Le procès "Valérie Yapo-PDCI-Thiam", démarré depuis le 20 mars 2025, a pris fin jeudi 22 mai 2025, au Tribunal de première instance d’Abidjan-Plateau avec un verdict mi-figue mi-raisin. Pour une explication du verdict aux Ivoiriens et au monde entier, Valérie Yapo et son avocat, Me Alain Bokola, étaient face à la presse, vendredi 23 mai 2025, dans une salle de conférence d’un hôtel à Angré 7eme Tranche. Il y a eu 2 interventions. Le Côté juridique ou judiciaire était l’affaire de l’avocat, Me Alain Bokola, quand le volet politique est revenu à Mme Valérie Yapo.

Pour le côté juridique, Me Alain Bokola a revisité toutes les audiences depuis le 20 mars 2025 au 22 mai 2025. Il y avait 2 plaintes. Le jugement de fond qui a commencé le 20 mars, puis le référé engagé le 21 mars. «C’était une stratégie pour faire perdre le contrôle du dossier à l’adversaire et ça a marché. Ma cliente a été réintégrée par la justice comme elle le souhaitait. C’était la principale action. Le reste c’était du dilatoire», a expliqué l’avocat.
Il a ensuite dénoncé les agissements des avocats du PDCI-RDA qui ont, à chaque audience, donné de fausses informations au public pour se comporter comme "Le bourreau qui étouffe les cris de sa victime et pleure à sa place".
«La victime dans cette affaire, c’est ma cliente Mme Valérie Yapo. Ce sont ses droits et sa dignité que le Conseil de discipline a bafoués. Pendant qu’elle pleure devant la justice, le PDCI-RDA crie plus fort qu’elle pour se victimiser et pleure à sa place », a caricaturé Me Bokola.
Selon lui, Valérie Yapo a gagné le procès de fond avec sa réintégration au Bureau politique puisque la juge a prononcé la caducité et l’irrégularité de la sanction prononcée par le Conseil de discipline du PDCI-RDA.
«Dame Valérie Yapo a porté plainte pour que la justice annule sa sanction et la réintègre dans ses droits de membre du Bureau politique. Elle a donc gagné cette bataille. Sa seconde victoire est le fait que son action a poussé le président illégalement élu le 22 décembre 2023, M. Tidjane Thiam, à démissionner de son poste de président, le 11 mai 2025. Si elle n’avait pas porté plainte, le président n’aurait jamais démissionné pour se faire réélire président du PDCI-RDA, le 14 mai dernier. Nous n’avons pas encore attaqué cette nouvelle élection qui est tout aussi illégale. Mais ma cliente, se disant satisfaite du verdict, n’a pas voulu porter une nouvelle plainte. Donc le procès est terminé», a conclu Me Alain Bokola.
GRO





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