L’infox et la rumeur gagnent de plus en plus du terrain en Côte d’Ivoire, notamment lorsqu’elles portent atteinte à la dignité des autorités publiques, sans véritable réaction de l’opinion ni de la classe politique. Dans une sortie rendue publique ce dimanche 3 mai 2026, Jean-Yves Esso, cadre du parti au pouvoir, n’est pas passé par quatre chemins pour interpeller citoyens et acteurs politiques sur leurs responsabilités face à ces dérives.

Au cœur de sa prise de position : la circulation de rumeurs jugées « malsaines », évoquant notamment une prétendue dissimulation du décès du Président de la République, Alassane Ouattara. Pour lui, une telle situation marque un glissement inquiétant du débat politique vers la manipulation et la désinformation.

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Jean-Yves Esso pointe particulièrement du doigt certains cyberactivistes de l’opposition, qu’il accuse de privilégier le buzz au détriment de la rigueur et de la vérité. Selon lui, relayer ou amplifier des informations non vérifiées constitue un danger pour la crédibilité du débat public et pour la stabilité institutionnelle.

Il appelle également les partis politiques à sortir du silence, estimant que l’absence de réaction équivaut à une forme de caution. Une opposition crédible, insiste-t-il, doit se construire sur des idées et un projet de société, non sur des rumeurs ou des intoxications.

Dans un contexte régional sensible, marqué par des enjeux sécuritaires, le cadre du RHDP met en garde contre les risques d’une dérive généralisée de l’information. Pour lui, seule une prise de conscience collective permettra de préserver un débat démocratique sain et responsable en Côte d’Ivoire.

Jean Claude KOUDOU