Une candidature imposée par arrangement pour élire finalement un président constamment exposé à une destitution, des collaborateurs ivres de confiance et voici la destinée compromise pour le PDCI-RDA.

Je confesse que cet article me cause plus de douleur, la plume à la main, que souventes fois quand il m'est arrivé de révéler ou d'exposer des faits ou d'opiner à contre sens, ce que les partisans voudraient bien cacher.

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Il y a quelques mois, j'ai publié un article dans le journal en ligne BUSINESS ACTUALITY,  en déplorant le comportement des Députés du PDCI qui ont claqué la porte de leur institution, l'assemblée nationale, lors de la clôture de la dernière session parlementaire dont le président de l'assemblée nationale d'un pays africain était l'invité d'honneur ainsi que le gouvernement ivoirien avec à sa tête le premier ministre Robert Beugré Mambé.

Et j'ai déploré ces marches dans le plateau pour << dénoncer une justice aux ordres>>. Mon article intitulé HENRI KONAN BÉDIÉ EST VRAIMENT MORT m'a valu des quolibets de la part de ceux qui peuvent se le permettre,  tandis que certains amis ne décrochent plus mes appels téléphoniques. Je ne me suis pas mué dans le silence par peur d'une quelconque représaille, mais parce que ce spectacle digne d'un groupthink (pensée  de groupe unique qui fait partir à la pendaison en chantant), commandait de laisser  le temps au temps pour permettre aux égarés de retrouver la raison et se doter de l'humilité des grands hommes pour remettre le PDCI-RDA en marche. Je ne reviendrai pas sur les raisons qui ont guidé ceux des militants qui sont allés chercher monsieur Tidiane Thiam pour présider le parti. Ce que je ne comprends pas, c'est qu'ils n'aient pas  pris les dispositions nécessaires pour garantir l'inviolabilité de leur action. Puisqu'ils savent, et les adversaires de monsieur Thiam également, que celui-ci n'a pas dix ans d'ancienneté en qualité de membre du bureau politique, une des conditionalites pour candidater au poste de président, ils auraient été ingénieux de trouver le mécanisme à mettre tout le monde en accord pour adopter l'arrangement proposé et non ignorer que n'importe quel militant,  qui peut en apporter la preuve de membre, peut obtenir une décision de justice pour casser la présence de monsieur Thiam à la tête du PDCI-RDA.

Curieusement, personne parmi les décideurs installés à la direction autour du président ne prend la peine d'analyser l'environnement politique interne au sein du parti et au plan national. Tout le monde voit tous les jours sur les réseaux sociaux la vie politique au PDCI-RDA, recluse à des comptes rendus d'audiences judiciaires et à l'explication des sanctions prises à l'encontre de ceux qui critiquent où de ceux qui relevant des dysfonctionnements font des propositions.

On a vu la vigueur avec laquelle le président et ses proches collaborateurs ont rejeté l'idée d'un plan B quand monsieur Thiam a été retiré de la liste électorale. On connaît la suite : signatures d'accord ou d'alliances ça et là pour à la fois partir d'un côté et de l'autre, et finalement ne pas partir à l'élection présidentielle…LIRE LA SUITE.