonie, ce ne sont pas forcément des exigences en termes d’infrastructures routières, sanitaires,… Les Jeux de la Francophonie, ce n’est pas obligatoirement le transport des délégations dans des cars de luxe, de dernière génération et des déplacements en avion d’une ville hôte à une autre. Les Jeux de la Francophonie, c’est la livraison des infrastructures à 24 heures ou le jour J de la cérémonie d’ouverture. L’organisation des Jeux de la Francophonie, comme j’aime le dire à ceux qui veulent voir les choses sans passion, sans considération politique, auraient pu être un minime aperçu de ce que la Côte d’Ivoire allait offrir en 2021. Malheureusement. Les Jeux de la Francophonie, dès lors, ne sauraient être un indicateur de la capacité du pays à organiser les grands événements. La Côte d’Ivoire, grand pays de football comme on aime le clamer, avec ses 10 trophées continentaux (2 LDC, 3 CDC, 2 Supercoupe, 3 CAN) souffre cruellement d’un manque de politique de construction d’infrastructures. Le débat actuel n’aurait pas son sens si on avait fait le choix d’en construire sans attendre d’organiser la CAN. Et même pour cette CAN, quatre années après l’attribution, qu’est-ce que le pays a réalisé qui puisse lui permettre d’avancer que tout est possible maintenant en 30 mois? Il en trouvera pour dire qu’on a déjà lancé les travaux. Oui! Mais le timing sera-t-il respecté? Pas du tout! Tout simplement parce que c’est la Côte d’Ivoire. Que nous connaissons tous d’ailleurs. 2019 capitalisera toues les énergies et les ressources, toutes les attentions, pour la consolidation, la promotion, de certaines entités politiques. Et 2020 sera exclusivement orienté vers l’échéance capitale avec son lot d’incertitudes. Parce que le pays et ses acteurs politiques nous y ont habitué. On peut reprocher à Ahmad son manque de diplomatie, son manque de tact, mais on peut aussi demander aux Ivoiriens de faire preuve d’objectivité. Je ne veux même pas engager un quelconque débat avec ceux qui viendront me dire qu’avec la volonté politique, on y arrivera. Parce qu’il y a longtemps qu’elle existe. C’est cette volonté qui a conduit à aller solliciter l’organisation au départ pour 2019. Mais le ciel sachant, c’est 2021 qui a été donné. Aujourd’hui, certains Ivoiriens comme l’ont fait des Camerounais veulent paraître plus patriotes que d’autres, mais la CAN ce ne s’organise pas avec des maquettes en 3D. Je pense qu’il y a des stades à construire à San Pedro, à Korhogo, à Yamoussoukro, d’autres à réhabiliter, des citées d’hébergement à construire,… Alors construisons-les et dotons notre football infrastructures sans attendre d’avoir la CAN. OG OG #NeverGiveUp #PositiveAttitude

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