Lors de sa 40ᵉ tribune hebdomadaire, tenue le jeudi 4 Décembre 2025, le PPA-CI a présenté un tableau sombre de la situation socio-politique en Côte d’Ivoire, dénonçant une dérive sécuritaire préoccupante.

Justin Koné Katinan, Président du Conseil Stratégie et Politique du PPA-CI affirme que de nombreux citoyens arrêtés pendant les tensions de 2025 sont des prisonniers d’opinion, condamnés à des peines sévères, souvent sans circonstances atténuantes.
« A ce jour, nous dénombrons 114 prisonniers politiques, incarcérés de 2011 à octobre 2025 », a laissé entrevoir Patrice Kouté, secrétaire général adjoint en charge des prisonniers politiques du PPA-CI.
Le PPA-CI réclame des enquêtes indépendantes, estimant que plusieurs décès survenus lors d’opérations dites de maintien de l’ordre restent inexpliqués. Une situation qui, selon Katinan, sonne comme le signe d’un durcissement politique où les droits humains sont relégués au second plan.
Le parti de Gbagbo inscrit l’Initiative pour la Libération des Prisonniers d’Opinion (ILPO) dans la défense plus large des libertés publiques et réaffirme son opposition au quatrième mandat présidentiel, évoquant la limitation constitutionnelle à deux mandats.
Ce qui choque surtout le parti de Gbagbo, c’est surtout le mutisme des organisations des droits de l’homme qui opèrent en Côte d’Ivoire. «Leur mutisme, notamment de Human Rights Watch et d’Amnesty International, qui tranche avec ce qu’elles ont eu à servir, dans les années 2000 au monde en ce qui concerne la Côte d’Ivoire, est incompréhensible.», s’offusque Katinan Koné.
Enfin, le PPA-CI a appelé l’ensemble des forces politiques, de la société civile et des citoyens à rejoindre la mobilisation pacifique pour la libération des prisonniers d’opinion et la protection des libertés publiques.
Jean Claude KOIUDOU





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