Selon Yapo Yapo Calice, Secrétaire Exécutif en Chef, le verdict du procès en cours contre le PDCI-RDA devrait se conclure par la victoire du plaignant, Tchétché Abié Charles. Ce dernier demande l’annulation du 9ᵉ Congrès, la destitution du Président Thiam et la mise sous tutelle du parti.Fort de cette conviction, il a lancé un appel aux délégations régionales afin qu’elles rédigent et diffusent des motions de soutien au Président du parti, M. Cheikh Tidiane Thiam. Il a même suggéré que les militants se mobilisent massivement aux abords de la justice le jeudi 30 juillet. À cette idée, l’avocat et Député Blessy Chrisostome l’aurait dissuadé, estimant que la police interpellerait ces manifestants.

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Parallèlement, des indiscrétions font état de dispositions prises en vue de l’organisation d’un éventuel 10ᵉ Congrès extraordinaire pour réélire M. Thiam. Cette initiative se précise avec la publication, cet après-midi du mardi, d’une convocation à un Bureau Politique prévu pour le samedi 25 juillet. À cet effet, les 300 personnalités nommées membres du Bureau Politique sont invitées individuellement depuis lundi à retirer leur carte. Cette décision de nomination avait pourtant été contestée par d’autres instances. Cette pratique peu élégante visant à s’assurer une majorité en faveur de M. Thiam conforte les « légalistes », déterminés à obtenir sa destitution afin que de telles pratiques ne prospèrent pas au PDCI-RDA, parti dont le respect des textes est le socle de sa longévité.

Dès la semaine prochaine, M. Yapo Calice engagera, au nom de Tidiane Thiam, le PDCI-RDA vers un 10ᵉ Congrès extraordinaire. Il l’affirme d’ailleurs sans détour et avec détermination : « Si Thiam est destitué 50 fois, il y aura 50 Congrès extraordinaires ».

Il répond ainsi indirectement à ceux qui soutiennent, au contraire, que tant que Thiam sera à la tête du parti, ils ne permettront pas la forfaiture et exigeront l’application des statuts et règlements du PDCI-RDA : à savoir, l’organisation d’un intérim puis d’un Congrès électif où les candidats devront remplir les conditions requises.Selon les plaignants et certains militants, Thiam aurait usé de faux et se serait fait élire Président avec sa nationalité française. Plus grave, il n’aurait pas 10 ans d’ancienneté en tant que membre du Bureau Politique. Pour eux, le retour à l’intérim conformément aux textes est la condition sine qua non pour que le PDCI-RDA ne s’inscrive plus dans des arrangements souvent compromettants.

Pour l’heure, selon des observateurs, l’information faisant état d’une mise sous tutelle du PDCI-RDA relèverait de l’imaginaire du Secrétariat Exécutif qui chercherait à masquer ses insuffisances de coordination en désignant le pouvoir RHDP comme bouc émissaire.

Une chose semble certaine au vu des agissements de M. Yapo : le 9ᵉ Congrès risque d’être déclaré illégal. L’élection de M. Thiam serait alors considérée comme nulle et non avenue, puisqu’il ne remplirait pas les conditions pour être candidat et diriger le parti.

Du coup, toutes les activités et nominations effectuées par M. Thiam seraient nulles et de nul effet. Qui paiera alors les dettes contractées au nom du parti par des personnes qui n’en avaient pas la qualité ?

Une bien triste situation au PDCI-RDA qui mérite d’être clarifiée pour rassurer les nombreux militants à qui il avait pourtant été assuré, depuis le début des procès, que rien n’arriverait à leur parti.

Demain, notre dossier pour tout comprendre.

Une correspondance particulière de

Yao BATHÈ

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