Conduit collectivement par Anoman Kouao Magloire, Emolo Claude Innocent, Pr Yao Kouamé Albert (qui a lu la déclaration) et Dr Vitrice YEKPE, le Groupe IRS_PDCI-RDA a demandé, au cours d’une déclaration de presse tenue mercredi 17 septembre à la Maison de la Presse d’Abidjan (MPA) sis au Plateau, "la mise en place, dans l’immédiat, d’un Comité de crise" à la direction du parti septuagénaire, le PDCI-RDA. Intégralité de ladite déclaration.

Groupe Initiative pour la Réconciliation et la Sauvegarde du PDCI-RDA, en abrégé IRS PDCI-RDA, est désormais composé de : Coordination des Anciens militants du Mouvement des Elèves et Etudiants de Côte d’Ivoire (MEECI), Coordination des Cadres du PDCI-RDA, Coalition Nationale pour la Paix-PDCI, La coalition Nationale pour la Paix PDCI RDA, Collectif des Militants pour le respect des Règlements du PDCI RDA, Coordination des jeunes commandos du PDCI-RDA, Coordination des jeunes de la JPDCI), La Coordination Initiative PDCI-autre(s) Formation(s)Politique(s).

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INTRODUCTION

Mesdames et Messieurs les JOURNALISTES,

Distingués Membres du Bureau Politique du PDCI-RDA

Chères Soeurs, Chers Frères Militants et Sympathisants du PDCI-RDA

Honorables Invités

Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs, Vous tous en vos rangs, grades et Qualités, tous protocoles respectés,

La loi sur les Associations et les divers textes d’application qui en découlent donne le droit aux Membres de l’Association :

- d’être traités sur le même pied d’égalité,

- de réclamer un fonctionnement des organes de l’association conforme aux Statuts

- d’obtenir des informations sur la gestion associative.

Dès lors, des militants du PD aux militants membres de cette Formation Politique d’exprimer leur inquiétude, leur préoccupation quand les choses ne semblent pas bien aller.

Il est des moments qui font de cette possibilité une nécessité. Les moments que nous vivons actuellement sont de ceux-là.

Le PDCI-RDA, le parti fondé par FELIX HOUPHOUET -BOIGNY, père fondateur de la Côte d’Ivoire moderne, ce parti qui a conduit à l’Indépendance de notre pays, ce parti-là n’a pas de candidat pour l’élection présidentielle d’octobre 2025. Ainsi en a décidé le Conseil Constitutionnel, après l’examen des différents dossiers de candidature enregistrés par la Commission Electorale Indépendante (CEI).

Depuis l’an 2000, le PDCI-RDA a manqué à plusieurs reprises le rendez-vous présidentiel, chaque absence résultant de contextes politiques spécifiques. Cette quatrième absence du parti à l’élection présidentielle, après celles de 2000, 2015, 2020, est de trop et elle interroge sur la dynamique interne et la stratégie politique du PDCI-RDA.

Quelles conséquence(s) tirer de la situation d’aujourd’hui et à qui en attribuer les principales responsabilités ?

I. DES RESPONSABILITES

Il est vrai et indéniable que des critiques légitimes peuvent être adressées aux organisateurs de l’élection présidentielle, notamment sur la gestion des documents de vote, le respect des procédures légales, et la communication envers les électeurs pour éviter toute confusion.

Il est tout aussi vrai et indéniable que notre formation politique, le PDCI-RDA aurait pu anticiper les évènements et nous éviter cette absence incompréhensible et inacceptable à l’élection présidentielle de cette année 2025.

Oui, nous aurions pu éviter cela !

Le 18 août 2025 dernier, le Groupe IRS PDCI-RDA, à travers un point de Presse organisé, ici même, à la Maison de la Presse à ABIDJAN PLATEAU, avait appelé l’attention de tous sur le danger qui se profilait à l’horizon.

Ce point de Presse est intervenu, à l’issue d’une vaste consultation et d’échanges fructueux avec le Chef du Secrétariat Exécutif, le Coordonnateur Général des Activités du PDCI-RDA, le Coordonnateur des activités des Vice-présidents et des Vice-présidents du PDCI-RDA.

L’objet de notre conférence de presse était d’attirer l’attention de la Direction du Parti sur des dysfonctionnements qui, si l’on n’y prenait garde, mettraient gravement en danger la survie du PDCIRDA après l’élection présidentielle d’octobre 2025.

Cette alerte, au lieu d’engager la Direction du Parti dans une réflexion profonde, dans l’intérêt du Parti, a plutôt révélé une Direction hostile au dialogue, qui a sanctionné les initiateurs de ladite conférence de presse.

