Le rapport d’investigation de Prince I. Nwafuru, rendu le 14 mai 2026, estime non fondée la contestation portée par Cheick Sallah Cissé contre les décisions de l’Assemblée générale de la FITKD du 28 décembre 2025. L’enquêteur y voit davantage une tentative de remise en cause d’une assemblée régulièrement tenue qu’une atteinte avérée aux règles.

À LIRE ÉGALEMENT : "Le District d’Abidjan est-il devenu un problème à la gouvernance locale ?" S'interroge un citoyen qui réclame sa suppression

Au cœur du grief figure le recours au vote par acclamation. Cissé soutenait que les amendements statutaires, la révocation de l’auditeur et plusieurs autres décisions, adoptés de cette manière, étaient nuls et non avenus. Le rapport rappelle d’abord ce qu’est l’acclamation selon la Fédération : un vote à voix haute où les membres favorables crient « oui ». Cette modalité n’est utilisée que lorsque le sujet ne soulève pas de question majeure et qu’aucune opposition ne se manifeste. Elle n’a jamais servi, précise la FITKD, pour une élection à plusieurs candidats.

L’enquêteur note que la pratique n’est pas nouvelle. Elle a déjà été employée lors des assemblées générales de 2009, 2011 et 2015. En 2011, les commissaires aux comptes avaient même été élus par acclamation, faute d’opposition et en présence d’une seule liste. Le procès-verbal de décembre 2025 montre, quant à lui, que la proposition d’avoir recours à l’acclamation a été adoptée par les membres présents sans opposition.

Sur le plan strictement textuel, l’article 20, paragraphe 5, du Règlement intérieur dispose que les décisions sont prises à la majorité absolue des membres présents, « par vote (à main levée ou au scrutin secret) ». L’acclamation n’y figure pas. Pour autant, le rapport ne conclut pas à la nullité des décisions. Il relève que les amendements proposés avaient été transmis aux associations membres pour observations. Une seule réponse était parvenue, celle d’Anzoumana Siaka. Toutes ses remarques ont été examinées en séance. L’une d’elles – la suppression du dépôt de garantie pour valider une candidature – a même été adoptée à l’unanimité.

Nwafuru insiste par ailleurs sur un point déjà relevé dans d’autres parties de son analyse : ni Cissé ni les co-plaignants, notamment Paul Amichia prétendant agir au nom de 49 personnes non identifiées, n’ont établi leur qualité de membres statutaires ou de mandataires dûment habilités. Cette absence de légitimité affaiblit considérablement la portée de la contestation.

Au final, le rapport place la stabilité institutionnelle de la Fédération au premier plan. L’Assemblée générale de décembre 2025 a examiné les textes, débattu des propositions et tranché. Les critiques de Cheick Sallah Cissé, qui n’a ni qualité pour agir démontrée ni preuves d’irrégularités substantielles, apparaissent comme une tentative de déstabilisation d’une instance qui a fonctionné selon ses pratiques internes établies de longue date.

Joël ETTIEN

Directeur de publication: businessactuality.com

Document officiel · Certificat d'authenticité inclus