Suite aux manifestations contre le quatrième mandat du candidat du RHDP, Alassane Ouattara, à Yamoussoukro, le siège local de la Commission Électorale Indépendante (CEI), situé dans le quartier des 220 logements, a été pris pour cible et incendié le lundi 20 octobre.
Moins de 48 heures après cet événement regrettable, la CEI a réagi promptement en relocalisant ses activités dans de nouveaux locaux situés à Dioulabougou, à proximité de la grande mosquée de la paix.



La présentation officielle de ces nouveaux bureaux a été faite le mercredi 22 octobre 2025 par le Commissaire central, Dr Doumbia Soumaïla, dit Doumbia Major, superviseur des opérations électorales des régions du Bélier, du N’Zi et du District autonome de Yamoussoukro.
UNE REPONSE RAPIDE POUR GARANTIR LA CONTINUITE DU PROCESSUS ELECTORAL
Dans ces nouveaux locaux, Doumbia Soumaïla a tenu à rassurer la communauté nationale et internationale sur la poursuite du processus électoral « L’un des bâtiments de la CEI a été saccagé et brûlé. Il était essentiel, en tant que superviseur, de faire le point avec la presse et de rassurer la population. Les documents détruits dans notre bâtiment annexe n’affectent en rien la tenue de l’élection présidentielle du 25 octobre 2025. »
Il a précisé que le bâtiment visé contenait du matériel de travail et de formation, notamment des spécimens utilisés pour la formation des agents électoraux « Tout le matériel essentiel est intact et disponible. Nous sommes prêts à organiser l’élection dans les meilleures conditions. »
Le nouveau siège de la CEI locale répond aux normes requises et dispose de toutes les commodités nécessaires « Comme vous pouvez le voir, vous êtes arrivés, vous allez visiter tout à l'heure notre siège, et tous nos matériels sont installés, tous nos bureaux sont installés, nos Agents techniques d’appui (Ata), sont là, nos commissaires sont là, vous les voyez, ils sont tous présents, et donc je dis aux uns et aux autres que l'élection aura lieu, l'élection est sécurisée, nous souhaitons et nous demandons aux jeunes qui ont fait montre de leur mécontentement, d'aller à la paix, à l'apaisement, de rester dans la modération, ça ne sert à rien de détruire les biens de la nation. »
UN APPEL A LA PAIX ET A LA VIGILANCE FACE AUX ENJEUX INTERNATIONAUX
Poursuivant son message à l’endroit des jeunes, le superviseur a mis en garde contre les risques d’instrumentalisation du processus électoral par des puissances étrangères « « () Vous savez, le vote n'est pas obligatoire en Côte d'Ivoire. Nous avons tous cette liberté, ce droit de voter ou de ne pas voter. Mais quand on ne souhaite pas voter, il ne faut pas perturber ceux qui veulent aller voter et exercer leurs droits constitutionnels. Notre souhait, c'est que tout se passe bien. Des dispositions ont été prises à cet effet. La police a décidé, à travers le ministère de l'Intérieur, de nous appuyer avec la gendarmerie et donc les forces de l'ordre feront leur travail. Je l'ai dit c'est une élection, ce n'est pas une situation de bagarre. Et après cette élection, la Côte d'Ivoire continuera d'exister. Ce n'est pas parce qu'on est mécontent qu'on doit brûler sa propre maison. Notre propre maison, c'est la Côte d'Ivoire… », a-t-il indiqué avant de lever un coin de voile sur le contexte international qui prévaut « « J'ai indiqué aux jeunes que nous sommes dans un contexte mondial dont il faut tenir compte. Parce qu'aujourd'hui, voyez autour de nous, voyez les pays autour de nous, voyez ce qui se passe. C'est un environnement dont il faut tenir compte. De quoi s'agit-il ? Aujourd'hui, les Occidentaux sont dans des conflits entre les anciens blocs du Pacte de Varsovie communiste, anciennement, et les blocs de l'OTAN. Ces conflits qui se passent en Europe se retrouvent en Afrique. Et donc, il ne faut pas que des individus se servent du prétexte d'une élection pour transposer dans notre pays, sur notre continent, des conflits entre Occidentaux. C'est pourquoi j'ai invité les jeunes à faire attention pour ne pas qu'on se retrouve instrumentalisés par des Occidentaux qui n'attendent que notre division pour régler leurs conflits qu'ils ont chez eux. Vous voyez dans les pays qui sont proches, c'est un groupe d'Occidentaux qui arment les fils d'un pays contre d'autres fils du pays parce qu'on veut prendre le contrôle de ce pays-là. Parce qu'on estime qu'il faut chasser certains qui le regardent comme ayant des pré-carrés. »
Il a exhorté les jeunes à la retenue et à la vigilance « Ce n’est qu’une élection. Les hommes passent, mais la nation demeure. Préservons la paix, la tranquillité et le vivre-ensemble, surtout ici, dans le village natal du père de la nation ivoirienne. »
Ange Nicaelle LYRANE





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