OUI, au lieu d’analyser la faisabilité des propositions faites dans la Déclaration lue lors de ce point de presse, ce sont plutôt des tracts qualifiés de « décisions de relèvement de leurs fonctions » qui ont été servis à certains de ses membres à travers les réseaux sociaux.

La qualification de tracts accordée aux fameuses décisions procède de ce qu’elles ne sont pas signées du Président du Parti mais portent la mention « Certifiée » conforme à l’original » et sont signées par une personnalité qui n’a pas la compétence de la certification d’un tel acte, parce que non assermentée.

Des simulacres de déclarations de désolidarisation de militants ont été suscités çà et là, notamment à BOTRO 3 et à ABOISSO, pour discréditer les membres du Groupe.

Le résultat escompté de ces pratiques surannées a-t-il été atteint ?

Au demeurant, malgré cette réaction, notre groupe s’est élargi avec :

* la Coalition Nationale pour la Paix PDCI-RDA ;

*le Collectif des Militants pour le respect des Règlements du PDCI RDA ;

*La Coordination Initiative PDCI- autre(s) Formation(s) Politique(s).

Mesdames et Messieurs,

Chères Militantes, chers Militants,

L’évidence nous commande de faire face à la dure réalité de l’absence du Candidat du PDCI-RDA à l’élection présidentielle d’octobre 2025.

L’élimination de notre Candidat n’est-elle pas la conséquence du non- respect des règles, y compris celles internes au Parti lui-même ?

En effet, il est désormais évident que la direction du parti a délibérément foulé aux pieds non seulement les règles internes, mais aussi les textes statutaires et réglementaires du PDCI-RDA.

En usant de manoeuvres de force et en muselant la parole, en interdisant la critique et la libre expression, elle a imposé des décisions iniques et fait la promotion de la forfaiture, sacrifiant ainsi l’éthique et la justice sur l’autel d’intérêts particuliers. Et voilà où nous en sommes.

N’est-on pas fondé à dénoncer le mensonge qui a de tout temps été servi aux militants pour les endormir ?

Pour dénoncer le mensonge dans un parti politique, les militants peuvent utiliser plusieurs stratégies, comme la dénonciation publique et satirique (via les médias, les réseaux sociaux), la critique intra-partisane (remise en question des convictions de la direction), le soutien à l'authenticité et à la sincérité, ou encore l'appel à la fidélité aux convictions plutôt qu'à la seule loyauté partisane.

Le Groupe IRS PDCI-RDA a tout simplement voulu lancer l’alerte, à travers sa Déclaration rendue publique le lundi 18/08/2025.

Les faits observés et dénoncés dans ladite Déclaration résultaient de ce que les Membres de IRS PDCI-RDA avaient bien démasqué la fabrique discursive du mensonge, et souhaitaient promouvoir la vérité ainsi qu’une forme de « réinformassions ».

La Déclaration visait à souligner et critiquer la banalisation du mensonge et à dénoncer le conformisme excessif et la répression des opinions divergentes prônés et mise en oeuvre par la Direction du Parti.

A travers cette Déclaration, les militants du PDCI-RDA, membres du Groupe IRS PDCI-RDA réclamaient un droit à l'authenticité et à la sincérité, en critiquant les pratiques de la Haute Direction du Parti qui favorisaient une illusion d’unanimité et tendait à justifier ses décisions, alors même que celles-ci étaient manifestement erronées.

Les Militants regroupés au sein de IRS PDCI-RDA dénonçaient la signature de l’alliance PDCI-RDA et PPACI dans le cadre d’un Front Commun, alors que le Président du PDCI-RDA, est le Coordonnateur de la CAP-CI, qui, à l’évidence crée un malaise au sein de l’opposition ;

Le Groupe IRS PDCI-RDA appelait l’attention sur L’absence prolongée du Président du Parti hors du Pays, qui ne rassure guère les militants, notamment ses absences à deux Bureaux Politiques, à une convention et à un Congrès Extraordinaire Electif, sans explication : ces absences sans explication autorisent à penser à une vacance au niveau de la Présidence du PDCI-RDA.

Le Groupe IRS PDCI-RDA remettait en question les éléments de langage utilisés à travers des informations volontairement erronées diffusées pour conquérir ou maintenir la sympathie et l’adhésion des militants.

Nous réitérons notre engagement total envers le PDCI-RDA, engagement né de notre formation politique durant notre cursus scolaire et/ou universitaire, ainsi que du serment fait au Père fondateur, Félix HOUPHOUËT-BOIGNY, de veiller à la survie du Parti quelles que soient les mutations futures de l’environnement politique de la Côte d’Ivoire.

