L'ESSENTIEL EN 3 POINTS
- Le dimanche 8 mars 2026, a été célébrée partout dans le monde, la Journée internationale des droits des femmes. A Yamoussoukro, à l’initiative de l’Union des Femmes Communale de Yamoussoukro (UFCOYA)
- Sujet d'actualité majeur décrypté par notre rédaction.
- Analyse des retombées et perspectives pour les acteurs concernés.
Le dimanche 8 mars 2026, a été célébrée partout dans le monde, la Journée internationale des droits des femmes. A Yamoussoukro, à l’initiative de l’Union des Femmes Communale de Yamoussoukro (UFCOYA), plusieurs dizaines de femmes se sont retrouvées à la salle des fêtes de la mairie pour marquer cette journée, qui leur est dédiée.






Dame Thérèse Akissi Batcholy, présidente de l’UFCOYA, dans son adresse d’ouverture, a souligné le sens de cette célébration « La journée internationale des droits des femmes, célébrée le 08 mars de chaque année, est une journée de mobilisation, de sensibilisation, et d’actions dédiées à la lutte pour l’égalité entre les femmes et les hommes, la justice et la défense des droits des femmes à travers le monde. C’est une journée de lutte et non de fête, car elle vise à mettre fin aux injustices, aux violences, et promouvoir l’égalité professionnelle… », a-t-elle indiqué annonçant que pour cette journée deux conférences seront prononcées : la première a pour thème « l’utilité de faire les tests de dépistage du cancer du sein et du cancer du col de l’utérus. » et la seconde sur le thème « Droit, dignité, autonomisation pour toutes les femmes »
Le premier thème traité par dame Djaha Delphine, Agent de santé au CHR de Yamoussoukro à la retraite, a permis à celle-ci de sensibiliser ses sœurs sur la nécessité du dépistage précoce des cancers du col de l’utérus et du sein. Ce, après avoir expliqué les symptômes et signes desdites maladies qui selon font ravages dans le milieu féminin « N'ayez pas peur, n’ayez pas honte de faire le dépistage, ne cachez pas la maladie au risque qu’elle ne vous tue. Alors femmes faites vous dépister pour pouvoir vous soigner et guérir car le cancer fait des ravages en ces temps qui courent. »
Quant au second thème animé par virginie Tanou, Présidente fondatrice de l’ONG Elikah Main Active, elle l’a voulu participative avec des questionnements. Car dira-t-elle « Ce thème est un cri de cœur et une invitation » Cette thématique tiré de thème national « Justice pour toutes les femmes et filles de Cote d’Ivoire », dame Virginie Tanou d’interroger sur les conditions de vie des femmes et filles « Cela nous emmène à nous poser la question de savoir où sont les femmes dans la vie de tous les jours ? Dans quelles conditions travaillent-elles ? Au foyer, comment se portent-elles ? Au marché, dans quelles conditions vendent-elles ? Est-ce qu’il y a hygiènes, des latrines ? etc…Dans les services, est ce qu’elles travaillent librement, sans harcèlement ? Ont-elles le salaire qu’elles méritent ? », a-t-elle interrogé
Et de lancer cet appel aux décideurs à faire mieux « Quittons les promesses, agissons, dépassons l’intention pour des actions. L’alphabétisation pour la grande majorité des femmes qui ne savent pas lire et écrire dans les marchés, la scolarisation des filles avec des bourses d’études, des toilettes et latrines dans les écoles pour qu’elle envie d’aller à l’école tous les jours de leur vie même pendant les menstrues ; des projets/ des prêts pour les femmes avec faibles taux de remboursement, des crèches accessibles à toutes. Justice pour tous, qui doit faire cette justice, c’est nous tous ici, tous et toutes nous sommes désormais des avocats, des avocates pour la justice pour les femmes et filles ; œuvrons ensemble pour que nos filles, femmes de demain aient une vie meilleure que la nôtre. »
Dans une brève allocution, le premier magistrat de la commune de Yamoussoukro, Me Kouamé Kouassi Patrice (KKP), sous le regard bienveillant du Préfet de région, Coulibaly Gando, a fait d’importantes annonces aux femmes. Pour ce qui est de l’autonomisation des femmes, il a annoncé à la grande joie des femmes de la commune la signature très prochaine d’un Protocole d’Accord avec la COOPEC pour des prêts aux femmes. Quant aux deux maux qui minent la vie des femmes, à savoir les cancers du sein et du col de l’utérus, le patron de la cité des Lacs, a fait la promesse d’un programme de dépistage régulier des femmes et la prise en charge gratuite des soins pour les cas positifs.
Mme Arole Konan, patronne de la COOPEC Yamoussoukro, était la marraine de cette journée. Elle s’est félicitée de l’initiative des femmes de l’UFCOYA à œuvrer, à travers des actions concrètes, à l’autonomisation de leurs sœurs de du village natal du père fondateur. C’est pourquoi elle a émis le vœu cher de voir de telles initiatives se répéter.
A.N. LYRANE



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