Le Premier Ministre Robert Beugré Mambé a, lors d'une rencontre tenue le 22 juin 2026 avec les partis politiques et les organisations de la société civile, présenté les grandes lignes de la réforme de la gouvernance électorale voulue par l'exécutif.

Il a souligné que malgré les avancées enregistrées depuis la création de la Commission électorale indépendante (CEI) en 2001, les contestations récurrentes ayant entouré plusieurs scrutins démontrent la nécessité d'adapter le dispositif électoral aux nouvelles exigences de transparence.
La réforme proposée repose sur une nouvelle architecture articulée autour de trois organes distincts. Le premier sera chargé de l'organisation matérielle des élections, le deuxième assurera le recensement et la compilation des résultats, tandis que le troisième veillera à la supervision et au contrôle de l'ensemble du processus électoral.
A en croire le Premier Ministre, cette séparation des responsabilités permettra de renforcer la confiance des électeurs et de garantir une meilleure acceptation des résultats. Le gouvernement prévoit également un recours accru aux technologies électorales, avec des mécanismes d'audit et de sécurisation destinés à préserver l'intégrité du vote.
Toutefois, du côté de l'opposition, plusieurs voix appellent à aller plus loin. Elles réclament notamment un audit indépendant du fichier électoral, une composition plus consensuelle des futurs organes de gestion des élections, la publication détaillée des résultats bureau de vote par bureau de vote ainsi qu'un accès équitable aux médias publics.
Pour la gauche ivoirienne, la réussite de la réforme dépendra moins de la nouvelle architecture annoncée que de la capacité du gouvernement à instaurer un climat de confiance partagé par l'ensemble des parties prenantes.
Isaac Grobly Gbegnon





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