Hier jeudi 22 mai 2025, le Procès Valérie Yapo-PDCI-Thiam a pris fin au tribunal de première instance d’Abidjan-Plateau. Chaque camp jubile, estimant qu’il a gagné le procès et que l’autre a perdu. Me Bokola, avocat de Mme Valérie Yapo, explique les contours et les résultats du procès.

«Le président du tribunal a estimé, dans sa décision qu’elle a rendue, elle l’a motivée, d’abord et rejeté toutes les exceptions des avocats du PDCI. L’exception d’irrecevabilité sur la nationalité, tout tourne sur la nationalité avec l’article 83, elle a rejeté l’article 83 sur lequel ils se fondaient pour dire que c’était une action en contestation de la nationalité. Sur le plan technique, elle l’a rejeté. Elle a estimé qu’effectivement, Mme Valérie Yapo avait saisi la justice pour annuler une sanction. Principalement, voilà la demande de Mme Valérie Yapo.

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Donc, l’article 83 qui venait se glisser dedans, elle l’a rejeté. Elle a estimé que la sanction était illégale parce que l’exclusion temporaire, sans délai, équivalait à une radiation et que ce n’était pas l’organe disciplinaire qui devrait prendre cette sanction, mais c’était le congrès.

Sur la nationalité, elle a bien développé devant vous. Elle a dit que ce n’était pas une action en contestation de façon exclusive. Elle a estimé que dans cette action, il y a des conditions que M. Thiam ne remplissait pas pour présider aux destinées du PDCI et prendre une mesure comme la sanction. Elle a estimé que l’action de Mme Valérie Yapo était fondée pour dénoncer l’illégalité des organes parce que M. Thiam n’était pas habilité parce qu’il était français. Elle l’a même démontré qu’à l’époque il était français, son père n’était pas français, donc ce qu’ils invoquent la nationalité par hérédité, elle a estimé que ça ne tenait pas. Donc elle a estimé que notre action était la bienvenue.

Maintenant sur ce que nous avons demandé, dans le temps, de suspendre les organes du PDCI, de le mettre sous administration provisoire, elle a estimé que ça n’avait plus de raison d’être, c’est qu’on appel sans objet. Parce que le PDCI même a fait sa mue entre les procès, ce qu’on appelle en droit un aveu parce que Thiam a estimé que ma cliente était dans son bon droit, donc lui-même il démissionne. Et uis ce que nous devrions mettre en action, c'est-à-dire l’article 41 qui disait qu’on devrait nommer un administrateur provisoire, eux-mêmes ils ont eu recours à un administrateur provisoire qui a organisé de nouvelles élections que nous n’avons pas encore attaquées. Donc elle a estimé que les mettre encore sur administration provisoire c’était surfait et sans objet. Voilà.

En tout état de cause, Mme Valérie Yapo qui a toujours que moi je veux être réintégrée par voie judiciaire, elle a été réintégrée par voie judiciaire. Ce n’est ni le PDCI ni Thiam qui l’ont réintégrée. Elle a dit que la mesure qu’ils avaient prise pour dire qu’on la réintégrait, elle a estimé qu’ils étaient dans l’illégalité donc cette mesure aussi était prise dans l’illégalité. Donc ma cliente a obtenu ce qu’elle voulait, donc c’est une victoire de Mme Valérie Yapo.»

Propos recueillis par Gilles Richard OMAEL