A 48h de la fin de la campagne pour les élections législatives du 27 décembre 2025, Yasmina Ouégnin, députée de Cocody, est allée soutenir, ce mercredi 24 décembre, la candidate de son parti, le PDCI-RDA, dans la circonscription de Lakota. «Je viens avec un seul objectif : apporter mon soutien total et entier à une femme de valeur, à une combattante, à la candidate du PDCI-RDA pour Lakota : Ma sœur de Cœur, Mandy Carmen MAGOU», dit-elle. Discours intégral.

Chers frères et sœurs de Lakota,

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Chers militants et militantes du PDCI-RDA,

Chers amis,

Mesdames, Messieurs,

Quelle joie de me retrouver parmi vous aujourd’hui, ici, à Lakota.

Je ne me sens pas étrangère sur cette terre de gens de courage et de convictions, car je viens en tant que sœur en lutte, en tant que femme politique qui connaît le prix du combat dans un espace qui ne nous a jamais fait de cadeau….A nous les Femmes.

Je viens avec un seul objectif : apporter mon soutien total et entier à une femme de valeur, à une combattante, à la candidate du PDCI-RDA pour Lakota : Ma sœur de Cœur, Mandy Carmen MAGOU.

Vous le savez tous, Lakota, la Terre des Eléphants, ne veut plus de promesses en l’air. Lakota veut du concret.

Et pour porter un projet concret, il faut une personne concrète.

Une Femme CONCRETE !

Votre fille Mandy incarne cet engagement politique, cette force tranquille forgée dans la patience et la détermination.

Chers Parents,

Je suis très bien placée pour vous dire que dans notre pays, le parcours d’une femme en politique est toujours semé d’embûches. On nous observe à la loupe, on doute de notre résilience, on sous-estime notre ténacité et on minimise nos capacités.

Donc, arriver à se faire une place, comme je l’ai fait à Cocody, exige une force de caractère, une endurance, une volonté de fer et bien d’autres qualités.

Mandy Carmen MAGOU possède, elle aussi, j’en suis convaincue, ces qualités indispensables.

Son expérience et sa maitrise du terrain ne sont pas de simples slogans ; ce sont des atouts majeurs pour défendre vos intérêts, pour porter vos voix, pour orienter Lakota vers le progrès.

Mandy est la candidate du concret parce qu’elle en a la stature et la compétence.

A ce niveau de mon propos, souffrez chers papas, chers frères, chers fils que je m’adresse tout particulièrement aux femmes, mes vaillantes sœurs, si nombreuses dans l’assistance.

Mesdames,

En soutenant une femme dans sa marche vers l’Assemblée nationale, comment ne pas rendre hommage à ces illustres pionnières qui ont admirablement fait leur part, plusieurs décennies en arrière ?

Je veux vous parler d’un événement qui a changé le cours de l’histoire de notre pays et qui résonne tout particulièrement en ce mois de décembre.

Nous sommes le 24 décembre.

Il y a soixante-seize ans exactement, jour pour jour, le 24 décembre 1949.

Des centaines de femmes africaines, nos mères et nos grands-mères, marchaient vers Grand-Bassam. Elles partaient d’Abidjan et des alentours, marchant des dizaines de kilomètres, organisées en petits groupes pour échapper à la féroce répression coloniale.

Pourquoi ?

Pour réclamer la libération des leaders du PDCI-RDA, leurs mentors, leurs époux, leurs frères, leurs compagnons, emprisonnés.

Pourquoi ? Pour dire « NON » à l’injustice.

Parmi elles, des figures immortelles comme Marie KORÉ, présidente du Comité féminin du PDCI-RDA, qui lança cet appel héroïque.

Comme Jeanne GERVAIS, jeune femme de Grand-Bassam qui se retrouvera, plus tard, élue à l’Assemblée nationale. Comme Marguerite SACOUM, l’organisatrice stratégique, ou Anne-Marie RAGGI, la militante au grand cœur.

Face à elles, à l’entrée de Bassam, les soldats français les attendaient. Elles ont été violentées, gazées, battues, arrêtées.

Mais savez-vous ce que criait Marie KORÉ pour les motiver ?

Elle leur disait :

« N’ayez pas peur ! Ce n’est pas parce qu’on nous envoie un jet d’eau avec du sable que nous devons nous décourager ».

Cette marche, comme nous le savons, ne s’est pas terminée dans la défaite. Bien au contraire, elle fut le socle d’une victoire éclatante. La pression fut telle que les prisonniers furent jugés et leurs peines réduites.

Ces femmes ont prouvé que lorsqu’elles s’unissent, elles font plier l’injustice et reculer l’arbitraire.

Elles nous ont légué le « Pont de la Victoire », mais surtout, elles nous ont laissé une certitude : l’histoire de la Côte d’Ivoire ne peut s’écrire sans le courage des femmes.

Aujourd’hui, et depuis plusieurs années déjà, le combat politique est bien différent.

Personne ne nous envoie de jet de sable, certes.

Mais les obstacles sont tout aussi réels, tout aussi grands, tout aussi nombreux, visibles et invisibles. Ce sont la sous-représentation des femmes au sein des instances de décision, les préjugés sexistes, le machisme ambiant, le harcèlement psychologique pour ne citer que ceux-ci.

L’appel de nos Mères fondatrices reste donc plus que jamais d’actualité et doit résonner encore plus fort en chacune de nous.

C’est pourquoi, ce 24 décembre 2025, moi, Yasmina Ouégnin, je me tiens debout à vos côtés, braves et vaillantes femmes de Lakota, pour vous dire ; « N’ayez pas peur ! N’ayez pas peur d’écrire l’histoire. »

Dans quelques jours, vous tiendrez entre vos mains un pouvoir immense. Votre bulletin de vote.

Il doit être pour vous comme votre propre marche sur la prison de Bassam.

En votant massivement pour Mandy Carmen MAGOU, vous ne votez pas seulement pour le PDCI RDA.

Vous votez pour perpétuer l’héritage des femmes de Bassam.

Vous votez pour prouver que la place des femmes ivoiriennes est au cœur du pouvoir, là où se décide l’avenir de nos enfants, de nos familles et de nos régions.

Vous votez pour que le concret l’emporte.

Ne laissez personne décider pour vous.

Soyez les héroïnes de votre propre destin.

Faites de Lakota, en cette année 2025, le symbole de l’émancipation politique des femmes.

C’est à ce prix-là seulement qu’Ensemble, hommes, femmes, jeunes et moins jeunes, toutes les populations de votre circonscription pourront faire gagner Mandy Carmen.

Et Feront gagner Lakota.

Je vous remercie !