Lors de la réunion d’urgence présidée le lundi 29 juin 2026 par le Premier ministre, Dr Robert Beugré Mambé, le gouvernement a arrêté une série de mesures pour protéger les populations sinistrées et reprendre la main sur les zones à risque.
La rencontre a réuni autour du chef du gouvernement des membres de l’exécutif, les maires du Grand Abidjan et l’ensemble des acteurs engagés dans la gestion des risques et des catastrophes. Au nom du Président de la République, Alassane Ouattara, le Premier ministre a transmis un message de compassion aux familles endeuillées et à toutes les personnes affectées par ces intempéries. Le bilan provisoire fait état 45 décès en liens directs ou indirects avec les intempéries au terme de plusieurs jours de pluies diluviennes.
Face à l’urgence, le gouvernement a annoncé des décisions immédiates : l’identification de sites de recasement, le recasement après déguerpissement des personnes impactées, l’assistance sociale aux ménages et la poursuite des travaux d’aménagement d’un site d’accueil définitif à Songon. Dans l’intervalle, des écoles sont ouvertes pour accueillir les sinistrés.

Mais le message va au-delà du secours : le ton est à la fermeté assumée contre l'incivisme et le non respect des mesures de sensibilisation , dans le cadre du dispositif ORSEC mobilisé pour la saison. Les opérations de déguerpissement des sites dangereux seront menées de manière ordonnée, et l’État prévient qu’il n’entend plus transiger. « Nous sommes arrivés à un stade où la tolérance ne peut plus être de mise. Ceux qui vont s’opposer aux actions subiront la rigueur de la loi », a averti le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, le général Vagondo Diomandé.

Le rappel des faits donne la mesure de l’enjeu. La SODEXAM avait alerté sur une saison 2026 particulièrement intense, marquée par des précipitations excédentaires sur le District d’Abidjan et le littoral. À cela s’ajoutent les causes désormais bien connues : urbanisation anarchique, occupation des couloirs naturels d’écoulement des eaux et caniveaux obstrués par les déchets. Les zones dangereuses, elles, n’auront plus de répit. Car il y va de la paix sociale et de la nécessité de préserver des vies. 45 morts à ce stade, c'est totalement inacceptable pour le gouvernement. Qui avait pourtant lancé le slogan zéro mort. Ce n'est pas le moment d'accabler et d'accuser. À l'action.
Une contribution
de Laurent Oupoh





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