A l'occasion d'un week-end sportif prenant en compte la période du jeudi 18 au samedi 20 juin 2026, Konan Ignace Jocelyn N’dri, attaquant de Lecce et nouveau Mena (footballeur international du Niger) a livré un entretien à son domicile de Daoukro. Un entretien dans lequel il évoque tantôt ses ambitions ou tantôt ses challenges à relever avec son club et surtout sa sélection nationale.

Vous venez de terminer votre première saison en Serie A avec l’US Lecce. Quel bilan en dressez-vous ?
Je suis Konan Ignace Jocelyn N’dri, attaquant à l’US Lecce, en Italie. En début de saison 2025-2026, l’objectif était clair : assurer le maintien. On l’a atteint en finissant 17ᵉ, juste au-dessus de la zone rouge. Collectivement, l’équipe a fait le travail. C’était le plus important.
Individuellement, je reste sur ma faim. Je n’ai pas disputé autant de matchs que je le souhaitais, donc mon apport est resté limité. La saison prochaine, l’ambition sera la même, voire supérieure : valider le maintien plus tôt pour s’installer durablement dans l’élite du football italien.
Vous semblez peu satisfait de votre rendement. Cela veut-il dire que vous n’attendez pas d’offre plus alléchante que celle de Lecce lors du prochain mercato ?
Dire que je n’espère pas mieux serait malhonnête. Un joueur doit connaître ses limites et mesurer son niveau. Je reconnais que je n’ai pas fait une grande saison, malgré quelques apparitions. Pour un footballeur, la clé c’est la continuité, la constance, et il m’a manqué ça.
Je ne suis pas dans la précipitation. Il me reste deux ans de contrat avec Lecce. Je veux repartir sur de meilleures bases pour, au moment opportun, saisir un projet plus stimulant. L’objectif est simple : trouver un challenge plus attractif, avec plus de temps de jeu et plus d’impact, pour franchir un palier.
Vous avez honoré vos deux premières sélections avec le Mena du Niger en juin 2026. Pourquoi ce choix ?
J’ai joué deux matchs amicaux avec le Niger ce mois de juin 2026. Répondre à l’appel de la Fédération nigérienne de football, c’était une volonté de défendre ma nation. C’est un lien de sang. Je suis né et j’ai grandi en Côte d’Ivoire, aux côtés de mes parents, mais j’ai aussi une part nigérienne que je devais honorer.

Beaucoup pensaient vous voir en sélection ivoirienne. Avez-vous des regrets ?
Quand on a deux nationalités, on en a deux. Ce n’est ni de l’attente ni du découragement vis-à-vis de l’un ou l’autre pays. Quand l’appel arrive, il faut répondre. J’ai 25 ans, la carrière avance.
La concurrence chez les attaquants ivoiriens a-t-elle pesé dans votre décision ?
Il est vrai qu’il y a une pléthore d’attaquants en Côte d’Ivoire aujourd’hui. La concurrence est saine et elle ne doit pas effrayer un joueur au point d’orienter ses choix. Le football est fait de concurrence, tout compétiteur l’aime. Elle n’a jamais été un frein pour moi, sinon je ne serais pas parti de l’OH Louvain, en Belgique, pour signer à Lecce. Pour être en sélection, il faut performer. Si les Mena ont jugé mes performances suffisantes, je réponds à leur convocation.
Quel est le défi immédiat avec le Niger ?
Ça fait 12 ans que le Niger n’a plus disputé de CAN. L’objectif de la Fédération, de tous les Nigériens et des 20 millions d’habitants, c’est de se qualifier pour la CAN 2027. C’est un honneur pour moi de m’inscrire dans ce projet : redonner aux Nigériens le plaisir de vivre une phase finale de Coupe d’Afrique.
Vagoné Dry-Bi





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