L’Assemblée générale de la Fédération ivoirienne de taekwondo tenue le 28 décembre 2025 était-elle irrégulière ? Cheick Sallah Cissé l’affirmait avec force. Le rapport d’investigation de Prince I. Nwafuru, rendu le 14 mai 2026, répond non. Point par point, l’enquêteur écarte les critiques du champion olympique et valide la procédure.

Cissé dénonçait une convocation « irrégulière » envoyée via WhatsApp, l’exclusion de 153 membres statutaires, l’absence du ministère des Sports, celle des auditeurs et le manque de documents essentiels. Autant d’arguments qui, selon lui, devaient entraîner la nullité de l’assemblée.
Le rapport balaie d’abord l’argument de la convocation. L’article 20 du Règlement intérieur impose un délai de 21 jours et l’envoi des documents aux membres statutaires. Mais il ne dit nulle part comment cet envoi doit être effectué. WhatsApp n’est donc pas interdit. « À l’ère du numérique, la communication électronique est devenue partie intégrante du fonctionnement des organisations », souligne Nwafuru. Aucune preuve n’a été apportée que les associations n’avaient pas reçu la convocation dans les délais.
Sur les 153 membres censés exclus, le constat est plus sévère encore. Cissé n’a fourni ni leurs noms, ni ceux de leurs clubs, ni la nature exacte des documents qui leur auraient manqué. Or, selon les Statuts, seuls les deux délégués désignés par chaque club ont qualité pour se plaindre d’une convocation défaillante. Dans le cas du club Ineka, dont Cissé est membre, les deux délégués officiels – Nidia Kamemal et Awge Axel – étaient présents, ont signé la liste et ont voté. Cissé, lui, n’était pas délégué.
L’absence du ministère des Sports ? Le Règlement intérieur exige seulement qu’il soit invité en tant qu’observateur, au même titre que le Comité national olympique. Il n’a pas de droit de vote. Le ministère a bien été convié, a présenté ses excuses et ne s’est pas déplacé. Le CNO, en revanche, était présent. Pour l’enquêteur, cette absence n’entache en rien la validité des travaux.
Reste la question des auditeurs. Ceux-ci avaient demandé un report pour d’autres engagements professionnels. L’assemblée a refusé, les a révoqués et a fait appel à un autre cabinet pour présenter un rapport. Là encore, aucune irrégularité de nature à annuler la réunion n’est retenue.
Au terme de son analyse, Prince I. Nwafuru estime que l’Assemblée générale du 28 décembre 2025 s’est tenue dans le respect des Statuts et du Règlement intérieur de la FITKD. Les griefs procéduraux de Cheick Sallah Cissé, aussi médiatisés soient-ils, ne résistent pas à l’examen des textes et des faits.
Joël ETTIEN
Directeur de publication: businessactuality.com
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