À l’approche du 19 novembre 2026, nouvelle échéance judiciaire dans le contentieux relatif à la présidence de Tidjane Thiam, le PDCI-RDA traverse une période particulièrement sensible. Après le placement sous contrôle judiciaire de Georges-Philippe Ezaley et de Roger M’Bia, le 19 octobre, celui d’Aziz Thiam, le 23 octobre, ajoute une nouvelle dimension aux préoccupations des militants. Dans ce contexte, le Dr N’goran Kouassi Honoré, délégué communal de Kouassi-Kouassikro, réaffirme personnellement son soutien au président du parti et appelle à la solidarité, à la cohésion et au respect des principes démocratiques.

À LIRE ÉGALEMENT : Indépendance: la Côte d'Ivoire et la Corée célèbrent 65 ans de collaboration

Je reste convaincu que les difficultés que traverse actuellement le PDCI-RDA ne doivent ni nous diviser ni nous faire renoncer à nos convictions. Mon engagement auprès de Tidjane Thiam demeure entier. Je l’assume avec la conscience de ce que représente notre parti dans l’histoire politique de la Côte d’Ivoire et avec la volonté de contribuer, à mon niveau, à la préservation de son unité.

Les événements de ces derniers jours appellent à la vigilance, mais surtout à la responsabilité. Je refuse que les incertitudes judiciaires deviennent un motif de découragement pour nos militants ou un facteur d’affaiblissement de notre organisation. Je crois, au contraire, que cette période doit nous conduire à davantage de solidarité, de discipline et de maturité politique.

Mon soutien à Tidjane Thiam est un choix politique assumé, que les circonstances présentes ne remettent pas en cause.

Le président du PDCI-RDA a été réélu le 14 mai 2025, lors du 9e congrès extraordinaire, avec 99,77 % des suffrages annoncés. Ce résultat constitue un moment important de la vie de notre parti et témoigne de l’ampleur du soutien militant dont il a bénéficié.

Aujourd’hui, cette élection fait l’objet d’un contentieux judiciaire. Le 22 octobre 2026, le tribunal de première instance d’Abidjan-Plateau a renvoyé l’examen des recours au 19 novembre, afin de permettre le regroupement de trois procédures. Celles-ci concernent notamment les contestations introduites par Charles Abié Tchétché et Antoine Siaba contre les résolutions du congrès extraordinaire de 2025, ainsi qu’une procédure visant à intégrer directement Tidjane Thiam au contentieux.

J’attends cette échéance avec sérénité. Je considère que les différends doivent être examinés dans le cadre des procédures prévues par la loi et que chaque partie doit pouvoir faire valoir ses arguments. Mais je tiens également à rappeler que l’existence d’un contentieux ne saurait effacer le choix politique exprimé par les militants ni suspendre la vie de notre formation.

Notre devoir est donc de poursuivre notre engagement sans précipitation, de respecter les institutions judiciaires et de préserver notre cohésion. La défense de nos convictions ne nécessite ni excès ni invective. Elle exige de la constance, de la lucidité et une détermination à toute épreuve.

La solidarité envers nos cadres est désormais une exigence majeure.

Les procédures judiciaires engagées contre plusieurs responsables du PDCI-RDA constituent une source légitime de préoccupation pour notre famille politique. La chronologie des événements permet de distinguer plusieurs étapes.

À la mi-octobre 2026, des convocations ont été adressées à plusieurs responsables du parti pour des auditions devant la section antiterroriste du tribunal de première instance d’Abidjan. Parmi les personnalités concernées figuraient Georges-Philippe Ezaley, vice-président du PDCI-RDA, Roger M’Bia, directeur général du parti, Alain Cocauthrey, directeur de cabinet de Tidjane Thiam, Dia Houphouët Augustin, vice-président et membre du Secrétariat exécutif, ainsi qu’Hervé Fian, membre du Bureau politique.

Le 19 octobre, Georges-Philippe Ezaley et Roger M’Bia ont été entendus par la justice, puis placés sous contrôle judiciaire, selon les informations publiées par la presse.

Le 23 octobre, Aziz Thiam, vice-président du PDCI-RDA et frère aîné de Tidjane Thiam, a également été inculpé et placé sous contrôle judiciaire à l’issue de sa comparution devant la section antiterroriste du tribunal de première instance d’Abidjan, selon les informations rapportées par la presse et son conseil. Dix-sept chefs d’accusation ont été évoqués dans son dossier.

Ces mesures interviennent dans le cadre de procédures liées aux événements de la période électorale de 2025. Il appartient à la justice d’examiner les faits reprochés à chaque personne et d'établir les responsabilités éventuelles conformément à la loi.

Pour ma part, je tiens à exprimer ma solidarité à Georges-Philippe Ezaley, à Roger M’Bia, à Aziz Thiam ainsi qu’à tous les autres responsables concernés par ces procédures. J’adresse également une pensée à leurs familles et à leurs proches, qui vivent nécessairement cette période avec inquiétude.

Je rappelle toutefois un principe fondamental : une mise en cause judiciaire ne constitue pas, à elle seule, une déclaration de culpabilité. La présomption d’innocence, les droits de la défense et les garanties d’une procédure équitable doivent être respectés pour chaque personne concernée.