C’est fort de cet engagement que nous avons apporté, en 2018, notre soutien ferme au digne successeur du Père fondateur, le Président Henri Konan Bédié, lorsqu’il s’est agi de faire face à la volonté du pouvoir en place de dissoudre le PDCI-RDA.

C’est pourquoi nous rappelons à certains nouveaux militants, Prompts aux injures et aux calomnies, et qui vont jusqu’à demander à ceux qui réclament le débat interne de créer leur propre Parti, Qu’ils se trompent de parti politique, ou qu’ils n’ont rien compris à la philosophie du

PDCI-RDA :

Un mouvement d’émancipation de l’homme Noir qui rassemble plus qu’il n’exclut.

Si le PDCI-RDA a connu une telle longévité, c’est grâce à l’harmonie des générations.

Le Parti n’a jamais connu de conflit générationnel : les jeunes ont toujours été intégrés aux structures de prise de décision, dans le respect dû aux aînés.

Par ailleurs, Félix HOUPHOUËT-BOIGNY nous a enseigné la primauté du Parti, et le Président Henri

KONAN BÉDIÉ a fait du débat, l’oxygène du militant du PDCI-RDA.

Mesdames et Messieurs,

Depuis notre dernier point de presse du 18/08/2025 évoqué tantôt, la situation politique de notre pays a beaucoup évolué.

II. DU MENSONGE SERVI AUX MILITANTS

La tromperie s’est enracinée dans la communication politique du PDCI-RDA, avec son corolaire de fausses informations, demi-vérités, manipulation des réseaux sociaux, toutes choses qui déstabilisent et éloignent les bases de la réalité sociale et politique.

Même après la radiation du nom du Président Cheick TIDJANE THIAM de la liste électorale définitive, la Haute Direction du Parti et ses démembrements ont continué à faire croire aux Militants qu’il figurerait encore parmi les Candidats à l’élection présidentielle.

Dès lors qu'un homme politique utilise des manoeuvres dolosives et ment pour préserver un intérêt personnel au détriment de l'intérêt général, ce n'est pas tolérable.

Or, l’essence même de la politique, c’est l’inverse. C’est "la discussion" et c’est la "prise en compte des opinions", qui permet de construire une vérité à peu près acceptable par tout le monde et de prendre une décision en conséquence.

Ça ne doit pas pour autant rendre le mensonge acceptable en toute circonstance, Car le mensonge est lui aussi un instrument de tyrannie. Il est un outil de coercition. Il permet de justifier et d’imposer une décision.

Était-ce vraiment nécessaire de procéder, en cette période préélectorale tumultueuse et au mépris des dispositions des textes statutaires et réglementaires (Cf articles n°55 des Statuts et n°2, alinéa 6 du Règlement Intérieur, à des nominations de Membres du Bureau Politique, à travers une Décision comportant des Visas sans aucun rapport avec des Considérations susceptibles de justifier les nominations ainsi opérées ?

Le mensonge permanemment servi aux militants relativement à l’éligibilité du Président THIAM a trouvé son apogée à travers les récentes déclarations du Groupe parlementaire PDCI du 20/08/2025, des Hauts Représentants Résidents du 26/08/2025, celle des Vice-Présidents du 28/08/2025, ou encore la déclaration de Délégués départementaux et Communaux du lundi 01/09/2025, appelant, l’une comme l’autre, les Militants à demeurer sereins et mobilisés pour conduire, par leur vote massif, le Candidat CHEICK TIDJANE THIAM à la victoire au soir du 25/10/2025.

Le Groupe IRS PDCI-RDA en appelait, à travers sa Déclaration du 18/08/2025, aux valeurs démocratiques et à la vérité.

Il invitait à Soutenir la vérité et le débat démocratique, parce que la vérité des faits est vue comme un élément nécessaire à la discussion et à la construction d'une décision acceptable, même si la politique implique un certain « arrangement avec la vérité ».

La pratique systématique du mensonge et l'éradication de la vérité sont des caractéristiques des régimes totalitaires, et la dénonciation du mensonge par le Groupe IRS PDCI-RDA doit être vue comme un rempart contre ces pratiques.

III. DE LA CONSEQUENCE TIREE

La non-anticipation des évènements, témoin de l’absence de vision écrite avec des axes et objectifs clairs s’ajoute au non-respect des textes statutaires et réglementaires par la Direction du Parti pour que celle-ci soit entièrement tenue responsable de ce qui nous arrive.

Les messages de la Direction du PDCI-RDA délivrés lors des points de presse organisés quarante huit heures après la publication par le Conseil Constitutionnel de la liste des candidats retenus n’en sont pas différents et, outre le fait de dénoncer «le caractère inique de l’Arrêt », les divers messages s’évertuent à continuer d’entretenir le flou, que dis-je, à servir du rêve aux militants.

