Le porte-parole des sociétés coopératives et acheteurs de Côte d'Ivoire Takry Goupi Stéphane a accusé le conseil café-cacao et l'organisation interprofessionnelle agricole de trahison.

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Il le dit parce que ce conseil a reçu du gouvernement ivoirien les moyens financiers en vue d'enlever plus de 123 milles tonnes de cacao qu'il avait lui-même déjà inventorié. Depuis le mois de janvier jusqu'à ce jour, ces stocks résidentiels sont encore dans les magasins.

Et tant que ce produit dure plusieurs mois dans des magasins sous une température très chaude ou quelque fois froide, sa qualité se détériore. Dans pareilles conditions le produit perd sa valeur sur le marché international et ce sont les producteurs, les coopératives et le pays lui-même qui en sont les plus défavorisés.

C'est donc toute l'économie de notre pays qui est impactée parce que le cacao représente un véritable pourvoyeur de fonds pour la Côte d'Ivoire. Devant ce qui pourrait être une affaire d'État pour plusieurs milliards injectés pour remédier à cette grosse perte financière, le porte-parole des sociétés coopératives et acheteurs de Côte d'Ivoire Takry Goupi Stéphane ne peuvent pas se taire. C'est pourquoi lui et ses hommes continuent de se poser l'unique question, où est passé l'argent du gouvernement décaissé à propos ? Pourquoi le directeur général du Conseil café-cacao et celui de l'organisation interprofessionnelle agricole (OIA) restent-ils silencieux ? Alors qu'il y a un risque de forclusion puisque nous sommes à plus de deux mois de la prochaine campagne. Ce refus de voir la situation perdurer, a inspiré les 122 coopératives et acheteurs de Côte d'Ivoire à demander à leur porte-parole de prévoir une grève pour ce mercredi 1er juillet 2026 qui a été dissuadée par le préfet de région qui les a rassurés de transmettre fidèlement leurs doléances au ministre de l'agriculture, du développement rural et des productions vivrières pour qu'une solution soit urgemment trouvée avant qu'il y ne soit trop tard.

Ces propos rassurants de la première autorité administrative de cette région centre-ouest de notre pays, ont permis au porte-parole de cette confédération de surseoir au mot de grève afin de laisser tranquillement les autorités travailler sur ce dossier assez sensible. Ils n'en sont pas encore là mais ils n'écartent pas l'idée de demander à l'Etat ivoirien, la démission des responsables du conseil café cacao et de l'organisation interprofessionnelle agricole si ces stocks ne sont pas enlevés après les démarches du préfet de la région du Gôh, préfet du département de Gagnoa Djèdj Mel. Cela parce qu'alors que les producteurs broient du noir , les agents de ces différentes structures de régulation continuent de percevoir aisément leur salaire. <<D'où leur vient cet argent ? >>, s'est interrogé le porte-parole .

Correspondance particulière