L'ESSENTIEL EN 3 POINTS
- Dans l’affaire du litige foncier qui oppose Assétou Traoré épouse Amon à l’opérateur économique dénommé Komé Bakary, un troisième acteur apparaît, en l’occurence Kéita Sékou Sitafa. Ce dernier est ce
- Sujet d'actualité majeur décrypté par notre rédaction.
- Analyse des retombées et perspectives pour les acteurs concernés.
Dans l’affaire du litige foncier qui oppose Assétou Traoré épouse Amon à l’opérateur économique dénommé Komé Bakary, un troisième acteur apparaît, en l’occurence Kéita Sékou Sitafa. Ce dernier est celui qui lui a cédé le terrain et est celui à qui elle l’a revendu, cinq mois plus tard. Un dossier curieux pour lequel, Ivoir’Hebdo a interrogé les acteurs.




Le document reçu est sans appel. Il s’agit d’une décharge de 2 millions FCFA, représentant une «avance portant sur l’achat d’un terrain d’une valeur de 35 millions FCFA sise à Cocody Angré Djorobité II, lot 1294, îlot 135 du lotissement de Bessikoi». L’acte manuscrit sur lequel est joint la carte nationale d’identité de Traoré Assétou épouse Amon, date du 16 octobre 2024.
La vendeuse étant dame Assétou Traoré, l’acheteur étant Kéita Sékou Sitafa et le témoin, un certain Zan G. H. Cet acte de vente ou d’achat relance le débat sur ce terrain litigieux, dont le public s’est saisi, à travers les déclarations de dame Assétou Traoré, dans la vaste affaire Komé Bakary.
Alors que l’on croyait que l’affaire ne concernait que les deux protagonistes, il apparaît clair qu’un troisième personnage peut se targuer d’avoir droit de propriété sur le site. D’autant que, chose encore curieuse, en atteste un autre document en la possession de Ivoir’Hebdo, Kéita Sitafa est la même personne qui a cédé le même lot 1294, îlot 135 du lotissement de Bessikoi, à dame Assétou Traoré, cinq mois plus tôt, précisément le 6 mai 2024.
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ID : ca-pub-2835205335701797 | Slot : 8802908812Un terrain revendu au revendeur ?
Pour démêler l’affaire, Ivoir’Hebdo a tenté de joindre les trois personnes signataires de la décharge de vente. Le témoin n’a pas daigné répondre, ni aux appels, ni aux messages. De son côté, Kéita Sitafa a répondu qu’il ne souhaitait pas s’exprimer sur le dossier. Quant à dame Assétou, elle a reconnu la régularité de la décharge.
«Regardez la date à laquelle j'ai reçu les 2 millions. Ce sont des choses qui devraient être faites dans les brefs délais. Et il a dit qu'il ne donnait pas le reste. Donc, regardez la date à laquelle les papiers ont été signés. C'est mentionné 2024. Mais nous sommes en 2026. C'est ce que je veux dire donc il n'a pas donné la totalité de l'argent. Il a versé les 2 millions mais il n'a plus versé le reste», a indiqué dame Assétou Traoré, au téléphone.
«Je l'ai poursuivi pour qu'il me donne le reste mais il ne l'a pas fait. Alors que c'était prévu qu'il me donne la totalité. Au moment où je vendais le terrain, le problème n'était pas encore en justice. Et puis le problème n'avait pas encore inondé les réseaux sociaux. Comme je suis sortie encore pour lancer un cri de coeur, c'est pour cela qu'il a fait sortir la décharge», a-t-elle poursuivi.
Des questions sans réponses
Étant donné que notre interlocutrice a parlé de procès, nous l’avons relancée, sur ce sujet sur d’autres zones d’ombre, sans succès. Quand nous lui avons transmis l’acte de cession de mai 2024 et lui avons demandé, par messagerie, comment explique-t-elle qu’elle achète un terrain avec une personne, puis tente de lui revendre seulement cinq mois après, elle n’a plus décroché nos appels et n’a plus répondu à nos messages.
Pêle-mêle, nous avions voulu savoir pourquoi, alors qu’elle déclare depuis l’éclatement de l’affaire en 2025, qu’elle possède le terrain depuis 2015, l’acte de cession dont nous avons eu connaissance, remonte à seulement 2024 ? Nous avons également souhaité savoir pourquoi avoir choisi de vendre le terrain, alors qu’elle-même affirme que l'affaire est en justice ?
De même, nous avons voulu savoir quelle est la suite du procès dont elle a parlé, la plainte vise-t-elle Komé Bakary ou Kéita Sitafa ? Enfin , est-ce que ce dernier remboursé les 2 millions d’avance ou a-t-il fini par tout payer ? A toutes ces questions envoyées à dame Assetou Traoré, Ivoir’Hebdo n’a plus obtenu de réponse.
Source : Ivoir'Hebdo



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