Gouvernance et démocratie: Seulement 2 pays étaient contre la limitation des mandats en 2015

Pour mettre fin aux tensions sociopolitiques, un expert avait proposé à la CEDEAO la limitation des mandats présidentiels.

Le fondateur du Think Tank sénégalais Afrikajom, Alioune Tine, selon APA, avait appelé la CEDEAO en 2020 à inscrire dans son agenda la question de la limitation des mandats présidentiels pour éviter les tensions sociopolitiques causant des morts.

« Je pense qu’il faudra aujourd’hui réinscrire dans l’agenda du sommet de la CEDEAO la question de la limitation du mandat et la régler pour de bon. Et moi, j’ai été extrêmement satisfait d’avoir entendu le président Buhari interpeller ses collègues chefs d’État pour dire: que nous autres, quand même leaders des États membres de l’Afrique de l’Ouest, nous devions respecter notre Constitution », a salué l’un des principaux leaders de la société civile sénégalaise dans une interview avec RFI, faisant savoir son appréciation pour ce « bon début ».

Selon le confrère, Alioune Tine a rappelé par ailleurs que l’organisme sous-régional s’était déjà lancé dans cette voie, mais qu’il n’avait pas eu les résultats escomptés. « Il y avait un sommet en 2015 pour que la limitation du mandat soit inscrite dans le protocole additionnel sur la gouvernance et la démocratie. Il y a deux pays qui étaient contre, c’était la Gambie et le Togo »

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Depuis lors, poursuit APA, Banjul a connu un changement de régime avec l’arrivée au pouvoir en 2016 d’Adama Barrow à la place de Yaya Jammeh, après qu’il fut forcé de partir par la CEDEAO. A Lomé cependant, Faure Gnassingbé est l’indéboulonnable président depuis la mort de son père en 2005.

Ainsi pour Alioune Tine, il urge d’aller vers la limitation des mandats présidentiels, ne serait-ce que pour sauver des vies dans les pays touchés par cette question d’actualité.

Le Think Tank qu’il dirige a produit l’an dernier, un rapport annuel passant au crible « les nouvelles pathologies de la démocratie en Afrique de l’Ouest », marquées notamment par la crise de l’Etat de droit, la démocratie représentative et la gouvernance. Ce document soulignait que ce sont les troisièmes mandats qui font aujourd’hui des morts mais pas les coups d’État militaires. 

Nathanael Yao

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