Ils étaient nombreux à franchir le pas. Nombreux à quitter le PDCI-RDA, non par calcul mesquin, mais par conviction politique. Ils croyaient participer à la construction d’un nouvel idéal, à l’édification d’un RHDP équilibré, pluriel, respectueux de ses composantes. Aujourd’hui, le constat est brutal.

Les transfuges du PDCI-RDA sont politiquement affaiblis, marginalisés, relégués au second plan par les caciques du RDR originel. Le système a méthodiquement travaillé, base après base, pour vider ces cadres de leur substance politique, au profit exclusif des héritiers du RDR historique.

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- Daniel Kablan Duncan,

-Ahoussou Jeannot.

- Danho Paulin.

- Amédé Kouakou.

- Adjoumani Kobenan.

- Anoblé

-  et tant d’autres.

Tous, à des degrés divers, ont vu leur influence rognée, leur ancrage local fragilisé, leur marge de manœuvre réduite. Le pouvoir RHDP se construit sans eux aujourd'hui, parfois contre eux.

L’exemple le plus frappant reste celui de la dynamique militante de l’ex-UFPDCI : Madame Agnero Ehui Koutouan, hier figure politique à part entière, aujourd’hui réduite à un rôle de simple protocole auprès de Kandia Camara. Une image forte, presque cruelle, de ce déclassement organisé.

Les plus jeunes sont sans avenir réel.

Nous pouvons citer Zadi Ivoire Estelle, jeune membre fondateur dudit parti sans position politique et affaiblie.

Les plus « chanceux » ?

Des députés suppléants, les sénateurs et certains simples cadres tolérés plus qu’intégrés, dont l’avenir politique semble déjà scellé. À la prochaine mandature, beaucoup ne seront tout simplement pas reconduits. Le système n’a plus besoin d’eux.

Même l’UDPCI, pourtant alliée stratégique, n’échappe pas à cette logique de grève silencieuse du pouvoir réel.

Quant au MFA et au PIT, ils ont pratiquement disparu du paysage décisionnel : plus aucun cadre visible, plus aucune voix audible.

Dès lors, une question s’impose, lancinante, presque provocatrice :

Sommes-nous réellement dans un pouvoir RHDP ou dans un pouvoir RDR élargi ?

Le bilan est triste.

Et dans les domiciles, dans les salons feutrés, dans les conversations à voix basse, le sujet est bien évoqué. Chacun voit, chacun sait. Mais le courage politique manque pour le dire publiquement. La peur de perdre le peu qui reste muselle les consciences.

À l’heure du bilan, une vérité s’impose :

- Le RHDP a consommé ses alliés sans jamais les intégrer pleinement.

- Et ceux qui ont cru bâtir une maison commune découvrent qu’ils n’en étaient que des locataires provisoires.

Et si le retour aux partis d'origine était encore possible ?

KFK