Membre du Bureau Politique du PDCI-RDA, Ambassadeur de la Paix, PDG de Société et Coordonnateur de l’Association des Élus et Cadres PDCI du Grand Centre (AEC-GC PDCI-RDA) pour la coordination Yopougon-Songon, Excellence N’Guessan Amani Jacques s’exprime avec fermeté et mesure sur la vie du parti, l’unité autour du Président Tidjane Thiam, la discipline interne et la reconquête du pouvoir d’État en 2030. Dans un entretien exclusif, il appelle également à une mobilisation massive pour les festivités des 80 ans du PDCI-RDA à Korhogo.

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Excellence, comment décririez-vous l’état actuel de la vie du PDCI-RDA, à Yopougon et au niveau national ?

Le PDCI-RDA traverse une période exigeante, mais riche de sens. À 80 ans, notre parti demeure l’une des formations politiques les plus anciennes et les plus résilientes d’Afrique. À Yopougon, nos structures restent actives, nos militants mobilisés et notre coordination de l’AEC-GC PDCI-RDA pleinement engagée. Au plan national, malgré les défis internes et externes, le parti conserve sa maturité politique et sa capacité de rassemblement autour des valeurs de dialogue, de paix et de responsabilité héritées de Félix Houphouët-Boigny et d’Henri Konan Bédié. La vie du parti se construit chaque jour par le travail de proximité, la discipline et la fidélité à ses idéaux.

Quel est votre positionnement et celui de la coordination Yopougon-Songon à l’égard du Président Tidjane Thiam ?

Notre soutien au Président Tidjane Thiam est total, constant et sans condition. Élu conformément aux textes du parti, il incarne aujourd’hui la continuité et le renouveau du PDCI-RDA. Nous reconnaissons en lui le leader légitime qui porte la vision d’une alternative crédible pour la Côte d’Ivoire. À Yopougon comme ailleurs, nous appelons les militants à se rassembler derrière lui avec loyauté et détermination.

Vous insistez sur la nécessité de fédérer les militants autour des idéaux du PDCI-RDA. Que signifie concrètement cet appel ?

Fédérer, c’est rappeler que le PDCI-RDA n’est pas la somme d’intérêts particuliers, mais une communauté de valeurs. Les idéaux de paix, de dialogue, de cohésion nationale et de développement partagé doivent primer sur toute autre considération. Nous invitons chaque militant, chaque cadre, chaque élu à transcender les sensibilités personnelles pour se retrouver dans l’essentiel : l’unité du parti, le respect de ses institutions et la préparation collective de l’avenir.

Dans un contexte de tensions internes, quelle place accordez-vous à la loyauté, à la fidélité et à la discipline ?

La loyauté, la fidélité et la discipline constituent le socle de tout engagement partisan digne de ce nom. Elles ne sont pas des contraintes, mais des vertus républicaines et démocratiques. Sans discipline, aucune organisation ne peut durablement servir l’intérêt général. Nous appelons chacun à cultiver ces valeurs, non par contrainte, mais par conviction, dans le respect mutuel et le sens de la responsabilité collective.

Face aux divergences, vous prônez le recours aux instances habilitées du parti plutôt qu’à la justice. Pourquoi cette position ?

Parce que le PDCI-RDA dispose d’institutions statutaires conçues pour régler les différends en son sein. Recourir prioritairement aux instances internes — Bureau politique, organes de discipline, instances de médiation — est une marque de maturité démocratique et de respect pour le parti. La justice de droit commun a sa place dans l’État de droit, mais les litiges internes doivent d’abord trouver leur solution dans le cadre familial et institutionnel du PDCI-RDA. C’est ainsi que l’on préserve l’unité et la dignité de notre formation.

Votre soutien à Tidjane Thiam est-il vraiment sans condition ?

Oui. Notre soutien est sans condition parce qu’il repose sur la légitimité démocratique de son élection et sur la confiance que nous plaçons en sa capacité à rassembler et à projeter le parti vers l’avenir. Soutenir sans condition ne signifie pas renoncer à la réflexion ou au débat interne. Cela signifie que, une fois les décisions prises dans le respect des textes, nous nous engageons pleinement derrière le leader pour le bien du parti et de la Côte d’Ivoire.

Vous parlez de reconquête du pouvoir d’État en 2030. Est-ce un objectif réaliste et comment y travailler dès maintenant ?

C’est un objectif clair, assumé et mobilisateur. La reconquête du pouvoir d’État en 2030 passe par une organisation rigoureuse, une implantation renforcée sur l’ensemble du territoire, un dialogue permanent avec les populations et une discipline collective. Dès à présent, à Yopougon, dans le Grand Centre, dans les grandes Zones Politiques et dans la Diaspora nous travaillons à structurer les bases, à sensibiliser, à former et à fédérer. 2030 se prépare maintenant, dans la patience, la méthode et la détermination.

Un appel fort est lancé pour une participation massive aux festivités des 80 ans du PDCI-RDA à Korhogo. Quel message adressez-vous aux militants de Yopougon et du Grand Centre ?

Je lance un appel solennel et fraternel à tous les militants, cadres et sympathisants de Yopougon, de Songon et du Grand Centre : mobilisons-nous massivement pour les festivités des 80 ans du PDCI-RDA à Korhogo. Cette étape du Nord s’inscrit dans un parcours national de mémoire, de rassemblement et de projection. Y être présents, c’est affirmer notre attachement à l’histoire du parti, notre soutien au Président Tidjane Thiam et notre volonté de construire ensemble l’avenir. Que chacun fasse de ce rendez-vous un moment d’unité et de fierté collective.

Comment articulez-vous l’engagement politique partisan avec les valeurs de paix portées par des organisations comme l’OIRP ?

L’engagement politique responsable et la recherche de la paix sont indissociables. L’Organisation Internationale pour la Recherche de la Paix nous rappelle que la cohésion sociale, le dialogue et le vivre-ensemble sont des biens précieux. Au sein du PDCI-RDA, nous nous inscrivons dans cette même logique : défendre nos convictions avec fermeté, mais toujours dans le respect des institutions, de l’adversaire et de l’intérêt supérieur de la nation. La politique digne se conjugue avec la culture de la paix.

Quelle place la culture et l’identité du Grand Centre occupent-elles dans votre vision de la mobilisation partisane ?

La culture est un levier puissant de rassemblement et d’enracinement. L’AEC-GC PDCI-RDA a fait de la promotion de la culture du Grand Centre l’un de ses axes prioritaires. À Yopougon, ville de brassage, nous valorisons nos racines tout en respectant la diversité. Les cérémonies traditionnelles, les moments de mémoire et les expressions culturelles renforcent le sentiment d’appartenance et rappellent que l’on peut être profondément attaché à son identité tout en servant l’unité nationale.

Pour conclure, quel message final adressez-vous aux militants du PDCI-RDA, aux populations de Yopougon et à la jeunesse ivoirienne ?

Aux militants du PDCI-RDA : restons unis, loyaux, disciplinés et fidèles aux idéaux de notre grand parti. Soutenons sans réserve le Président Tidjane Thiam et préparons, ensemble, la reconquête du pouvoir d’État en 2030.

Aux populations de Yopougon : nous sommes à vos côtés, dans le respect, le dialogue et le sens de la responsabilité.

À la jeunesse : engagez-vous, cultivez le débat citoyen, refusez les divisions stériles et construisez, avec courage et lucidité, la Côte d’Ivoire de demain.

La paix, l’unité et le progrès sont à notre portée si nous savons les servir avec loyauté et détermination.

Entretien réalisé par CKL

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