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La question de la sécurité alimentaire est une orientation prioritaire du gouvernement qui veille à l’approvisionnement du marché en produits alimentaires tout en préservant le pouvoir d’achat des ménages.
L’agriculture ivoirienne veut faire face aux défis des chocs internes et externes et garantir la souveraineté alimentaire du pays.
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Le gouvernement a ainsi mis en place plusieurs programmes d’appui à la sécurité nutritionnelle et alimentaire dans de nombreuses régions. Il s’agit entre autres du Programme de productions alimentaires d’urgence (2PAU-CI), du Projet d’appui au développement du secteur vivrier (PADSV), du Projet d’appui au Programme social du gouvernement (Pa-PSGouv)…
Dans le cadre du 2PAU-CI, par exemple, 1630 producteurs de la région de la Mé ont reçu plus de 2500 tonnes de fertilisants et 62 tonnes de semences. 1470 tonnes d’engrais et 160 tonnes de semences ont été distribuées à 3524 riziculteurs de la région du Gôh.
Les différents programmes ont permis de renforcer l’offre nationale en produits alimentaires et d’assurer l’approvisionnement régulier et sécurisé des marchés ruraux et urbains.

De 2011 à 2024, la production vivrière a plus que doublé, passant de 11,5 millions à 23,6 millions de tonnes. Le taux de couverture des besoins en céréales est passé de 48,3% à 61,5%, et de 79,8% à 100% pour les racines, tubercules et banane plantain.
La production de riz blanchi a triplé de 2011 à 2024, passant de 550 000 à 1,55 million de tonnes. Pour le maïs, le volume produit est passé de 621 790 en 2011 à 1 701 426 tonnes en 2024, soit une augmentation de 173,6%. Concernant le manioc, la production est passée de 2 359 015 tonnes de tubercules de manioc en 2011 à 8 485 694 tonnes en 2024. Le manioc devrait devenir une des principales denrées du 21ème siècle, surtout dans les pays africains. La production de banane plantain est passée de 1,54 à 2,25 millions de tonnes, soit une hausse de 46,1%. La production d’igname a connu une augmentation de 38%. Elle est passée de 5 531 865 tonnes en 2011 à 7 660 870 tonnes en 2024 et couvre l’essentiel des besoins de consommation au niveau national.
Avec plus de 2000 ha de périmètre irrigués, la production de cultures maraichères a atteint plus de 363 000 tonnes. Faisant passer le taux de couverture des besoins de 47% en 2011 à 64,2% en 2024.
Tout en se donnant les moyens d’accroître les productions, le gouvernement veut assurer la mise sur le marché des produits agricoles. En effet, pour réduire les pertes post-récolte estimées entre 30 et 40%, plusieurs initiatives ont été déployées.
Selon le bilan du gouvernement 2011-2025, ce sont 29 743 km de pistes rurales qui ont été aménagées ou réhabilitées.397 magasins de stockage, d’une capacité de 38 000 tonnes, ont été construits, 6 centres de groupage et 15 marchés ruraux ont vu le jour. 2 033 tricycles et 34 camions ont été distribués aux organisations de producteurs pour faciliter l’écoulement des productions.
Cette orientation prioritaire est réaffirmée dans le Plan national du développement 2026-2030 qui consacre son pilier 2 à la Modernisation de l’agriculture, la consolidation de la sécurisation foncière rurale, l’accroissement de la productivité et le renforcement des chaînes de valeur agricole. Il s’agira pour la Côte d’Ivoire qui à travers ce PND vise à être un pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure à l’horizon 2030, de créer des pôles alimentaires régionaux : 5 grands hubs agro-industriels (Bouaké, Korhogo, San Pedro, Daloa, Bondoukou) ; de mettre en place un système national de production, de certification et de distribution de semences vivrières, afin d’assurer l’accès des producteurs à du matériel végétal de qualité à grande échelle ; de mettre en place des mécanismes de financement pour les chaînes de valeur agricoles, en y incluant des mesures de gestion des risques financiers basés sur l’approche AgriTech, de développer l’agriculture urbaine et périurbaine (petites parcelles, hors-sol)…
Il faut aussi souligner que le renforcement de la production permet de créer des emplois durables dans le secteur agricole.
Source: gouv.ci

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