Cette exigence ne relève pas seulement de notre solidarité partisane. Elle appartient aux fondements mêmes de l’État de droit. Je souhaite que les procédures suivent leur cours dans le respect des droits de chacun et que les responsabilités soient appréciées sur la base des faits et des éléments soumis aux juridictions compétentes.

Je ne confonds pas le respect de la justice avec le renoncement à mes convictions politiques. Je considère qu’il est possible de respecter les institutions, de demander des garanties démocratiques et de soutenir les responsables de son parti sans céder à la surenchère. C’est cette ligne de conduite que je souhaite défendre.

Je ne voudrais pas davantage que les difficultés individuelles de nos camarades détournent le PDCI-RDA de ses responsabilités collectives. Notre formation doit continuer à fonctionner, à entretenir ses structures, à écouter les populations et à préparer l’avenir. La solidarité ne doit pas se limiter aux paroles : elle doit se traduire par une présence, une attention et une mobilisation responsables.

Dans sa déclaration du 17 octobre 2026, la direction du PDCI-RDA a dénoncé ce qu’elle considère comme une succession préoccupante de procédures visant des responsables de l’opposition et a renouvelé son appel à un dialogue national inclusif. Je partage l’exigence d’un climat politique apaisé, dans lequel les divergences peuvent être exprimées et les différends traités dans le respect des règles démocratiques.

La Côte d’Ivoire a besoin d’institutions respectées, d’une justice crédible et d’une vie politique dans laquelle l’opposition peut exercer ses responsabilités. Le dialogue ne signifie pas l’abandon des convictions. Il constitue une voie pour prévenir les tensions, favoriser la compréhension mutuelle et préserver la stabilité nationale.

C’est dans cet esprit que je souhaite voir le PDCI-RDA poursuivre son action : avec fermeté dans ses positions, mais aussi avec mesure dans ses expressions et responsabilité dans ses initiatives.

Cette période intervient au moment où notre parti célèbre ses 80 ans. Fondé en 1946 par Félix Houphouët-Boigny, le PDCI-RDA occupe une place singulière dans l’histoire politique ivoirienne. Cet anniversaire doit nous rappeler que notre héritage nous impose des devoirs envers les générations qui nous ont précédés, celles qui militent aujourd’hui et celles qui viendront après nous.

Pour moi, la fidélité à cet héritage ne consiste pas uniquement à rappeler le passé. Elle suppose de faire vivre les valeurs qui ont contribué à construire notre identité politique, de renforcer notre organisation et de répondre aux préoccupations des Ivoiriens. Un parti qui célèbre huit décennies d’existence doit aussi savoir préparer les prochaines étapes de son histoire.

C’est pourquoi je lance un appel à la cohésion de toutes les composantes du PDCI-RDA. Nos différences de sensibilité ne doivent pas prendre le dessus sur l’intérêt collectif. Les militants, les responsables et les sympathisants doivent pouvoir se retrouver autour de l’essentiel : la défense de notre parti, la consolidation de son unité et la poursuite de son engagement démocratique.

Je suis persuadé que notre force réside dans notre capacité à rester organisés lorsque les circonstances deviennent difficiles. Nous devons refuser les divisions inutiles, éviter les conclusions hâtives et préserver un climat de confiance au sein de nos structures. Notre mobilisation sera d’autant plus utile qu’elle s’accompagnera de discipline et de discernement.

Le 19 novembre prochain, la justice poursuivra l’examen du contentieux relatif à la présidence de Tidjane Thiam. D’ici là, je souhaite que chacun fasse preuve de retenue et de responsabilité. Pour ma part, je continuerai à défendre le choix des militants, à soutenir notre président et à témoigner ma solidarité à nos camarades concernés par les procédures en cours.

Je demeure attaché à un PDCI-RDA uni, capable de surmonter ses difficultés sans perdre de vue sa mission politique. Je crois en la nécessité de préserver notre cohésion et de maintenir un dialogue constructif avec les autres acteurs de la vie nationale. Je crois également que notre parti doit continuer à porter les aspirations de ses militants et les attentes des populations.

À 80 ans, le PDCI-RDA ne peut se contenter de vivre de son histoire. Il doit s’appuyer sur celle-ci pour préparer l’avenir. Cette ambition exige de nous de la fidélité, du courage et une conscience aiguë de nos responsabilités.

Je resterai donc aux côtés de Tidjane Thiam, solidaire de nos cadres et fidèle au PDCI-RDA. Les épreuves actuelles ne changent ni mes convictions ni ma volonté de contribuer au rassemblement de notre famille politique. Elles renforcent, au contraire, ma conviction que l’unité, la dignité et le respect des principes démocratiques doivent guider chacun de nos actes.

Notre parti a traversé huit décennies. À nous de préserver cet héritage et de préparer son avenir avec intelligence politique, sérénité et détermination.

Dr N’goran Kouassi Honoré

Délégué communal de Kouassi-Kouassikro

Document officiel · Certificat d'authenticité inclus