Le lundi 8 septembre dernier, le Conseil constitutionnel a rejeté, pour défaut d’inscription sur la liste électorale, la candidature de notre candidat, le Ministre Tidjane THIAM, Président du PDCIRDA

Notre Parti, le PDCI lui-même, à travers la requête que son Conseil Juridique a déposée auprès du Conseil Constitutionnel pour « demander le report des élections en vue de permettre préalablement une révision de la liste électorale à l’effet d’y réinscrire le nom de son Candidat, … » reconnaissait ainsi implicitement, que son Candidat n’était pas Électeur.

Mesdames et Messieurs,

Chères Soeurs et chers Frères Militants et Sympathisants du PDCI-RDA,

Par une telle requête, le PDCI-RDA offrait lui-même au Conseil Constitutionnel, sur un plateau, l’argument tout fait du rejet de la candidature de son Président, en application des dispositions de la Constitution et du Code Electoral de la République de Côte d’Ivoire encadrant l’examen des dossiers de Candidature à l’élection présidentielle.

Nous déplorons vivement cet état de fait, qui nous prive, une énième fois, de participer à l’élection du Président de la République.

Cette situation aurait dû conduire à la consultation des organes dédiés du Parti, afin de définir la conduite à tenir.

En lieu et place, que constatons-nous ?

Une cacophonie, orchestrée par deux déclarations solitaires, l’une du Chef du Secrétariat Exécutif, Sylvestre EMMOU, et l’autre du Coordonnateur des activités du Parti, Noël AKOSSI BENDJO, Qui sèment la confusion dans l’esprit des militants.

La Direction du Parti adopte une position floue, qui inquiète plus qu’elle ne rassure quant à la survie du Parti.

« Reconnaissons en toute humilité que nous avons fait fausse route ».

Le constat est net : le PDCI-RDA est en CRISE et il est impératif de le SAUVER !

Aussi, pour éviter un bis repetita, estimons nous, nous tous, Militants du PDCI-RDA regroupés au sein du Groupe IRS PDCI-RDA, qu’il est impérieux et urgent de :

1) Mettre en place dans l’immédiat, un COMITÉ DE CRISE rassemblant toutes les sensibilités de notre Formation Politique, afin, d’une part, ramener l’unité et la cohésion au sein du Parti et, d’autre part, prendre ensemble toutes les mesures idoines pour sauver et sauvegarder le PDCI-RDA.

2) Entrer dans une phase d’intérim encadrée par les dispositions statutaires (article 40) et règlementaires (article 43) du Parti.

CONCLUSION

Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs,

Nous sommes aujourd’hui le 1709/2025 et le PDCI n’a pas de candidat pour l’élection présidentielle du 25 octobre 2025, par la faute d’une mauvaise gouvernance.

Des élections législatives sont annoncées pour le mois de décembre 2025, ainsi que des consultations locales tout juste après.

La présente adresse publique, vise à informer l'ensemble des militants du PDCI-RDA, les ivoiriens, l'Afrique et le monde, qu'une crise de confiance, de gouvernance incapacitante et autoritariste est née au sein de notre Parti depuis la fin de l'année 2023.

C'est un défi supplémentaire dans notre quête légitime d'un retour à la gestion politique de notre pays.

Nous avons décidé de ne pas nous soustraire à nos responsabilités, de fournir les efforts et consentir les sacrifices nécessaires pour parvenir à la réconciliation et la sauvegarde du PDCI-RDA.

Militantes et Militants,

Sympathisants du PDCI-RDA,

Doit-on encore continuer à laisser aux commandes la même équipe, qui a montré ses limites, et anéantir toutes chances de candidature du PDCI-RDA aux élections législatives et locales à venir ?

Non ! Ce n’est pas acceptable.

Il urge donc de :

1. Mettre sur pied un Comité de crise

2. Et ouvrir une période d’intérim encadrée par les articles y relatifs des statuts et Règlement Intérieur du PDCI-RDA.

Le PDCI vivra, vivra et vaincra !

Je vous remercie.

Fait à ABIDJAN le 17/09/2025

Pour les Membres du Groupe IRS PDCI-RDA

- La Coordination des Militants de l’EX-MEECI

- La Coordination des Cadres du PDCI-RDA

- La coalition Nationale pour la Paix PDCI RDA

- Le Collectif des Militants pour le respect des

Règlements du PDCI RDA

- La Coordination Initiative PDCI-Autre(s)

Formation(s) Politique(s)